Le président du Rassemblement national a estimé hier que le sort réservé à l’enclave espagnole de Ceuta préfigurait le futur de l’Europe si nous n’agissons pas rapidement contre l’immigration.
Ce lundi 12 octobre, jour de la fête nationale espagnole, Jordan Bardella s’est rendu dans ce pays, et plus précisément dans l’enclave de Ceuta, cet îlot en terre marocaine, envahi en juillet dernier par quelque soixante-dix mille ou quatre-vingt mille migrants en l’espace de quarante-huit heures.
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Aux côtés de Santiago Abascal, le dirigeant de parti nationaliste espagnol Vox, Bardella a rappelé combien il était essentiel pour la survie de nos nations, de notre civilisation de renforcer le rempart que sont nos frontières. Ce qui s’est passé à Ceuta cet été, a-t-il martelé, c’est ce qui attend l’Europe à terme si nous persistons à ne pas voir la nécessité de nous protéger et d’avoir un contrôle réel sur les flux de populations. C’est ce même message que le président du RN fait valoir au parlement européen en tant que président du groupe Patriotes pour l’Europe au sein duquel siège d’ailleurs, Santiago Abascal.
Cette visite espagnole s’inscrit dans la politique de solidarité pour laquelle milite le RN entre les droites nationalistes européennes sur ces questions. C’est ainsi qu’il était l’invité d’honneur le 4 septembre de la formation britannique Reform UK, signant avec son dirigeant Nigel Farage un protocole d’accord contre l’immigration illégale. Le lendemain, c’est en Italie aux côtés de Matteo Salvini qu’il s’exprimait sur la question devant les élites politiques et économiques du Forum Ambrosetti sur les rives du magnifique lac de Côme.
Pour Jordan Bardella et le RN, il est urgent de revoir les accords de Schengen et la politique des frontières pour l’ensemble des nations européennes. Il s’agit d’une question existentielle, souligne-t-il. Ceuta, c’est en raccourci « le futur de l’Europe » si nous tardons à agir, affirme-t-il.
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Est-il besoin de souligner, que pour l’historien et penseur Fernand Braudel, qui était tout sauf un fasciste forcené, les frontières sont un élément fondateur et vital de toutes civilisations. Celles-ci ne pouvant survivre que si elles sont « logées », que si elles ont un « logement » c’est à dire, « un espace, une aire culturelle à laquelle sont rattachés des liens ayant une cohérence entre eux. » C’est ce qu’est en train de nous rappeler Jordan Bardella via la leçon que nous devrions tirer du navrant coup de force migratoire de Ceuta. Ceuta où, selon les sources locales, 6000 à 8000 migrants illégaux se trouveraient toujours planqués, soit environ l’équivalent de 10% de la population habituelle.




