Ray Bradbury l’avait imaginé dans Fahrenheit 451, une filiale d’Amazon est en voie de le réaliser : une société sans livres. Mais nuance, c’est la numérisation, et non le bûcher, qui condamne les vieux ouvrages à disparaître…
Une vendeuse française de livres d’occasion s’est aperçue qu’elle recevait de curieuses commandes en provenance du Canada.
Un lecteur (motivé) lui achetait cent livres anciens différents d’un coup. Deux minutes après, il en commandait cinquante autres… Au bout de plusieurs de ces achats étranges, elle a fini (idée géniale) par glisser un traceur GPS dans l’un des vieux bouquins expédiés. Ce stratagème a permis de dévoiler une adresse – au Nevada – et une identité – une filiale d’Amazon spécialisée dans la numérisation industrielle de documents destinés à « nourrir » l’IA. Tous ces livres, dont il n’existait pas encore de version numérique, ont vu leur reliure arrachée, leurs pages scannées, puis tous ces morceaux épars finirent… à la poubelle.
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Ray Bradbury avait imaginé dans Fahrenheit 451 (température à laquelle le papier prend feu) une société qui aurait brûlé tous ses livres. L’IA nous propose une version revisitée de ce scénario angoissant. Plus personne, sauf elle, n’aurait donc accès au contenu de ces vieux grimoires.




