Alors que les tensions s’accumulent face au blocus des lycées, Pierre Martinet, ancien agent du service action de la DGSE, alerte sur la surenchère de la violence aux abords des établissements. Pendant que la contestation s’installe, la réalité du terrain se rapproche dangereusement du drame. Il dit craindre un mort.
Invité à s’exprimer sur l’escalade des affrontements et les débordements en marge des rassemblements lycéens, Pierre Martinet n’a pas usé de la langue de bois habituelle des plateaux. L’ancien membre de la DGSE a posé un diagnostic brutal, disant craindre de graves dérapages en marge des manifestations de lycéens, d’ailleurs récemment soutenues par Greta Thunberg ou Bally Bagayoko comme le souligne RTL. L’expert estime ainsi qu’une « certaine presse » et que certaines figures politiques alimentent une « situation pré-insurrectionnelle ». Selon lui, les actions des casseurs contribuent à légitimer la violence autant qu’à déstabiliser les institutions françaises. Il évoque également ce qu’il juge être les différents « projets » de la manifestation, évoquant des formes d’entrisme communautaire.
Pierre Martinet juge ainsi que la presse « alimente les cerveaux », sans jamais remarquer l’objectif final de ces manifestations qui, selon lui, n’a pas grand-chose à voir avec le manque de professeurs ou de moyens. Il soutient de fait qu’il s’agit avant tout, comme souligné précédemment, de déstabiliser l’institution. Sur le plateau de CNews, où il s’est exprimé dans la journée, il assure avoir « peur du premier mort », insistant d’ailleurs sur le fait que celui-ci pourrait désormais « arriver à n’importe quel moment ».
A lire aussi : Le keffieh de Greta au lycée
Blocus lycéen et risque de décès : entre romantisme révolutionnaire et réalité sécuritaire
Cette mise en garde intervient alors que plusieurs figures politiques ou syndicales continuent d’encadrer ou d’encourager la mobilisation. Mais sur le bitume, la grille de lecture théorique du « droit à la protestation » se heurte à la tactique d’affrontement systématique.
En soulignant la présence de profils rompus aux modes opératoires de guérilla urbaine — à l’image des méthodes du black bloc —, Pierre Martinet pointe du doigt l’aveuglement collectif : utiliser des mineurs ou des abords de lycées comme boucliers ou théâtres d’affrontement politique expose directement la jeunesse au drame absolu.
Risque de mort face aux blocus lycéens : l’impuissance de la réponse publique ?
Quand un ancien professionnel du renseignement en vient à redouter un bilan humain tragique pour des blocus scolaires, la question de la responsabilité des organisateurs et des pouvoirs publics ne se pose plus de façon abstraite. La stratégie de laisser-faire ou du maintien de l’ordre au coup par coup montre ses limites dès lors que la sécurité élémentaire des élèves n’est plus garantie.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !




