Le service public ne sévit pas qu’à Paris. Ses antennes régionales sont sur la même longueur d’onde pour… parasiter le RN. Le maire de Briey, seule ville RN de Meurthe-et-Moselle, Christophe Roos, s’estime injustement accusé et a exprimé son ras-le-bol…
Les commissaires de l’Audiovisuel public ne se contentent plus de manifester place de Grève (pour évincer de France Inter le journaliste de Valeurs actuelles Charles Sapin, par exemple) : le bataillon des sans-culottes et sans pudeur se met en marche pour couper toutes les têtes qui penchent à droite. Dans leur sillon, ils font école — pas de journalisme, mais de sectarisme et de militantisme —, en « mélanchonnant » les torchons et les serviettes. En province, leurs petits cousins, tristes clones de leurs modèles parisiens, font tout un cirque pour discréditer un certain parti. En Meurthe-et-Moselle, « Ici Lorraine », la voix régionale de Radio France, a ainsi pris pour tête de turc Christophe Roos, le maire de Briey (8 000 habitants), qui a le tort d’être un élu… RN. Ainsi, alors que Christophe Roos n’a été élu qu’en mars dernier, succédant à une dynastie de maires de la droite molle, « Ici Lorraine » a déjà entrepris de dresser le bilan du nouveau maire ! Cela a commencé par un reportage sur l’hôpital local, où la parole du maire a été censurée au profit de militants d’extrême gauche se foutant de l’hôpital comme de la charité pour uniquement accuser le RN de tous les maux…
A lire aussi: Écrit avec les pieds ou avec l’IA ?
Coup de gueule
Pour moquer ces journalistes du service public qui, comme leurs maîtres ès provocations, se croient tout permis, M. Roos a publié un communiqué — une lettre qui ne manque pas de cachet —, intitulée « Ici Lorraine : les méthodes inquisitrices du service public lorrain en croisade contre le RN ». Le maire en a marre : « Nous avons en Lorraine notre Élise Lucet en la personne de la rédactrice en chef d’Ici Lorraine, Mme Hourt, et notre Yann Barthès, son bras droit rédacteur sous-chef M. Munsch d’Ici Lorraine. Je me permets de citer leur nom, ils citent le mien à tour de bras. » Le maire déplore la diffusion dès le mardi 22 septembre d’un reportage intitulé « Les six premiers mois chaotiques du maire RN de Val de Briey », plutôt prématuré quand on rappelle qu’un mandat municipal dure six ans : « Nouveau reportage sous le couvert d’un bilan à six mois des nouvelles majorités municipales. Cette même fine équipe s’intéresserait à Val de Briey (pour rappel : 591 communes dans le 54 et une seule tenue par le RN). Pour ma part, je n’ai jamais vu de bilan de quoi que ce soit à six mois… et encore moins à sept mois du premier tour de l’élection présidentielle. La ficelle est un peu grosse. Mais tellement logique dans cette perspective de lancer la campagne électorale anti-RN. Leur croisade anti-RN. »
A lire aussi: Fox News, trente ans à droite de l’écran
La ficelle étant effectivement grosse, comme la corde d’un pendu, Christophe Roos a refusé de monter sur l’échafaud : « J’ai dit NON à cette interview. Et ils n’ont pas supporté que je leur dise NON. Ils ont tout essayé : d’abord du harcèlement — appel téléphonique, j’ai dit NON poliment à la pâle copie d’Élise Lucet. Plusieurs messages sur mon portable, j’ai toujours dit NON poliment à cette même dame. Intrusion dans la mairie de Val de Briey, j’ai dit NON et reconduit poliment la copie insipide de Yann Barthès à la porte. »
Ras-le-bol de payer pour se faire insulter !
Mis à la porte, ils sont revenus par la fenêtre : celle de l’épicerie sociale, une structure inefficace (en moyenne deux repas par jour…) mais onéreuse que le maire a décidé de supprimer… pour financer et épauler les Restos du Cœur, qui bénéficient d’une expérience inégalable : « Le terne clone de Yann Barthès a voulu rentrer à nouveau dans l’épicerie sociale (comme son confrère de France 3 il y a quelques semaines). Devant les refus de notre agente de le laisser entrer et d’être interviewée (aucune autorisation n’avait été préalablement demandée au maire de la part de ce journaliste), il a commencé à poser des questions sans prévenir notre agente que, à son insu, il était en train de l’enregistrer. Sans aucun état d’âme, sans faire preuve d’aucune déontologie, notre duo journalistique de choc “lorrain” décide de diffuser cet échange volé à l’antenne… Voilà les méthodes inquisitrices et violentes de ces deux personnes. » Mais ces journalistes, comme l’estime Christophe Roos, ne font pas honneur à la profession : « Nous les payons gracieusement avec nos impôts, ils ne respectent rien… Ni les personnes, ni même leur métier. »
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !




