… telle pourrait être la devise orwellienne de l’Arcom et de QuotaClimat, si ça continue.
L’élection présidentielle approche et le bloc central-socialiste est en émoi. Sachant que les Français ne se contentent plus d’écouter les médias mainstream mais s’informent de plus en plus sur les réseaux sociaux et auprès des médias alternatifs indépendants, l’Arcom, soutenue par le pouvoir, amplifie sa surveillance. De nouvelles règles s’ajoutent régulièrement à celles, françaises et européennes, qui ont permis d’élargir au fil des ans le périmètre de la censure. Les podcasteurs (ou « créateurs de contenus ») sont maintenant dans la ligne de mire de Martin Ajdari. Le président de l’Arcom dit vouloir réfléchir à « de nouvelles règles pour la campagne 2027 » afin d’encadrer ces empêcheurs de penser en rond. L’étau se resserre. L’Arcom donne parfois l’impression de n’être plus qu’une officine politico-policière aux ordres d’un groupe d’individus redoutant de perdre le pouvoir. Et la liberté d’expression plus qu’une expression souvent utilisée par ces mêmes individus pour tenter de dissimuler leurs méfaits, à savoir le contrôle total des médias pour une diffusion exclusive de la doxa progressiste.
Pour notre bien
Le projet stratégique 2026-2028 de l’Arcom est un projet purement orwellien : sous prétexte de « protéger les citoyens » et de leur garantir le « droit à un accès effectif à une information fiable et pluraliste et à des médias libres et indépendants », l’agence s’autorise à définir ce qui relève du pluralisme ou non, à mettre en cause les lignes éditoriales de certains médias, à poursuivre ceux qui délivrent « des contenus illicites et des dynamiques haineuses, y compris diffuses » ou ce qu’elle jugera être des « contenus toxiques », à renforcer « la capacité collective à analyser et combattre la désinformation », en particulier via « son action en matière d’éducation à la citoyenneté numérique (sic) en partenariat notamment avec l’Éducation nationale », et, il fallait le souligner, à « garantir l’indépendance, l’impartialité et l’exemplarité du service public ». Éduquer la population, contrôler les médias, censurer les dissidents au nom de la démocratie et des libertés fondamentales des citoyens – un slogan orwellien vient naturellement à l’esprit, qui pourrait servir de devise à l’Arcom : la censure, c’est la liberté d’expression.
Qui dit officine politico-policière, dit mouchards. L’Arcom, noyautée par la gauche socialiste et la macronie, n’en manque pas. Reporters sans frontières, Conspiracy Watch et SOS Racisme sont parmi les plus actifs. En plus d’une surveillance assidue des réseaux sociaux et des médias numériques, ces associations, financées pour une grande part avec l’argent des contribuables, scrutent quotidiennement les médias Bolloré, CNews en particulier. Le moindre « dérapage », la plus petite « désinformation », la plus infime « absence de pluralisme », sont signalés à l’Arcom. On réclame des avertissements, des réprimandes, des amendes. On espère des sanctions qui, à terme, pourront conduire à une interdiction d’émettre sur la TNT. Les écologistes les plus bornés et les plus opportunistes ne pouvaient pas ne pas se joindre à cette bande de sycophantes.
Le climat ? Au moins 20% du temps d’antenne !
En collaboration avec la Fondation Jean-Jaurès, l’association écologiste QuotaClimat (1) vient de saisir l’Arcom contre CNews au motif que la chaîne d’info sous-traiterait les sujets sur l’environnement et multiplierait les « mésinformations » sur le climat. Pour prouver ses dires, cette association a réalisé une étude qu’elle juge inédite et impartiale. Après avoir visionné, en juillet 2025, 75 heures de séquences sur l’environnement sur CNews, BFMTV, LCI et Franceinfo, elle accuse CNews de n’avoir consacré que 2 % de son temps d’antenne à l’environnement, contre 4,9 % pour France info – voilà qui ne peut faire que tiquer une association qui milite depuis des années pour que 20 % du temps d’antenne des médias audiovisuels soient consacrés aux « enjeux environnementaux et à l’urgence climatique ». QuotaClimat reproche ensuite à CNews d’être la chaîne la moins favorable aux énergies renouvelables « présentées comme inefficaces ou inutiles en raison de leur intermittence, responsables d’une explosion des prix ou génératrices de blackouts ».L’association s’en remet à la Commission de la régulation de l’énergie et au Giec pour décréter que toutes ces affirmations sont erronées et relèvent de la désinformation. Or, ces informations sont vraies, étayées par les nombreuses analyses de chercheurs renommés, de spécialistes des dossiers énergétiques, d’anciens dirigeants d’EDF ou, tout simplement, par la réalité des faits (2) !
CNews pointe du doigt la ségrégation sociale engendrée par les ZFE : c’est mal. CNews valorise notre parc nucléaire au détriment des parcs éoliens : c’est insupportable. CNews critique la décision européenne d’arrêter la production des véhicules à moteur thermique en 2035 : c’est répréhensible. Il semblerait bien que QuotaClimat reproche à CNews de ne pas avoir pris le Tournant environnemental préconisé par la direction de Radio France dans une charte stipulant que, se tenant « résolument du côté de la science », elle sort « du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine » et considère que cette dernière est « un fait scientifique établi, pas une opinion comme une autre ». Radio France ne risque pas de se voir malmenée par QuotaClimat, association créée en 2022 par Eva Morel, Lola Morel et Anne-Lise Vernières. Ces anciennes attachées parlementaires macronistes formées à Sciences-Po ont immédiatement pu bénéficier d’une aide financière publique provenant de l’Ademe, du ministère de la Culture et de… l’Arcom ! Par ailleurs, pour laisser accroire à une grande impartialité et à une parfaite objectivité de leur part, ces dames se flattent de se référer aux chiffres de l’Observatoire des Médias sur l’Écologie mais omettent de préciser qu’elles sont à l’origine de la création de cette énième officine d’espionnage écolo et que celle-ci est entièrement financée par la Caisse des dépôts, l’Ademe, le ministère de la Culture et… l’Arcom ! L’année prochaine, après que, espérons-le, les Français se seront débarrassés de leurs tourmenteurs, un grand et définitif ménage serait bienvenu dans ce petit monde se gobergeant aux frais des contribuables.
Écologie politique
Rédigée par Théodore Tallent, chercheur en science politique affilié à l’École du climat de Sciences Po (sic) et co-directeur de l’Observatoire de l’urgence climatique et sociale de la Fondation Jean Jaurès, la conclusion de cette « enquête » est un petit bijou de manipulation idéologique et de distorsion du sens. Son usage abusif des mots science, consensus, réalités ou vérités scientifiques, peut éblouir une âme simple ; elle ne trompera pas le lecteur attentif et critique des brochures dogmatiques actuelles, en particulier celles issues de l’écologisme, et qui sait ce qui se cache derrière ce procédé lyssenkiste. Extraits : « Lorsque les médias offrent peu de contradiction ou, à l’inverse, mettent en scène une contradiction artificielle entre science et opinion, les attitudes à l’égard du climat tendent à se durcir plutôt qu’à se nuancer » – la science en question ne peut naturellement être que celle issue des « connaissances scientifiques validées par le Giec » et des « experts » de plateaux de télé poussant des hauts cris à chaque canicule censée prouver le « dérèglement climatique » ; l’opinion, elle, est représentée aussi bien par les journalistes que par les chercheurs réfutant tout ou partie des conclusions du rapport du Giec et questionnant les causes du changement climatique en dehors de celles imputées aux seules « activités humaines », et par tous ceux qui remettent en cause les décisions prises par des dirigeants obnubilés par la « transition écologique » et la « décarbonation ». Il y a donc, pour M. Tallent, « un pluralisme malhonnête, vecteur de désinformation lorsqu’il légitime une fausse équivalence entre le consensus scientifique et des positions minoritaires qui le contestent ». Ce faux pluralisme, écrit-il, « met en scène des désaccords sur des réalités scientifiquement établies et ne favorise pas la délibération, il la paralyse ». De plus, il fallait bien en arriver là, cela « renforce les attitudes politiques les plus polarisées, notamment à l’extrême droite ». Selon le comité de surveillance de QuotaClimat, l’Arcom se doit d’agir ; elle ne saurait « tolérer un pluralisme défaillant [compromettant] la transition écologique » ou accepter que « le débat se structure autour de camps antagonistes, au détriment d’une discussion sur les modalités concrètes de la transition, ses temporalités et ses bénéfices potentiels ». Il convient d’empêcher par tous les moyens possibles un « ralentissement de l’acceptabilité sociale des transformations nécessaires ». En résumé et en clair, non seulement les médias audiovisuels doivent réserver 20 % de leur temps d’antenne à la propagande écologiste, mais, de plus, il doit leur être expressément interdit de contredire les conclusions du rapport du Giec et de remettre en cause le dogme anthropique du changement climatique, de critiquer les politiques énergétiques françaises et européennes en faveur des énergies dites renouvelables et de tenter de démontrer leurs effets désastreux sur l’industrie, l’agriculture et, globalement, sur la vie des Français. Interdiction également de souligner les avantages, en termes de coûts, d’indépendance et de souveraineté, de l’énergie nucléaire – domaine dans lequel la France excellait avant les décisions catastrophiques prises par François Hollande et Emmanuel Macron pour obéir lâchement aux injonctions des écologistes français et des dirigeants allemands. Toute entorse à ce catalogue non exhaustif de prohibitions sera impitoyablement signalée à l’Arcom par l’agence de surveillance QuotaClimat, laquelle espère que les sanctions les plus sévères seront prises à l’encontre des contrevenants, en particulier son ennemi juré CNews.
Petits despotes
L’écologisme est une idéologie despotique essentiellement relayée par des jeunes gens issus de milieux privilégiés qui, après avoir suivi un cursus scolaire imprégné d’écologie, ont achevé leurs études dans ce qui est devenu l’antre de tous les dogmes progressistes – wokisme, décolonialisme, écologisme – à savoir Sciences Po. Nombre d’universités, soucieuses de copier les lieux où sont formatées nos futures « élites », accueillent dorénavant dans leurs murs des départements d’études sur le genre, sur le décolonialisme ou sur la transition écologique, desquels sortent les mêmes profils d’individus endoctrinés et opportunistes. Inaptes au travail, improductifs, ces derniers n’ont pas d’autre but que de noyauter, voire de créer des mouvements militants, associations ou ONG inondées d’argent public ou soudoyées par des entreprises privées y trouvant leur compte. L’entre-soi est total et les carnets d’adresses utiles se remplissent au fil de rencontres intrigantes avec certains syndicats, mouvements politiques ou associations militantes déjà en place.
QuotaClimat est un exemple parfait de ce qui peut se faire de pire : doctrinaire et intolérante, cette association s’apparente à un mouvement sectaire quasi-religieux. Inquisitoriale, elle n’hésite pas à dénoncer et à exiger l’excommunication de tous ceux qui s’opposent à son dogme. Comme tout mouvement ayant des penchants totalitaires, elle use et abuse du mot science, mot qui ne désigne plus alors une recherche critique de la vérité mais une Vérité établie, indiscutable et incontestable, asservie à son idéologie – quiconque la réfute ou, simplement, l’interroge, sera considéré comme un hérétique. S’appuyant sur des alliés influents et rémunérateurs qui espèrent en retour une collaboration étroite dans le contrôle des médias et des réseaux sociaux, ainsi que dans l’éducation, voire la rééducation de la population, elle est, intrinsèquement, une organisation partisane, policière et liberticide. Bref, dans certains pays, sous certains régimes, cette antichambre de la Police de la Pensée ne dépareillerait pas et aurait tout à fait sa place…
(1) J’ai récemment décrit cette association dogmatique, inutile, voire nuisible, dans ces colonnes : https://www.causeur.fr/demandez-le-programme-informationnel-de-quotaclimat-332305
(2) Le black-out électrique qu’ont subi l’Espagne et le Portugal en avril 2025 (plus de quinze heures sans électricité, provoquant l’arrêt de toute activité et la mort de 147 personnes) est dû à une production excédentaire, ingérable et incontrôlable des énergies dites renouvelables. Un rapport de la société qui gère le réseau espagnol soulignait déjà, en mai 2024, le risque accru de pannes fréquentes et graves causées par la dépendance croissante aux énergies intermittentes – le gouvernement espagnol se targue que ces dernières représentent environ la moitié de son mix énergétique et espère atteindre les 80 %. Problème : ces énergies intermittentes présentent l’inconvénient majeur de ne pas être pilotables. Impossible, avec elles, d’assurer la stabilité en tension et en fréquence du réseau. La presse et les écologistes n’ont pas cru bon de nous en informer mais… l’Espagne a à nouveau frôlé la catastrophe le 28 janvier dernier : des rafales de vent supérieures à 100 km/h (tempête Kristin) ont activé l’arrêt automatique d’une partie du parc éolien, faisant chuter drastiquement la production électrique. Résultat n°1 : la remise en marche des centrales à gaz n’a pas suffi à compenser la perte et, pour assurer le flux vers les particuliers, le gestionnaire du système électrique espagnol s’est vu obliger de ralentir ou de carrément couper l’alimentation des plus gros consommateurs industriels, mettant en péril l’existence de centaines d’entreprises. Résultat n° 2 : ce type de coupures se multipliant, il est prévu d’indemniser les entreprises concernées. Ces indemnisations seront payées par tous les Espagnols qui vont devoir participer au remboursement d’une première facture s’élevant à 775 millions d’euros. Une nouvelle flambée des factures d’électricité est d’ores et déjà prévue en Espagne : d’abord pour continuer de subventionner la « transition énergétique » ; ensuite pour indemniser les victimes collatérales de cette transition. Si l’on suit les préconisations des écologistes et de QuotaClimat, voilà ce qui pend au nez des Français qui ont déjà vu leurs notes d’électricité multipliées par deux en à peine quinze ans.




