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Sahara occidental: le Maroc et l’Algérie seraient inspirés de coordonner leurs efforts

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Une résolution de conflit nécessaire à la stabilisation de la région


La reprise des tensions au Sahara occidental, entre les militants sahraouis du Front Polisario et le Maroc, depuis le mois de novembre dernier, pose la question d’un risque d’escalade dans une région où la donne sécuritaire est si sensible et si inflammable. Le terrorisme, les violences intercommunautaires, l’immigration clandestine et les trafics illégaux sont des défis communs à tous les pays de la zone sahélo-saharienne et du Maghreb.

L’instabilité du Sahara occidental où le plus grand danger est incarné par Adnane Abou Walid al-Sahraoui et son groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), adossé à l’instabilité régionale, a d’ailleurs encouragé la « jihadisation » d’une partie de la jeunesse sahraouie. Une escalade des tensions entre le Front Polisario et le Maroc bénéficierait donc, en premier lieu, aux organisations terroristes agissant dans la région.

Sur ce sujet comme d’autres, Algérie et Maroc ne parviennent pas à s’entendre

Le problème est qu’au contexte explosif du Sahara occidental s’ajoute le poids des relations conflictuelles entre Rabat et Alger qui reste l’un des principaux soutiens du Polisario. Bien que l’Algérie avance des arguments idéologiques de lutte anticoloniale pour justifier ce soutien, le pays semble surtout engagé avec le Polisario pour des intérêts politiques et stratégiques inavoués. En effet, ne souhaitant pas revenir sur la question de ses frontières avec le Maroc, le maintien d’une tension de basse intensité autour du Sahara occidental lui permet d’éviter les potentielles velléités du Royaume à ce sujet. L’opposition entre les deux puissances du Maghreb demeure donc un frein à la résolution du dossier sahraoui ainsi qu’aux échanges régionaux en matière de préservation de la paix, de libre-circulation et d’économie.

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Pourtant une coopération à l’intérieur du Maghreb ainsi qu’entre le Maghreb et les pays du Sahel seraient la clé d’une meilleure appréhension des menaces sécuritaires pesant sur la région et qui sont, de facto, interconnectées. Alors que le sommet du G5 Sahel vient de se tenir à N’Djamena (Tchad), l’implication du Maroc autour de la région sahélo-saharienne (caractérisée par une collaboration sud-sud et nord-sud) se démarque. Après avoir fait face à un grand nombre d’attaques terroristes dès 2003, le gouvernement marocain a su détecter les foyers extrémistes et mettre en place une restructuration de la sphère religieuse par l’État (notamment avec la formation de ses imams), et des procédures pénales plus sévères en matière de terrorisme.

L’Algérie est déjà très occupée par ses troubles internes

Ces différentes initiatives lui ont permis de s’impliquer de façon proactive sur la scène internationale. Le royaume chérifien est désormais un partenaire clé de la coopération euro-méditerranéenne et continentale en matière d’anti-terrorisme et d’immigration. Il s’est également impliqué au niveau régional par son entrée au sein de l’Union africaine en 2017, suivie de sa demande d’intégration, la même année, au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L’ensemble de ces éléments font du Maroc un partenaire de premier plan pour les pays de la région, l’Europe et les États-Unis.

Quant à l’Algérie, le bilan de sa collaboration avec les pays du Sahel reste mitigé. Pourtant, le pays dispose de l’armée la plus puissante du continent qui lui permet, notamment, d’appuyer la Tunisie dans la sécurisation de ses frontières. Ce facteur décisif adossé à la fiabilité de l’Algérie dans la lutte anti-terroriste, pourrait permettre d’aider à faire face aux défis sécuritaires de la région. Paris aurait donc souhaité, en complément de la constitution du G5 Sahel, obtenir un appui du pays. Les accords d’Alger, signés à Bamako en 2015, allaient dans le sens de cette implication algérienne. Mais Alger semble en retrait depuis. En réalité, le pays doit faire face à d’immenses défis internes et la collaboration régionale en matière de lutte anti-terroriste ne semble pas être une priorité de ses généraux. Dans ce contexte, si Alger offrait à nouveau un appui militaire au Front Polisario (au moment même où le principe de non-ingérence de son armée a été abandonné), elle ferait une erreur stratégique de taille et provoquerait un conflit de plus dans la région. Le pays aurait davantage intérêt à sortir de sa logique insulaire pour mettre à profit ses nombreux atouts et favoriser une paix durable dans la région.

Pour faire face aux défis sécuritaires de la région, les pays du Maghreb et du Sahel doivent plus que jamais parvenir à une coordination au niveau du renseignement et des actions. Or cette collaboration se trouve limitée par le dossier du Sahara occidental et les divisions au sein du Maghreb. Clore ces conflits doit pourtant demeurer un objectif qui éviterait, notamment, de donner l’occasion à certains sahraouis maîtrisant la zone, de grossir le rang des jihadistes. À cet égard, si la résolution du conflit devait être comprise dans une perspective anti-terroriste, des renégociations autour de la proposition d’autonomie sous contrôle marocaine entre l’ONU, les puissances étrangères et les pays voisins, pourrait être une option sérieuse permettant la pacification de la région et la résolution de ce dossier vieux de quarante ans.

CADA de Pau: le Soudanais meurtrier n’était pas terroriste, pas réfugié non plus

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Le Soudanais qui a reconnu avoir tué le 19 février Cyril Pierreval, responsable d’un centre d’accueil de Pau, avait pu rester en France contre toute logique. Nos procédures d’éloignement ne sont pas appliquées, et une partie de la magistrature estime qu’entrer et rester en France est en quelque sorte un droit de l’homme.


Il y a quelques jours, un migrant soudanais a reconnu avoir poignardé à mort le responsable d’un centre d’accueil à Pau. Tragique fait divers, hélas révélateur de profonds dysfonctionnements, non seulement de l’État mais de notre société toute entière.

Entrer en France n’est pourtant pas un droit de l’homme

Faut-il le rappeler ? Tous les migrants ne sont pas des criminels, et tous les criminels ne sont pas des  migrants. Reste que la délinquance de toutes origines déjà présente sur notre sol est un poison qui ronge notre société, qu’elle a été abondamment amplifiée par les flux migratoires – n’en déplaise aux belles âmes – et qu’il n’est clairement pas nécessaire d’en importer davantage. La présence d’un étranger sur le territoire français n’a rien d’un droit absolu, et s’il se montre dangereux il n’a bien évidemment rien à faire en France.

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Or, que découvre-t-on ? Cet individu s’était vu refuser le statut de réfugié par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) – il est donc faux voire mensonger de le qualifier de « réfugié » comme l’ont fait de nombreux médias – avait été condamné à deux reprises en 2017 pour des faits de violence, et même emprisonné. Il aurait dû être expulsé, mais la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) s’y était opposée.

La CNDA joue contre nous

Impossible de ne pas songer à cette autre décision de la CNDA, confirmée ces jours-ci par le Conseil d’État, qui a invalidé la décision de l’OFPRA de retirer le statut de réfugié à une personne condamnée pour apologie du terrorisme. Espérons qu’elle n’entraînera pas d’aussi tragiques conséquences, mais gageons que si hélas cela devait être le cas, les responsables sauront une fois de plus échapper à toute sanction.

Le Centre d'accueil pour demandeurs d"asile Isard COS a été le théâtre d'un terrible meurtre au couteau le 19 février 2021. Le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin, ministre de l'Intérieur est venu sur place, accompagné du maire François Bayrou. © Laurent Ferriere/SIPA Numéro de reportage : 01005274_000001
Le Centre d’accueil pour demandeurs d »asile Isard COS a été le théâtre d’un terrible meurtre au couteau le 19 février 2021. Le ministre de l’Intérieur Gerald Darmanin est venu sur place, accompagné du maire François Bayrou. © Laurent Ferriere/SIPA Numéro de reportage : 01005274_000001

Qui sont-ils, ces responsables ? Les personnels débordés des centres d’accueil ? Nullement. Les agents de l’OFPRA ? Pas plus: dans les deux exemples évoqués, si on peut critiquer des délais importants la décision de l’OFPRA fut finalement celle du bon sens.

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C’est bien, une fois de plus, la magistrature qui est en cause (ici administrative), en appliquant son interprétation de la loi au détriment du bien commun. Décidément, notre justice n’a pas besoin d’une réforme, mais d’une refondation. Mais ce n’est pas tout, et ne critiquer que les juges serait absurde. Car il y a surtout un manque criant de volonté politique. Les beaux discours et les gesticulations devant les caméras n’y changent rien: ce sont les élus qui font les lois, et permettent ces failles dont les magistrats savent jouer. Ce sont les élus qui ont renoncé à tenir tête au droit européen. Ce sont des élus qui ont choisi de signer le Pacte de Marrakech, que l’on dit non contraignant mais dont chacun sait qu’il ne sera pas sans effet, sinon pourquoi se donner la peine de l’élaborer et de le signer?

Une responsabilité collective

Et il ne faut pas nous arrêter là dans notre raisonnement. Ces élus n’ont pas pris le pouvoir par la force. Nous les avons élus. Nous avons voté pour eux. Nous les avons laissés faire, sans descendre dans la rue – alors que nous avons protesté avec succès pour bien d’autres choses, des limitations de vitesse au prix de l’essence. Depuis des décennies, nous savons que l’écrasante majorité des étrangers déboutés du droit d’asile n’est pas expulsée, et nous n’avons pas réagi. Depuis des décennies, nous constatons la dérive idéologique de la magistrature, et nous n’avons pas réagi. Nous avons suivi les « faiseurs d’opinion » quand ils nous vendaient des alternatives politiques qui n’en étaient pas. Contrairement à ce que prétend l’habituel discours gauchiste, nous ne sommes pas coupables d’avoir poussé ce migrant soudanais à assassiner un père de famille parce que nous l’aurions « mal accueilli », mais nous sommes coupables de ne pas l’en avoir empêché, ou plutôt: nous sommes coupables de ne pas avoir contraint ceux dont ce devrait être le rôle à l’en empêcher.

Les peuples ne sont jamais totalement innocents de leurs tyrans.

 

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«Les départs de la police vont se compter par centaines»


Alexandre Langlois, policier dans les Yvelines, secrétaire général du syndicat Vigi, auteur de L’Ennemi de l’intérieur: dérives et dysfonctionnements de la police nationale, Talma Studios, 2019.


Causeur. Vous avez annoncé votre départ de la police le 27 novembre, après quatorze ans de service, découragé par l’évolution de la maison. Où en êtes-vous ?

Je suis toujours policier. J’ai demandé une rupture conventionnelle, possibilité ouverte aux fonctionnaires depuis le 1er janvier 2020, mais l’instruction des dossiers a pris un retard invraisemblable. Le ministère de l’Intérieur a affecté une seule personne au traitement des demandes. Cela procède d’une volonté délibérée d’obstruction, dans la mesure où les demandes se comptent par centaines, en attendant la deuxième vague. La Covid a freiné certains projets de reconversion, mais c’est seulement partie remise.

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Pourquoi quitter la police ?

Parce que l’institution s’effondre. Des policiers partis en disponibilité il y a quatre ou cinq ans et qui reviennent maintenant sont frappés par l’accélération du processus : nous ne sommes pas utilisés comme nous devrions l’être. On nous envoie réprimer des manifestations au lieu de protéger les manifestants contre les casseurs. On nous use à contrôler des attestations de sortie et à verbaliser des automobilistes qui roulent à 51 km/h en zone 50, avec consigne de ne pas trop regarder les cités livrées au trafic de drogue, au nom de la paix sociale. Quand j’entends que la police a collé des amendes de 135 euros à des dealers, à Marseille, je me demande ce qu’est devenu mon métier. Un dealer, on l’amène au poste. Je suis entré dans la police pour protéger les honnêtes gens, pas pour les enquiquiner. Gérald Darmanin se félicite que 60 % des Français ont une bonne image de la police[tooltips content= »Sondage IFOP pour CNews et Sud Radio de juin 2020 : la police inspirait de l’inquiétude (22 %) ou de l’hostilité (7 %) à près d’un sondé sur trois. »](1)[/tooltips]. Moi, je trouve le chiffre désastreux. On devrait être à 95 % de confiance.

Est-ce propre à la police, ou la gendarmerie est-elle également concernée ?

Les gendarmes sont des militaires non syndiqués, ce qui permet de planquer la poussière sous le tapis, mais la situation est plus grave côté police.

A lire aussi, Yves Mamou: «Tuez-les ; Tuez-les!»… La guerre contre la police

Pourquoi ?

Nous sommes moins bien encadrés. La gendarmerie est dirigée par des gendarmes qui ont commencé lieutenant, alors que la police est dirigée par des gens qui ne connaissent pas le métier. Éric Morvan, directeur général de la police nationale d’août 2017 à février 2020, n’a jamais été policier. Zéro jour de terrain ! Il a coché une case dans un parcours préfectoral. Cette méconnaissance a des conséquences terribles. Notre hiérarchie n’a pas notion des sacrifices consentis par rapport à notre vie privée, elle sursollicite la police et lui demande des gestes qui ne passent pas. J’ai une collègue qui a été contrainte de tirer au LDB sur des pompiers, lors d’une manifestation de janvier 2020. Elle a démissionné ensuite.

*Auteur de L’Ennemi de l’intérieur : dérives et dysfonctionnements de la police nationale, Talma Studios, 2019.

[1]. Sondage IFOP pour CNews et Sud Radio de juin 2020 : la police inspirait de l’inquiétude (22 %) ou de l’hostilité (7 %) à près d’un sondé sur trois.

Police: la position du démissionnaire


Lâchés par le président de la République, les policiers sont en colère et beaucoup demandent des ruptures conventionnelles. Or, les polices municipales recrutent à tour de bras. Conséquence, une vague de départs pourrait déstabiliser la police nationale.


Ils entendaient frapper l’opinion, ils ont réussi. Le 14 décembre, un tiers des policiers de l’Isère, soit 132 agents, ont déposé une demande de rupture conventionnelle en préfecture. Il faudra des mois pour que leurs demandes soient examinées, car le ministère joue la montre (voir entretien avec Alexandre Langlois), mais il semble peu probable que leur malaise se dissipe dans l’intervalle, tant la crise est profonde. Le geste des Isérois était une réponse à l’entretien accordé par le chef de l’État à Brut le 4 décembre. Emmanuel Macron s’était longuement appesanti sur la question des violences et des contrôles au faciès. Tous les policiers de France ont compris la manœuvre : il fallait éteindre l’incendie allumé par le passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler, le 21 novembre dans le 17e arrondissement, parce qu’il ne portait pas son masque. « Le coup de communication présidentiel a été très mal perçu en interne, explique un gradé marseillais. Si la police grille son crédit auprès des citoyens en faisant du contrôle sanitaire et social, c’est à la demande du gouvernement. Si en plus le chef de l’État nous reproche d’être racistes, ça ne va plus. Qui ignore encore que les étrangers et les nationaux issus de l’immigration sont surreprésentés dans la criminalité ? »

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Lâchés en direct par le chef de l’État, les policiers répliquent par l’insubordination larvée. La tendance existait déjà avant l’entretien à Brut. Le 9 juin 2020, par exemple, en pleine affaire George Floyd, la police avait été appelée en gare de Saint-Brieuc pour interpeller deux Nord-Africains agressifs, sans billets et sans papiers, que les contrôleurs voulaient faire descendre du TGV. Arrivés sur place avant le train, les policiers ont attendu une heure et demie pour agir… Et après l’interview présidentielle, les syndicats Alliance et Unité SGP-Police-FO ont appelé à passer en code 562, qui désigne le service minimum, dans le jargon maison. Passablement préoccupant pour le gouvernement : Unité SGP est son interlocuteur syndical privilégié dans la police.

Des départs vers la police municipale?

Ils râlent, mais partiront-ils? Selon nos informations, beaucoup de policiers isérois bluffaient, mais la tendance au départ est réelle. Les communicants qui ont préparé les éléments de langage du président pour son passage chez Brut n’ont peut-être pas mesuré à quel point quitter la police était aujourd’hui facile. Alors que la rupture conventionnelle est en phase de test pour tous les fonctionnaires depuis début 2020, des dizaines de maires ont fait campagne l’an dernier sur le renforcement des polices municipales et les villes recrutent à tour de bras. Non sans mal ! Clichy-sous-Bois a mis plus d’un an à trouver les huit agents qu’il lui fallait. Mi-janvier, les annonces sur le site de La Gazette des communes se comptaient par centaines : Thonon-les-Bains, Val-de-Reuil, Rennes, Vannes, Castillon-la-Bataille, Blois, Cannes… Les salaires des policiers municipaux sont fixés par une grille nationale, mais les villes surenchérissent pour attirer les candidats, promettant des primes et des heures supplémentaires. Elles font des efforts sur les horaires (moins de week-ends d’astreinte que dans la police nationale) et sur le matériel. Être plus performant que l’Intérieur dans ce registre n’est pas difficile. En 2018, la Cour des comptes relevait que près d’un véhicule de la police nationale sur quatre avait dépassé la limite d’usage (huit ans ou 170 000 km).

A lire ensuite, Yves Mamou: «Tuez-les ; Tuez-les!»… La guerre contre la police

Le véritable appel d’air reste à venir. Dernière grande ville de France sans police municipale (avec Brest), Paris lance son service ce printemps, avec plus de 3 000 recrutements à la clé. Sur le site du Huffington Post, le 19 décembre 2020, l’adjoint parisien à la sécurité, Nicolas Nordman, se paye le luxe de faire la leçon au ministère de l’Intérieur. La police parisienne sera ce que « la police nationale n’est plus », à savoir une force « présente, disponible », détenant « une connaissance précieuse du terrain », à même de créer un lien de confiance que le « gouvernement échoue à instituer » ! Rien ne dit que la majorité d’Anne Hidalgo réussira, le refus d’armer les policiers parisiens laissant très sceptiques de nombreux spécialistes, mais le diagnostic est juste : non seulement le gouvernement n’a pas restauré le lien entre la population et les forces de l’ordre, mais il a perdu la confiance de sa police.

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« Islamo-gauchisme » / Génération identitaire: le nouvel «en même temps» de Macron

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En même temps la guerre à l’islamo-gauchisme, et en même temps la dissolution de Génération Identitaire: un bien mauvais calcul.


On se doutait déjà, depuis son élection, que le « en même temps de droite, en même temps de gauche » de Macron ne voulait rien dire et masquait surtout une politique qui serait économiquement de droite et, à la marge, sociétalement de gauche. Et encore ne faut-il pas être trop exigeant sur le rallongement de la durée légale de l’avortement, par exemple.

Mais cette semaine, ce « en même temps » a montré, jusqu’au grotesque caricatural, ses limites. Parce que c’est « en même temps » qu’il envoie l’habituellement invisible Frédérique Vidal déclarer la guerre à l’islamo-gauchisme et en même temps qu’il demande à Darmanin, l’homme qui trouve Marine Le Pen « trop molle », de dissoudre Génération Identitaire, ce groupuscule de jeunes gens bien coiffés, aux 4X4 rutilants, qui rêvait sans doute quand ils étaient petits, de faire douanier ou chasseur alpin.

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Sur le papier, ça vous aurait plutôt une belle allure. Un vrai beau gouvernement républicain, façon Georges Mandel, qui déclare la guerre aux factieux d’extrême-gauche et aux factieux d’extrême-droite. Mais c’est sur le papier seulement. Pour le reste, c’est surtout faire du bruit avec sa bouche parce que ça ne veut rien dire sinon que du côté du pouvoir, on prépare (mal) la présidentielle de 2022.

Auberge espagnole

L’islamo-gauchisme, c’est une auberge espagnole. Chacun y met le gloubiboulga de ses fantasmes et de ses trouilles. On peut être de gauche, mais si, et combattre sur le plan universitaire et politique des théories comme l’intersectionnalité ou ce poids de plus en plus important donné à la race contre la classe, ainsi que le montre par exemple le dernier livre de Gérard Noiriel et Stéphane Beaud, Races et sciences sociales (Agone). Il n’empêche qu’un gouvernement qui s’attaque frontalement aux libertés académiques des chercheurs, c’est quelque chose que la droite de la droite adore en général par un anti-intellectualisme qui remonte au moins à l’affaire Dreyfus ou, précisément, paraît le mot pour désigner ceux qui soutenaient l’innocence du capitaine et déjà, étaient traités de complices du pouvoir occulte des Juifs et ennemis de la « race » française.

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Quant à Génération Identitaire, on peut être de droite, mais si, et n’entretenir aucune sympathie pour ces agités ethniques. Tout le monde sait, en plus, qu’une dissolution, à part se faire plaisir, ne sert rigoureusement à rien. Génération Identitaire n’est que l’ultime surgeon d’Unité Radicale (dont le discours à l’époque était fixé sur le complot américano-sioniste, comme quoi on change…), dissoute après la tentative d’assassinat de Chirac en juillet 2002. Bref, ils existent, mais ils ne représentent qu’eux-mêmes et ont l’importance que veulent bien leur donner des médias complaisants lors de leurs actions anti-migrants en Méditerranée ou quand ils grimpent sur le toit d’une mosquée.

Comment perdre des voix des deux côtés

Dans les deux cas, ce « en même temps » macroniste indique surtout que le  président, requis par la crise sanitaire, ne sait plus trop comment piquer des voix à Marine Le Pen sans perdre celles de la gauche dans l’abstention, face à un second tour qu’il croit écrit d’avance. Ce en quoi, il a évidemment tort. La dissolution de Génération Identitaire n’occultera jamais non seulement une attaque en règle contre la recherche universitaire qui est assez grande pour régler ses problèmes elle-même mais tout ce qui dans l’exercice du pouvoir actuel, de la répression des Gilets Jaunes à l’instrumentalisation de la laïcité, fait du macronisme un nouvel en même temps : « en même temps de droite et en même temps d’extrême-droite. »

Grande-Bretagne: La chaîne YouTube de « Talk Radio » temporairement désactivée


Il n’y a pas que les comptes de Génération identitaire ou de Marion Maréchal qui sont visés par les GAFA…


Imaginez que Sud Radio ou RMC soit temporairement bannie de YouTube. Le 5 janvier, une radio britannique a connu cette mésaventure. La plate-forme vidéo, qui appartient à Google, a fermé la chaîne de Talk Radio, qu’elle accuse d’avoir diffusé des messages contredisant les conseils d’experts sur le coronavirus. Moins de douze heures plus tard, YouTube faisait volte-face et rétablissait la radio sur sa plate-forme, expliquant qu’elle tolérait certaines exceptions à ses règles de fiabilité des informations si le contexte était pédagogique, scientifique ou artistique. La radio, qui compte environ 42 4000 auditeurs et a plus de 240 000 abonnés sur YouTube, fait partie de l’empire de Rupert Murdoch.

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Réglementée par Ofcom, le CSA britannique, elle utilise la plate-forme de Google – en plus d’autres médias – pour diffuser ses émissions en direct et archiver ses émissions passées. Certains de ses animateurs vedettes sont connus pour leurs critiques à l’égard des mesures de confinement du gouvernement de Boris Johnson. Pourtant, un des poids lourds du Parti conservateur, Michael Gove, figure majeure du Brexit, a condamné l’intervention de YouTube, proclamant que le gouvernement ne craignait ni le débat public ni la contradiction. Une association pour la défense de la liberté d’expression, Big Brother Watch, a comparé l’action de YouTube à la censure exercée par l’État chinois. Le tabloïd The Sun s’est empressé de citer des chaînes ouvertement racistes que YouTube n’avait pas encore bannies. Talk Radio a déclaré ne pas avoir reçu d’explication détaillée des raisons de cette censure. Comme le disait Samuel Johnson, célèbre homme de lettres du xviiie siècle et auteur du premier dictionnaire de la langue anglaise : « Parfois, la punition impose le silence, mais ne démontre pas l’erreur. »

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Une vraie féministe, c’est…

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Comme il fallait aux féministes «modernes» d’autres perspectives, elles ont dérivé, au nom de l’intersectionnalité des luttes, vers des options où la crapulerie le dispute à la bêtise. Dans ce texte mordant, Florence Dugas, auteur de romans érotiques, remet les pendules à l’heure…


J’ai combattu jadis avec des féministes « historiques » qui luttaient pour le droit à la contraception et à l’avortement, et pour imposer le « À travail égal, salaire égal », à une époque où l’écart de salaire entre hommes et femmes était en moyenne de 20% — pour le même travail.

Les acquis de ces luttes ne sont plus remis en cause. Mais comme il fallait aux féministes « modernes » d’autres perspectives, elles ont dérivé, au nom de l’intersectionnalité des luttes, vers des options où la crapulerie le dispute à la bêtise.

Alors, procédons par ordre.

– Une féministe favorable au port du voile, pour les fillettes comme pour les adultes, dans la rue ou au bureau, est une ordure qui entérine l’abaissement des femmes, au cœur de l’islam wahhabite.

A lire aussi: Rencontre avec Didier Lemaire: un hussard de la République aux prises avec l’islamisme

– Une féministe qui ne dénonce pas les mutilations génitales ou la délivrance de « certificats de virginité » devrait être inculpée pour complicité de mutilations volontaires — un crime qui est puni de dix ans de prison au moins.

– Une féministe qui ne dénonce pas la polygamie, les bars ou les salons de coiffure interdits aux femmes, les quartiers quadrillés par les barbus, est une salope.

– Une féministe qui accepte les « stages racisés » organisés par les Indigènes de la République ou certains syndicats (SUD, pour ne pas le nommer) est une raciste — passible, elle aussi, des tribunaux.

– Une féministe qui croit que tous les hommes (les Blancs particulièrement) sont des violeurs devrait interroger ses fantasmes. Quant à celles qui affirment qu’un viol commis par un « racisé », à Hambourg, Le Caire ou ailleurs, n’en est pas vraiment un, car il faut le comprendre, le pauvre, elles devraient aussi interroger leur libido.

– Une féministe qui affirme que les gouines sont l’avenir de l’humanité devrait penser, outre l’absurdité de l’idée, que ses goûts la concernent et ne sont pas la vérité de la femme. A-t-elle tant de mal que ça à se recruter des copines, qu’il lui faille imposer le lesbianisme über alles ? D’autres affirment même que toute pénétration est un viol. Elles ne savent pas ce qu’elles méprisent…

– Une féministe qui croit malin de poursuivre un vieillard de 88 ans pour des faits prescrits qui se sont déroulés il y a soixante ans et ont été jugés en leur temps est une monomaniaque dont les obsessions s’interrogent.

A lire aussi, Jean-Paul Brighelli sur PPDA: Les souvenirs de viols se ramassent à la pelle

– Une féministe arcboutée sur l’écriture « inclusive » et la féminisation urgente des titres et des fonctions, alors que tant de chantiers restent en friche, est une abrutie. Si en même temps elle est enseignante, elle devrait être révoquée pour outrage à la langue française, ce qui s’apparente à la haute trahison. Au passage, je serais curieuse de savoir comment ces grammairiennes de l’absurde féminisent « homme-grenouille ».

– Et une féministe qui revendique une parité hommes / femmes indépendamment du talent, qui n’a pas de sexe, n’a d’autre ambition que de propulser sa nullité à des postes de commandement. Sans doute veut-elle prouver, selon le Principe de Giroud (Françoise), que « la femme est vraiment l’égale de l’homme puisque désormais, sous prétexte de quotas, on désigne une femme incompétente à une fonction importante ». Et si on en restait au choix d’un individu choisi pour ses capacités, qu’il soit ou non porteur de roubignoles ?

Quant à celles qui liront ces quelques lignes et me voueront aux gémonies, qu’elles aillent se faire foutre. Vous verrez, c’est une activité passionnante, quand elle est bien menée.

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Après avoir vérifié tous les dires de Trump, le « Washington Post » ne veut plus examiner ceux de Biden

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Les conseillers de Richard Nixon disaient que si le président marchait sur l’eau, les médias affirmeraient qu’il ne savait pas nager. Le 16 janvier, le rédacteur en chef de la rubrique Fact Checker du Washington Post, Glenn Kessler, a annoncé qu’il ne recenserait pas les supposés mensonges du président Biden, après avoir tenu quatre années durant un registre de ceux de Donald Trump : « Je suppose que la présidence Biden ressemblera à celle d’Obama et qu’ils seront réactifs et aptes à confirmer rapidement leurs affirmations. » Ce blanc-seing donné aux Démocrates et la propension des médias à dire le vrai et relever les mensonges et erreurs involontaires d’un camp, tout en couvrant certains de l’autre, témoignent d’un procès idéologique.

Le 10 décembre 2018, le Washington Post avait présenté un dispositif visant à discerner le vrai du faux dans les propos des politiques. Ce test dit du bottomless Pinocchio (Pinocchio sans fond) devait permettre de désigner les politiciens « répétant une fausse allégation tant de fois qu’ils ne pourraient qu’être engagés dans des campagnes de désinformation ». Le Post expliquait que les allégations devaient avoir obtenu trois ou quatre Pinocchios de la rubrique de vérification des faits, et avoir été répétées vingt fois pour avoir le titre de bottomless Pinocchio. Le propos semblait laisser la possibilité de faire de fausses affirmations de bonne foi non sanctionnées si elles étaient corrigées par leur auteur ; autrement dit, le test n’aurait aucune volonté de discréditer le président. Cependant, le célèbre quotidien avait alors mis en garde quant à Trump : « Il ne commet pas simplement des gaffes ou de la déformation des faits, il injecte délibérément de fausses informations dans le débat national. »

Couvrir les mensonges des démocrates et accuser Trump de mentir s’il montre leurs contradictions

Le 23 janvier, le Washington Post a donné son décompte des « déclarations fausses ou trompeuses » du président Trump : 30 573 en quatre ans, dont 503 la veille du jour de l’élection. Six mois auparavant, le 13 juillet, le quotidien de référence avait affirmé en avoir dénombré plus de 20 000. Le président Trump aurait donc encore davantage menti durant sa campagne électorale. Ainsi, le 7 octobre, le Post écrivit que Trump fabulait en assurant que Biden arrêterait la fracturation hydraulique, et il lui attribua quatre Pinocchios pour cette prétendue contre-vérité. La seule dénégation de Joe Biden fut jugée suffisante pour établir que Trump mentait, quand bien même ce dernier rappelait qu’il suffisait de consulter les enregistrements des débats des primaires démocrates prouvant ses accusations. Contrairement au Washington Post, CNN, une chaîne farouchement anti-Trump, fit un travail honnête et confirma les dires du Président sous le titre « Vérification des faits : Biden prétend faussement qu’il ne s’est jamais opposé à la fracturation hydraulique. »

© AP/ SIPA Numéro de reportage : AP22448821_000005
© AP/ SIPA Numéro de reportage : AP22448821_000005

En septembre dernier, le site d’analyse de tendance conservatrice RealClear Politics a contesté les vérifications du Washington Post dans un article intitulé « Non, Trump n’a pas fait 20 000 déclarations fausses ou trompeuses ». Ainsi, quand Trump affirmait que son travail avait été gêné par l’instrumentalisation du dossier inventé du Russiagate, le Post considérait que cela représentait 227 mensonges. Pour arriver à ce chiffre à partir de ce propos, le journal additionnait toutes les fois où le président l’avait tenu sans utiliser les mêmes mots, comme s’il s’agissait d’un mensonge inédit…

Biden ne ment pas, il fait des gaffes…

Ce contrôle à géométrie variable élude par ailleurs nombre de mensonges ou énormes erreurs des démocrates, parmi lesquelles l’affirmation de Joe Biden selon laquelle le Covid a tué 200 millions d’Américains, considérée comme une gaffe par les médias qui en ont parlé, et qui aurait probablement été vue comme un mensonge si elle avait émané d’un Trump accusant ainsi un président démocrate. On peut aussi citer le choix implicite du Washington Post de ne pas considérer Biden comme menteur quand il a décidé de ne pas tenir sa promesse de verser un chèque de 2 000 dollars aux familles américaines dans le contexte du Covid-19 : le Président-élu avait affirmé le 11 janvier que les 600 dollars versés par le Congrès l’an dernier n’étaient pas suffisants. Mais le 30, les démocrates ont joué sur les mots et prétendu que les 600 dollars étaient un acompte, et qu’il n’y aurait donc qu’un chèque de 1 400 dollars. Pourtant, ce prétendu acompte avait été versé sous le précédent gouvernement qui n’avait pas en tête d’avancer sur la somme qu’enverrait Biden !

Il faut cependant nuancer le tableau, car le Washington Post et d’autres médias démocrates ont parfois effectivement noté des mensonges de Joe Biden et de son parti, voire de leurs confrères.

Mais le déséquilibre du traitement journalistique est tel que trois hypothèses émergent : soit Trump est un homme politique mentant nettement plus que la moyenne ; soit les médias ont un parti pris tel que la couverture médiatique très négative a une explication partisane ; soit ils ont une compréhension littérale de nombre de propos de Trump en ignorant son sens de l’emphase. Les deux dernières hypothèses semblent les plus probables.

Justice: Non, chers amis réacs, l’emprise n’est pas forcément une tarte à la crème!

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Dans les nombreuses récentes affaires médiatico-judiciaires de violences sexuelles, la notion d’emprise est très en vogue. Philippe Bilger l’analyse ici.


Un article dans Le Monde avec pour titre « Nicolas Sarkozy, valeur refuge de la droite » et cette explication : « Au sein des Républicains, beaucoup voient dans l’ancien président un homme providentiel. Auprès de l’électorat, les choses ne semblent pas si évidentes ». J’ai eu un moment de saisissement, une envie d’écrire sur cette dépendance qui résiste à ses échecs politiques mais tient à une personnalité à laquelle on prête énergie, force, audace. C’est comme cela, il y a une sorte de fatalité dans ce parti : il préfère les apparences à la substance. Je me suis vite détourné de ce thème pour ne pas être tenté et parce que la notion d’emprise est devenue une véritable scie médiatique et judiciaire. À la réflexion, je quittais l’esquisse d’une emprise politique pour tenter l’analyse d’une emprise humaine.

L’avantage d’avoir des amis intelligents est de ne jamais laisser votre pensée en repos. Appréciant de plus en plus l’Heure des pros du jeudi soir (CNews) et le compagnonnage libre et stimulant que l’émission permet, j’ai quitté celle du 18 février après une joute, selon moi passionnante, consacrée à la condamnation de Georges Tron en appel et à la notion d’emprise, une variation judiciaire sur la contrainte, l’un des quatre éléments se rapportant au viol et à ses modalités.

Un désaccord avec Elisabeth Lévy et Gilles-William Goldnadel

Elisabeth Lévy et Gilles-William Goldnadel étaient vent debout contre cette explication par l’emprise, qui avait été, semble-t-il, décisive pour la condamnation de Georges Tron ayant par ailleurs bénéficié d’un acquittement partiel pour l’une des deux parties civiles. Sans aller aussi loin que la seule Elisabeth Lévy qui soutenait que l’emprise était consubstantielle à l’amour et à l’acte amoureux, mes deux contradicteurs – Jean-Louis Burgat ayant eu la classe d’écouter sans se croire obligé d’intervenir – mettaient en cause le danger de ce concept d’emprise qui pouvait s’appliquer peu ou prou à n’importe quel lien professionnel ou autre révélant une dépendance et susceptible donc de justifier n’importe quelle accusation. Même en ne donnant pas de l’emprise une aussi large définition que celle d’Elisabeth Lévy.

Pour ma part j’avais argumenté sur la réalité, en certaines circonstances criminelles, d’une emprise qui permettait au violeur d’accomplir le pire. À peine l’émission quittée, sans penser contre moi-même, je continuais un débat intime nourri par le débat animé par l’irremplaçable Pascal Praud. Avant d’approfondir ce point, je voudrais rappeler quelques données tenant à la surabondance des paroles libérées aujourd’hui.

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D’abord cette évidence qu’il convient de distinguer absolument ce qui relève d’un processus judiciaire ou ce qui lui échappe à cause de l’éloignement dans le temps.

Ensuite cette précaution qu’aucune affaire ne se ressemble et qu’on ne saurait mettre dans le même sac Matzneff, Duhamel, Berry ou PPDA contestant l’accusation portée contre lui par une journaliste scientifique car il s’agissait, selon lui, « d’une relation confraternelle » et ceux connus et médiatiques qui viendront, à n’en pas douter, augmenter cette liste.Par ailleurs la certitude qu’on ne saurait par principe présumer coupable qui, de nombreuses années plus tard, se voit dénoncé par une « victime » adulte qui avait tout de même eu besoin de l’aide d’un livre ou d’une dénonciation médiatique pour oser s’exprimer à son tour ! Ou quand, au fil de rencontres très espacées même non consenties, elle prend le parti, un jour, de la révélation. Elle peut être vraie mais rien n’est forcément sûr.

Contrainte, emprise, influence…

Revenons à l’emprise.

Nulle difficulté quand la contrainte, et donc l’emprise qui en a résulté, s’est traduite « par des actes positifs » qui n’ont pas atteint le niveau de la violence physique, autre condition du viol. Me Caty Richard, une spécialiste de ces affaires, distingue à juste titre « l’emprise consciente et travaillée » de « l’emprise presque involontaire » suscitée par le sentiment d’une victime – jeune fille, jeune femme ou femme – d’une certaine manière influencée, subjuguée, tétanisée parce que face à elle se trouve une personnalité célèbre et charismatique.

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On comprend bien le danger d’une telle interprétation extensive qui, au paroxysme, imposerait à l’homme rien de moins que d’effacer ce qu’il est pour que la partenaire – il ne s’agit là ni de pédophilie ni d’inceste – ne succombe pas à une envie faisant disparaître chez elle liberté et responsabilité. Comme si le premier, se contentant d’être soi, était pourtant coupable de l’impression qu’il peut produire sur la fragilité et la faiblesse de la seconde.On a le droit de s’interroger sur cet abus de la notion d’emprise et le risque judiciaire qui pourrait en résulter. Faute de ne pouvoir contredire des dénégations de bonne foi de la part d’un accusé, l’emprise servirait, comme la vertu dormitive de l’opium, à répondre à tout, donc à ne rien démontrer.

Elle pourrait aussi être à retardement, instrumentalisée par des sensibilités féminines désireuses d’échapper, du temps ayant passé, à ce qu’elles avaient vécu pourtant librement. Qu’on m’entende bien : l’emprise authentique née d’une contrainte singulière existe et il est hors de question de la rejeter à tout coup. Mais elle ne devra pas devenir une facilité. Il sera essentiel, pour les cours d’assises, d’expliquer dans leur motivation de quelle nature était cette emprise si puissante qu’elle a empêché des « victimes » adultes de résister et de dire non et des auteurs se disant de bonne foi de ne pas se méprendre sur le caractère apparent du consentement prodigué.

Quelle est donc cette emprise irrésistible qui rend à la fois un homme coupable et une femme victime aussi d’elle-même ? C’est seulement une exemplaire vigilance, une fine discrimination qui répudieront l’emprise tarte à la crème mais valideront l’emprise vraie dépendance.

Passeport vaccinal: une menace de plus pour notre liberté

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Quelle chance! un nouveau document administratif se profile à l’horizon… Sophie de Menthon alerte sur les situations kafkaïennes qui découleraient de sa délivrance


La France a le don de lancer des débats inutiles permettant de s’affronter sur des sujets qui n’en sont pas.

Proposer un passeport de vaccination pour le Covid veut dire en langage clair l’imposer. Or il y a une certaine indécence à évoquer le sujet alors que nous ne sommes absolument pas en mesure actuellement de procurer des vaccins aux plus fragiles, jeunes ou vieux. Il semble en fait que pour convaincre nos autorités bienveillantes de rouvrir tout ce qui nous est interdit, sans aucune logique, la panacée serait d’ouvrir uniquement à ceux qui sont vaccinés et le prouveraient par un document. C’est ainsi par exemple que pourraient visiter un musée, skier, aller au cinéma, au théâtre, au restaurant ou au rayon lingerie dans plus de 20 000 mètres carrés ceux qui seraient vaccinés… Montrez votre passeport!

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L’argument : 12 millions de personnes devraient être vaccinées avant le mois d’août. Qui y croit ? Et de toute façon il en restera énormément. Cette idée de passeport n’est non seulement pas du tout d’actualité, mais c’est une menace de plus à notre liberté.

Vacciner le personnel soignant avant, de force s’il le faut !

Comment ose-t-on prévoir d’exiger un passeport, alors que l’on a été incapable d’imposer au personnel soignant de se faire vacciner dans les EPHAD et les hôpitaux, ce qui provoque des clusters et contamine au coronavirus ceux qui étaient déjà malades d’autre chose ?

Quand on a évoqué l’obligation de vaccination pour eux, ce fut une levée de boucliers. Pire une soignante au 20h a osé dire : « Je ne suis pas un cobaye, je ne veux pas me faire vacciner », et tout le monde de trouver cela parfaitement normal qu’elle choisisse de regarder mourir ses patients! Ne pourrait-on pas commencer par exiger la vaccination de toutes les personnes au contact des malades et leur donner un passeport exigible pour aller au boulot ? Cette obligation de certificat vaccinal existe déjà, objectent certains, mais pourtant rien à voir avec le fait de de demander un vaccin pour passer une frontière comme c’est le cas pour la fièvre jaune.

Qui va mettre en place la banque de données ? Quand on connaît l’efficacité, le pragmatisme et la rapidité de nos fonctionnaires…

Un document administratif de plus donc, de surcroit injuste, et qui ne devrait pouvoir exister que lorsque la totalité de la population française aura vraiment eu accès à la possibilité de se faire vacciner.

La liberté de circulation est un vieux souvenir

Et que faites-vous de la liberté? Qui a le droit de nous interdire l’accès de certains lieux? Que fait-on de la liberté de circulation, d’aller et venir, l’égalité devant la fréquentation d’un lieu et la non-discrimination? Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas à cela près: on rédigera une loi! Dès lors que l’on touche à l’atteinte d’une liberté fondamentale, n’est-ce pas obligatoire? Et à partir de quel âge faut-il un passeport? Quelle est la majorité virale?

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Une bonne occasion aussi de créer une usine-passeport à gaz, une aubaine, imaginez un peu: il y aura ceux qui ont déjà eu le Covid et qui ont des anticorps (passeport anticorps renouvelable après des tests réguliers pour voir s’ils sont toujours là ?) ceux qui ne sont pas vaccinés pour contre-indication médicale (Ceux qui sont allergiques, à prouver sur le passeport ?) Et que fait-on lorsque le vaccin ne fera plus d’effet sur certains variants ? Un passeport par variant ? Et les données de santé ? La confidentialité ? Qui va mettre en place la banque de données ? Quand on connaît l’efficacité, le pragmatisme et la rapidité de nos fonctionnaires… Oh ! Combien de commissions, combien de spécialistes, combien de services ?

Et on n’oublie pas les gestes barrières pour autant

On oublie par ailleurs le principal : nos éminents spécialistes, plus variants que les variants, s’accordent tous à dire que le vaccin vous protège vous mais ne vous empêche pas de contaminer les autres, d’où la nécessité de continuer les gestes barrières…

Et voilà que le patronat se range à ce laisser passer, le président du MEDEF, probablement lassé des contraintes de télétravail et autres menaces en tous genres vante les mérites du passeport…  Je n’ose pas penser moi, au patron qui interdirait l’entrée de l’entreprise à ceux qui refusent de se faire vacciner : direct aux prud’hommes ! Et les syndicats ne seront pas en reste.

Alors pitié, pas de mauvais plans sur la comète : commençons par vacciner avant de « passeporter notre liberté » !

Sahara occidental: le Maroc et l’Algérie seraient inspirés de coordonner leurs efforts

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Adnane Abou Walid al-Sahraoui et son groupe, principal danger au Sahara occidental. Photo D.R.

Une résolution de conflit nécessaire à la stabilisation de la région


La reprise des tensions au Sahara occidental, entre les militants sahraouis du Front Polisario et le Maroc, depuis le mois de novembre dernier, pose la question d’un risque d’escalade dans une région où la donne sécuritaire est si sensible et si inflammable. Le terrorisme, les violences intercommunautaires, l’immigration clandestine et les trafics illégaux sont des défis communs à tous les pays de la zone sahélo-saharienne et du Maghreb.

L’instabilité du Sahara occidental où le plus grand danger est incarné par Adnane Abou Walid al-Sahraoui et son groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS), adossé à l’instabilité régionale, a d’ailleurs encouragé la « jihadisation » d’une partie de la jeunesse sahraouie. Une escalade des tensions entre le Front Polisario et le Maroc bénéficierait donc, en premier lieu, aux organisations terroristes agissant dans la région.

Sur ce sujet comme d’autres, Algérie et Maroc ne parviennent pas à s’entendre

Le problème est qu’au contexte explosif du Sahara occidental s’ajoute le poids des relations conflictuelles entre Rabat et Alger qui reste l’un des principaux soutiens du Polisario. Bien que l’Algérie avance des arguments idéologiques de lutte anticoloniale pour justifier ce soutien, le pays semble surtout engagé avec le Polisario pour des intérêts politiques et stratégiques inavoués. En effet, ne souhaitant pas revenir sur la question de ses frontières avec le Maroc, le maintien d’une tension de basse intensité autour du Sahara occidental lui permet d’éviter les potentielles velléités du Royaume à ce sujet. L’opposition entre les deux puissances du Maghreb demeure donc un frein à la résolution du dossier sahraoui ainsi qu’aux échanges régionaux en matière de préservation de la paix, de libre-circulation et d’économie.

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Pourtant une coopération à l’intérieur du Maghreb ainsi qu’entre le Maghreb et les pays du Sahel seraient la clé d’une meilleure appréhension des menaces sécuritaires pesant sur la région et qui sont, de facto, interconnectées. Alors que le sommet du G5 Sahel vient de se tenir à N’Djamena (Tchad), l’implication du Maroc autour de la région sahélo-saharienne (caractérisée par une collaboration sud-sud et nord-sud) se démarque. Après avoir fait face à un grand nombre d’attaques terroristes dès 2003, le gouvernement marocain a su détecter les foyers extrémistes et mettre en place une restructuration de la sphère religieuse par l’État (notamment avec la formation de ses imams), et des procédures pénales plus sévères en matière de terrorisme.

L’Algérie est déjà très occupée par ses troubles internes

Ces différentes initiatives lui ont permis de s’impliquer de façon proactive sur la scène internationale. Le royaume chérifien est désormais un partenaire clé de la coopération euro-méditerranéenne et continentale en matière d’anti-terrorisme et d’immigration. Il s’est également impliqué au niveau régional par son entrée au sein de l’Union africaine en 2017, suivie de sa demande d’intégration, la même année, au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L’ensemble de ces éléments font du Maroc un partenaire de premier plan pour les pays de la région, l’Europe et les États-Unis.

Quant à l’Algérie, le bilan de sa collaboration avec les pays du Sahel reste mitigé. Pourtant, le pays dispose de l’armée la plus puissante du continent qui lui permet, notamment, d’appuyer la Tunisie dans la sécurisation de ses frontières. Ce facteur décisif adossé à la fiabilité de l’Algérie dans la lutte anti-terroriste, pourrait permettre d’aider à faire face aux défis sécuritaires de la région. Paris aurait donc souhaité, en complément de la constitution du G5 Sahel, obtenir un appui du pays. Les accords d’Alger, signés à Bamako en 2015, allaient dans le sens de cette implication algérienne. Mais Alger semble en retrait depuis. En réalité, le pays doit faire face à d’immenses défis internes et la collaboration régionale en matière de lutte anti-terroriste ne semble pas être une priorité de ses généraux. Dans ce contexte, si Alger offrait à nouveau un appui militaire au Front Polisario (au moment même où le principe de non-ingérence de son armée a été abandonné), elle ferait une erreur stratégique de taille et provoquerait un conflit de plus dans la région. Le pays aurait davantage intérêt à sortir de sa logique insulaire pour mettre à profit ses nombreux atouts et favoriser une paix durable dans la région.

Pour faire face aux défis sécuritaires de la région, les pays du Maghreb et du Sahel doivent plus que jamais parvenir à une coordination au niveau du renseignement et des actions. Or cette collaboration se trouve limitée par le dossier du Sahara occidental et les divisions au sein du Maghreb. Clore ces conflits doit pourtant demeurer un objectif qui éviterait, notamment, de donner l’occasion à certains sahraouis maîtrisant la zone, de grossir le rang des jihadistes. À cet égard, si la résolution du conflit devait être comprise dans une perspective anti-terroriste, des renégociations autour de la proposition d’autonomie sous contrôle marocaine entre l’ONU, les puissances étrangères et les pays voisins, pourrait être une option sérieuse permettant la pacification de la région et la résolution de ce dossier vieux de quarante ans.

CADA de Pau: le Soudanais meurtrier n’était pas terroriste, pas réfugié non plus

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Conférence de presse de la procureure de la République Cécile Gensac, 20 février, Pau. © Quentin TOP/SIPA Numéro de reportage : 01005316_000011

Le Soudanais qui a reconnu avoir tué le 19 février Cyril Pierreval, responsable d’un centre d’accueil de Pau, avait pu rester en France contre toute logique. Nos procédures d’éloignement ne sont pas appliquées, et une partie de la magistrature estime qu’entrer et rester en France est en quelque sorte un droit de l’homme.


Il y a quelques jours, un migrant soudanais a reconnu avoir poignardé à mort le responsable d’un centre d’accueil à Pau. Tragique fait divers, hélas révélateur de profonds dysfonctionnements, non seulement de l’État mais de notre société toute entière.

Entrer en France n’est pourtant pas un droit de l’homme

Faut-il le rappeler ? Tous les migrants ne sont pas des criminels, et tous les criminels ne sont pas des  migrants. Reste que la délinquance de toutes origines déjà présente sur notre sol est un poison qui ronge notre société, qu’elle a été abondamment amplifiée par les flux migratoires – n’en déplaise aux belles âmes – et qu’il n’est clairement pas nécessaire d’en importer davantage. La présence d’un étranger sur le territoire français n’a rien d’un droit absolu, et s’il se montre dangereux il n’a bien évidemment rien à faire en France.

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Or, que découvre-t-on ? Cet individu s’était vu refuser le statut de réfugié par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) – il est donc faux voire mensonger de le qualifier de « réfugié » comme l’ont fait de nombreux médias – avait été condamné à deux reprises en 2017 pour des faits de violence, et même emprisonné. Il aurait dû être expulsé, mais la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) s’y était opposée.

La CNDA joue contre nous

Impossible de ne pas songer à cette autre décision de la CNDA, confirmée ces jours-ci par le Conseil d’État, qui a invalidé la décision de l’OFPRA de retirer le statut de réfugié à une personne condamnée pour apologie du terrorisme. Espérons qu’elle n’entraînera pas d’aussi tragiques conséquences, mais gageons que si hélas cela devait être le cas, les responsables sauront une fois de plus échapper à toute sanction.

Le Centre d'accueil pour demandeurs d"asile Isard COS a été le théâtre d'un terrible meurtre au couteau le 19 février 2021. Le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin, ministre de l'Intérieur est venu sur place, accompagné du maire François Bayrou. © Laurent Ferriere/SIPA Numéro de reportage : 01005274_000001
Le Centre d’accueil pour demandeurs d »asile Isard COS a été le théâtre d’un terrible meurtre au couteau le 19 février 2021. Le ministre de l’Intérieur Gerald Darmanin est venu sur place, accompagné du maire François Bayrou. © Laurent Ferriere/SIPA Numéro de reportage : 01005274_000001

Qui sont-ils, ces responsables ? Les personnels débordés des centres d’accueil ? Nullement. Les agents de l’OFPRA ? Pas plus: dans les deux exemples évoqués, si on peut critiquer des délais importants la décision de l’OFPRA fut finalement celle du bon sens.

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C’est bien, une fois de plus, la magistrature qui est en cause (ici administrative), en appliquant son interprétation de la loi au détriment du bien commun. Décidément, notre justice n’a pas besoin d’une réforme, mais d’une refondation. Mais ce n’est pas tout, et ne critiquer que les juges serait absurde. Car il y a surtout un manque criant de volonté politique. Les beaux discours et les gesticulations devant les caméras n’y changent rien: ce sont les élus qui font les lois, et permettent ces failles dont les magistrats savent jouer. Ce sont les élus qui ont renoncé à tenir tête au droit européen. Ce sont des élus qui ont choisi de signer le Pacte de Marrakech, que l’on dit non contraignant mais dont chacun sait qu’il ne sera pas sans effet, sinon pourquoi se donner la peine de l’élaborer et de le signer?

Une responsabilité collective

Et il ne faut pas nous arrêter là dans notre raisonnement. Ces élus n’ont pas pris le pouvoir par la force. Nous les avons élus. Nous avons voté pour eux. Nous les avons laissés faire, sans descendre dans la rue – alors que nous avons protesté avec succès pour bien d’autres choses, des limitations de vitesse au prix de l’essence. Depuis des décennies, nous savons que l’écrasante majorité des étrangers déboutés du droit d’asile n’est pas expulsée, et nous n’avons pas réagi. Depuis des décennies, nous constatons la dérive idéologique de la magistrature, et nous n’avons pas réagi. Nous avons suivi les « faiseurs d’opinion » quand ils nous vendaient des alternatives politiques qui n’en étaient pas. Contrairement à ce que prétend l’habituel discours gauchiste, nous ne sommes pas coupables d’avoir poussé ce migrant soudanais à assassiner un père de famille parce que nous l’aurions « mal accueilli », mais nous sommes coupables de ne pas l’en avoir empêché, ou plutôt: nous sommes coupables de ne pas avoir contraint ceux dont ce devrait être le rôle à l’en empêcher.

Les peuples ne sont jamais totalement innocents de leurs tyrans.

 

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«Les départs de la police vont se compter par centaines»

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Alexandre Langlois. Photo: capture d'écran Youtube / Thinkerview.

Alexandre Langlois, policier dans les Yvelines, secrétaire général du syndicat Vigi, auteur de L’Ennemi de l’intérieur: dérives et dysfonctionnements de la police nationale, Talma Studios, 2019.


Causeur. Vous avez annoncé votre départ de la police le 27 novembre, après quatorze ans de service, découragé par l’évolution de la maison. Où en êtes-vous ?

Je suis toujours policier. J’ai demandé une rupture conventionnelle, possibilité ouverte aux fonctionnaires depuis le 1er janvier 2020, mais l’instruction des dossiers a pris un retard invraisemblable. Le ministère de l’Intérieur a affecté une seule personne au traitement des demandes. Cela procède d’une volonté délibérée d’obstruction, dans la mesure où les demandes se comptent par centaines, en attendant la deuxième vague. La Covid a freiné certains projets de reconversion, mais c’est seulement partie remise.

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Pourquoi quitter la police ?

Parce que l’institution s’effondre. Des policiers partis en disponibilité il y a quatre ou cinq ans et qui reviennent maintenant sont frappés par l’accélération du processus : nous ne sommes pas utilisés comme nous devrions l’être. On nous envoie réprimer des manifestations au lieu de protéger les manifestants contre les casseurs. On nous use à contrôler des attestations de sortie et à verbaliser des automobilistes qui roulent à 51 km/h en zone 50, avec consigne de ne pas trop regarder les cités livrées au trafic de drogue, au nom de la paix sociale. Quand j’entends que la police a collé des amendes de 135 euros à des dealers, à Marseille, je me demande ce qu’est devenu mon métier. Un dealer, on l’amène au poste. Je suis entré dans la police pour protéger les honnêtes gens, pas pour les enquiquiner. Gérald Darmanin se félicite que 60 % des Français ont une bonne image de la police[tooltips content= »Sondage IFOP pour CNews et Sud Radio de juin 2020 : la police inspirait de l’inquiétude (22 %) ou de l’hostilité (7 %) à près d’un sondé sur trois. »](1)[/tooltips]. Moi, je trouve le chiffre désastreux. On devrait être à 95 % de confiance.

Est-ce propre à la police, ou la gendarmerie est-elle également concernée ?

Les gendarmes sont des militaires non syndiqués, ce qui permet de planquer la poussière sous le tapis, mais la situation est plus grave côté police.

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Pourquoi ?

Nous sommes moins bien encadrés. La gendarmerie est dirigée par des gendarmes qui ont commencé lieutenant, alors que la police est dirigée par des gens qui ne connaissent pas le métier. Éric Morvan, directeur général de la police nationale d’août 2017 à février 2020, n’a jamais été policier. Zéro jour de terrain ! Il a coché une case dans un parcours préfectoral. Cette méconnaissance a des conséquences terribles. Notre hiérarchie n’a pas notion des sacrifices consentis par rapport à notre vie privée, elle sursollicite la police et lui demande des gestes qui ne passent pas. J’ai une collègue qui a été contrainte de tirer au LDB sur des pompiers, lors d’une manifestation de janvier 2020. Elle a démissionné ensuite.

*Auteur de L’Ennemi de l’intérieur : dérives et dysfonctionnements de la police nationale, Talma Studios, 2019.

[1]. Sondage IFOP pour CNews et Sud Radio de juin 2020 : la police inspirait de l’inquiétude (22 %) ou de l’hostilité (7 %) à près d’un sondé sur trois.

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Police: la position du démissionnaire

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© AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Lâchés par le président de la République, les policiers sont en colère et beaucoup demandent des ruptures conventionnelles. Or, les polices municipales recrutent à tour de bras. Conséquence, une vague de départs pourrait déstabiliser la police nationale.


Ils entendaient frapper l’opinion, ils ont réussi. Le 14 décembre, un tiers des policiers de l’Isère, soit 132 agents, ont déposé une demande de rupture conventionnelle en préfecture. Il faudra des mois pour que leurs demandes soient examinées, car le ministère joue la montre (voir entretien avec Alexandre Langlois), mais il semble peu probable que leur malaise se dissipe dans l’intervalle, tant la crise est profonde. Le geste des Isérois était une réponse à l’entretien accordé par le chef de l’État à Brut le 4 décembre. Emmanuel Macron s’était longuement appesanti sur la question des violences et des contrôles au faciès. Tous les policiers de France ont compris la manœuvre : il fallait éteindre l’incendie allumé par le passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler, le 21 novembre dans le 17e arrondissement, parce qu’il ne portait pas son masque. « Le coup de communication présidentiel a été très mal perçu en interne, explique un gradé marseillais. Si la police grille son crédit auprès des citoyens en faisant du contrôle sanitaire et social, c’est à la demande du gouvernement. Si en plus le chef de l’État nous reproche d’être racistes, ça ne va plus. Qui ignore encore que les étrangers et les nationaux issus de l’immigration sont surreprésentés dans la criminalité ? »

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Lâchés en direct par le chef de l’État, les policiers répliquent par l’insubordination larvée. La tendance existait déjà avant l’entretien à Brut. Le 9 juin 2020, par exemple, en pleine affaire George Floyd, la police avait été appelée en gare de Saint-Brieuc pour interpeller deux Nord-Africains agressifs, sans billets et sans papiers, que les contrôleurs voulaient faire descendre du TGV. Arrivés sur place avant le train, les policiers ont attendu une heure et demie pour agir… Et après l’interview présidentielle, les syndicats Alliance et Unité SGP-Police-FO ont appelé à passer en code 562, qui désigne le service minimum, dans le jargon maison. Passablement préoccupant pour le gouvernement : Unité SGP est son interlocuteur syndical privilégié dans la police.

Des départs vers la police municipale?

Ils râlent, mais partiront-ils? Selon nos informations, beaucoup de policiers isérois bluffaient, mais la tendance au départ est réelle. Les communicants qui ont préparé les éléments de langage du président pour son passage chez Brut n’ont peut-être pas mesuré à quel point quitter la police était aujourd’hui facile. Alors que la rupture conventionnelle est en phase de test pour tous les fonctionnaires depuis début 2020, des dizaines de maires ont fait campagne l’an dernier sur le renforcement des polices municipales et les villes recrutent à tour de bras. Non sans mal ! Clichy-sous-Bois a mis plus d’un an à trouver les huit agents qu’il lui fallait. Mi-janvier, les annonces sur le site de La Gazette des communes se comptaient par centaines : Thonon-les-Bains, Val-de-Reuil, Rennes, Vannes, Castillon-la-Bataille, Blois, Cannes… Les salaires des policiers municipaux sont fixés par une grille nationale, mais les villes surenchérissent pour attirer les candidats, promettant des primes et des heures supplémentaires. Elles font des efforts sur les horaires (moins de week-ends d’astreinte que dans la police nationale) et sur le matériel. Être plus performant que l’Intérieur dans ce registre n’est pas difficile. En 2018, la Cour des comptes relevait que près d’un véhicule de la police nationale sur quatre avait dépassé la limite d’usage (huit ans ou 170 000 km).

A lire ensuite, Yves Mamou: «Tuez-les ; Tuez-les!»… La guerre contre la police

Le véritable appel d’air reste à venir. Dernière grande ville de France sans police municipale (avec Brest), Paris lance son service ce printemps, avec plus de 3 000 recrutements à la clé. Sur le site du Huffington Post, le 19 décembre 2020, l’adjoint parisien à la sécurité, Nicolas Nordman, se paye le luxe de faire la leçon au ministère de l’Intérieur. La police parisienne sera ce que « la police nationale n’est plus », à savoir une force « présente, disponible », détenant « une connaissance précieuse du terrain », à même de créer un lien de confiance que le « gouvernement échoue à instituer » ! Rien ne dit que la majorité d’Anne Hidalgo réussira, le refus d’armer les policiers parisiens laissant très sceptiques de nombreux spécialistes, mais le diagnostic est juste : non seulement le gouvernement n’a pas restauré le lien entre la population et les forces de l’ordre, mais il a perdu la confiance de sa police.

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« Islamo-gauchisme » / Génération identitaire: le nouvel «en même temps» de Macron

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Le président Macron en déplacement à Etaules près de Dijon, Côte-d'Or, le 23 février 2021 © Eric TSCHAEN-POOL/SIPA Numéro de reportage : 01005693_000032

En même temps la guerre à l’islamo-gauchisme, et en même temps la dissolution de Génération Identitaire: un bien mauvais calcul.


On se doutait déjà, depuis son élection, que le « en même temps de droite, en même temps de gauche » de Macron ne voulait rien dire et masquait surtout une politique qui serait économiquement de droite et, à la marge, sociétalement de gauche. Et encore ne faut-il pas être trop exigeant sur le rallongement de la durée légale de l’avortement, par exemple.

Mais cette semaine, ce « en même temps » a montré, jusqu’au grotesque caricatural, ses limites. Parce que c’est « en même temps » qu’il envoie l’habituellement invisible Frédérique Vidal déclarer la guerre à l’islamo-gauchisme et en même temps qu’il demande à Darmanin, l’homme qui trouve Marine Le Pen « trop molle », de dissoudre Génération Identitaire, ce groupuscule de jeunes gens bien coiffés, aux 4X4 rutilants, qui rêvait sans doute quand ils étaient petits, de faire douanier ou chasseur alpin.

A lire aussi: Darmanin et Le Pen sortent-ils vraiment tous deux gagnants du débat de France 2?

Sur le papier, ça vous aurait plutôt une belle allure. Un vrai beau gouvernement républicain, façon Georges Mandel, qui déclare la guerre aux factieux d’extrême-gauche et aux factieux d’extrême-droite. Mais c’est sur le papier seulement. Pour le reste, c’est surtout faire du bruit avec sa bouche parce que ça ne veut rien dire sinon que du côté du pouvoir, on prépare (mal) la présidentielle de 2022.

Auberge espagnole

L’islamo-gauchisme, c’est une auberge espagnole. Chacun y met le gloubiboulga de ses fantasmes et de ses trouilles. On peut être de gauche, mais si, et combattre sur le plan universitaire et politique des théories comme l’intersectionnalité ou ce poids de plus en plus important donné à la race contre la classe, ainsi que le montre par exemple le dernier livre de Gérard Noiriel et Stéphane Beaud, Races et sciences sociales (Agone). Il n’empêche qu’un gouvernement qui s’attaque frontalement aux libertés académiques des chercheurs, c’est quelque chose que la droite de la droite adore en général par un anti-intellectualisme qui remonte au moins à l’affaire Dreyfus ou, précisément, paraît le mot pour désigner ceux qui soutenaient l’innocence du capitaine et déjà, étaient traités de complices du pouvoir occulte des Juifs et ennemis de la « race » française.

A lire aussi: Islamo-gauchisme: comment la société française en est arrivée là

Quant à Génération Identitaire, on peut être de droite, mais si, et n’entretenir aucune sympathie pour ces agités ethniques. Tout le monde sait, en plus, qu’une dissolution, à part se faire plaisir, ne sert rigoureusement à rien. Génération Identitaire n’est que l’ultime surgeon d’Unité Radicale (dont le discours à l’époque était fixé sur le complot américano-sioniste, comme quoi on change…), dissoute après la tentative d’assassinat de Chirac en juillet 2002. Bref, ils existent, mais ils ne représentent qu’eux-mêmes et ont l’importance que veulent bien leur donner des médias complaisants lors de leurs actions anti-migrants en Méditerranée ou quand ils grimpent sur le toit d’une mosquée.

Comment perdre des voix des deux côtés

Dans les deux cas, ce « en même temps » macroniste indique surtout que le  président, requis par la crise sanitaire, ne sait plus trop comment piquer des voix à Marine Le Pen sans perdre celles de la gauche dans l’abstention, face à un second tour qu’il croit écrit d’avance. Ce en quoi, il a évidemment tort. La dissolution de Génération Identitaire n’occultera jamais non seulement une attaque en règle contre la recherche universitaire qui est assez grande pour régler ses problèmes elle-même mais tout ce qui dans l’exercice du pouvoir actuel, de la répression des Gilets Jaunes à l’instrumentalisation de la laïcité, fait du macronisme un nouvel en même temps : « en même temps de droite et en même temps d’extrême-droite. »

Grande-Bretagne: La chaîne YouTube de « Talk Radio » temporairement désactivée

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D.R.

Il n’y a pas que les comptes de Génération identitaire ou de Marion Maréchal qui sont visés par les GAFA…


Imaginez que Sud Radio ou RMC soit temporairement bannie de YouTube. Le 5 janvier, une radio britannique a connu cette mésaventure. La plate-forme vidéo, qui appartient à Google, a fermé la chaîne de Talk Radio, qu’elle accuse d’avoir diffusé des messages contredisant les conseils d’experts sur le coronavirus. Moins de douze heures plus tard, YouTube faisait volte-face et rétablissait la radio sur sa plate-forme, expliquant qu’elle tolérait certaines exceptions à ses règles de fiabilité des informations si le contexte était pédagogique, scientifique ou artistique. La radio, qui compte environ 42 4000 auditeurs et a plus de 240 000 abonnés sur YouTube, fait partie de l’empire de Rupert Murdoch.

A lire aussi: La loi nationale doit soumettre les GAFA à la démocratie

Réglementée par Ofcom, le CSA britannique, elle utilise la plate-forme de Google – en plus d’autres médias – pour diffuser ses émissions en direct et archiver ses émissions passées. Certains de ses animateurs vedettes sont connus pour leurs critiques à l’égard des mesures de confinement du gouvernement de Boris Johnson. Pourtant, un des poids lourds du Parti conservateur, Michael Gove, figure majeure du Brexit, a condamné l’intervention de YouTube, proclamant que le gouvernement ne craignait ni le débat public ni la contradiction. Une association pour la défense de la liberté d’expression, Big Brother Watch, a comparé l’action de YouTube à la censure exercée par l’État chinois. Le tabloïd The Sun s’est empressé de citer des chaînes ouvertement racistes que YouTube n’avait pas encore bannies. Talk Radio a déclaré ne pas avoir reçu d’explication détaillée des raisons de cette censure. Comme le disait Samuel Johnson, célèbre homme de lettres du xviiie siècle et auteur du premier dictionnaire de la langue anglaise : « Parfois, la punition impose le silence, mais ne démontre pas l’erreur. »

A lire ensuite: Quand YouTube censure… Johnny Hallyday

Une vraie féministe, c’est…

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La militante Caroline de Haas © JOLY LEWIS/SIPA Numéro de reportage : 00796620_000026

Comme il fallait aux féministes «modernes» d’autres perspectives, elles ont dérivé, au nom de l’intersectionnalité des luttes, vers des options où la crapulerie le dispute à la bêtise. Dans ce texte mordant, Florence Dugas, auteur de romans érotiques, remet les pendules à l’heure…


J’ai combattu jadis avec des féministes « historiques » qui luttaient pour le droit à la contraception et à l’avortement, et pour imposer le « À travail égal, salaire égal », à une époque où l’écart de salaire entre hommes et femmes était en moyenne de 20% — pour le même travail.

Les acquis de ces luttes ne sont plus remis en cause. Mais comme il fallait aux féministes « modernes » d’autres perspectives, elles ont dérivé, au nom de l’intersectionnalité des luttes, vers des options où la crapulerie le dispute à la bêtise.

Alors, procédons par ordre.

– Une féministe favorable au port du voile, pour les fillettes comme pour les adultes, dans la rue ou au bureau, est une ordure qui entérine l’abaissement des femmes, au cœur de l’islam wahhabite.

A lire aussi: Rencontre avec Didier Lemaire: un hussard de la République aux prises avec l’islamisme

– Une féministe qui ne dénonce pas les mutilations génitales ou la délivrance de « certificats de virginité » devrait être inculpée pour complicité de mutilations volontaires — un crime qui est puni de dix ans de prison au moins.

– Une féministe qui ne dénonce pas la polygamie, les bars ou les salons de coiffure interdits aux femmes, les quartiers quadrillés par les barbus, est une salope.

– Une féministe qui accepte les « stages racisés » organisés par les Indigènes de la République ou certains syndicats (SUD, pour ne pas le nommer) est une raciste — passible, elle aussi, des tribunaux.

– Une féministe qui croit que tous les hommes (les Blancs particulièrement) sont des violeurs devrait interroger ses fantasmes. Quant à celles qui affirment qu’un viol commis par un « racisé », à Hambourg, Le Caire ou ailleurs, n’en est pas vraiment un, car il faut le comprendre, le pauvre, elles devraient aussi interroger leur libido.

– Une féministe qui affirme que les gouines sont l’avenir de l’humanité devrait penser, outre l’absurdité de l’idée, que ses goûts la concernent et ne sont pas la vérité de la femme. A-t-elle tant de mal que ça à se recruter des copines, qu’il lui faille imposer le lesbianisme über alles ? D’autres affirment même que toute pénétration est un viol. Elles ne savent pas ce qu’elles méprisent…

– Une féministe qui croit malin de poursuivre un vieillard de 88 ans pour des faits prescrits qui se sont déroulés il y a soixante ans et ont été jugés en leur temps est une monomaniaque dont les obsessions s’interrogent.

A lire aussi, Jean-Paul Brighelli sur PPDA: Les souvenirs de viols se ramassent à la pelle

– Une féministe arcboutée sur l’écriture « inclusive » et la féminisation urgente des titres et des fonctions, alors que tant de chantiers restent en friche, est une abrutie. Si en même temps elle est enseignante, elle devrait être révoquée pour outrage à la langue française, ce qui s’apparente à la haute trahison. Au passage, je serais curieuse de savoir comment ces grammairiennes de l’absurde féminisent « homme-grenouille ».

– Et une féministe qui revendique une parité hommes / femmes indépendamment du talent, qui n’a pas de sexe, n’a d’autre ambition que de propulser sa nullité à des postes de commandement. Sans doute veut-elle prouver, selon le Principe de Giroud (Françoise), que « la femme est vraiment l’égale de l’homme puisque désormais, sous prétexte de quotas, on désigne une femme incompétente à une fonction importante ». Et si on en restait au choix d’un individu choisi pour ses capacités, qu’il soit ou non porteur de roubignoles ?

Quant à celles qui liront ces quelques lignes et me voueront aux gémonies, qu’elles aillent se faire foutre. Vous verrez, c’est une activité passionnante, quand elle est bien menée.

Libérons nous du féminisme !

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Après avoir vérifié tous les dires de Trump, le « Washington Post » ne veut plus examiner ceux de Biden

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Les bureaux du Washington Post © Charles Dharapak/AP/SIPA AP20655771_000001

Les conseillers de Richard Nixon disaient que si le président marchait sur l’eau, les médias affirmeraient qu’il ne savait pas nager. Le 16 janvier, le rédacteur en chef de la rubrique Fact Checker du Washington Post, Glenn Kessler, a annoncé qu’il ne recenserait pas les supposés mensonges du président Biden, après avoir tenu quatre années durant un registre de ceux de Donald Trump : « Je suppose que la présidence Biden ressemblera à celle d’Obama et qu’ils seront réactifs et aptes à confirmer rapidement leurs affirmations. » Ce blanc-seing donné aux Démocrates et la propension des médias à dire le vrai et relever les mensonges et erreurs involontaires d’un camp, tout en couvrant certains de l’autre, témoignent d’un procès idéologique.

Le 10 décembre 2018, le Washington Post avait présenté un dispositif visant à discerner le vrai du faux dans les propos des politiques. Ce test dit du bottomless Pinocchio (Pinocchio sans fond) devait permettre de désigner les politiciens « répétant une fausse allégation tant de fois qu’ils ne pourraient qu’être engagés dans des campagnes de désinformation ». Le Post expliquait que les allégations devaient avoir obtenu trois ou quatre Pinocchios de la rubrique de vérification des faits, et avoir été répétées vingt fois pour avoir le titre de bottomless Pinocchio. Le propos semblait laisser la possibilité de faire de fausses affirmations de bonne foi non sanctionnées si elles étaient corrigées par leur auteur ; autrement dit, le test n’aurait aucune volonté de discréditer le président. Cependant, le célèbre quotidien avait alors mis en garde quant à Trump : « Il ne commet pas simplement des gaffes ou de la déformation des faits, il injecte délibérément de fausses informations dans le débat national. »

Couvrir les mensonges des démocrates et accuser Trump de mentir s’il montre leurs contradictions

Le 23 janvier, le Washington Post a donné son décompte des « déclarations fausses ou trompeuses » du président Trump : 30 573 en quatre ans, dont 503 la veille du jour de l’élection. Six mois auparavant, le 13 juillet, le quotidien de référence avait affirmé en avoir dénombré plus de 20 000. Le président Trump aurait donc encore davantage menti durant sa campagne électorale. Ainsi, le 7 octobre, le Post écrivit que Trump fabulait en assurant que Biden arrêterait la fracturation hydraulique, et il lui attribua quatre Pinocchios pour cette prétendue contre-vérité. La seule dénégation de Joe Biden fut jugée suffisante pour établir que Trump mentait, quand bien même ce dernier rappelait qu’il suffisait de consulter les enregistrements des débats des primaires démocrates prouvant ses accusations. Contrairement au Washington Post, CNN, une chaîne farouchement anti-Trump, fit un travail honnête et confirma les dires du Président sous le titre « Vérification des faits : Biden prétend faussement qu’il ne s’est jamais opposé à la fracturation hydraulique. »

© AP/ SIPA Numéro de reportage : AP22448821_000005
© AP/ SIPA Numéro de reportage : AP22448821_000005

En septembre dernier, le site d’analyse de tendance conservatrice RealClear Politics a contesté les vérifications du Washington Post dans un article intitulé « Non, Trump n’a pas fait 20 000 déclarations fausses ou trompeuses ». Ainsi, quand Trump affirmait que son travail avait été gêné par l’instrumentalisation du dossier inventé du Russiagate, le Post considérait que cela représentait 227 mensonges. Pour arriver à ce chiffre à partir de ce propos, le journal additionnait toutes les fois où le président l’avait tenu sans utiliser les mêmes mots, comme s’il s’agissait d’un mensonge inédit…

Biden ne ment pas, il fait des gaffes…

Ce contrôle à géométrie variable élude par ailleurs nombre de mensonges ou énormes erreurs des démocrates, parmi lesquelles l’affirmation de Joe Biden selon laquelle le Covid a tué 200 millions d’Américains, considérée comme une gaffe par les médias qui en ont parlé, et qui aurait probablement été vue comme un mensonge si elle avait émané d’un Trump accusant ainsi un président démocrate. On peut aussi citer le choix implicite du Washington Post de ne pas considérer Biden comme menteur quand il a décidé de ne pas tenir sa promesse de verser un chèque de 2 000 dollars aux familles américaines dans le contexte du Covid-19 : le Président-élu avait affirmé le 11 janvier que les 600 dollars versés par le Congrès l’an dernier n’étaient pas suffisants. Mais le 30, les démocrates ont joué sur les mots et prétendu que les 600 dollars étaient un acompte, et qu’il n’y aurait donc qu’un chèque de 1 400 dollars. Pourtant, ce prétendu acompte avait été versé sous le précédent gouvernement qui n’avait pas en tête d’avancer sur la somme qu’enverrait Biden !

Il faut cependant nuancer le tableau, car le Washington Post et d’autres médias démocrates ont parfois effectivement noté des mensonges de Joe Biden et de son parti, voire de leurs confrères.

Mais le déséquilibre du traitement journalistique est tel que trois hypothèses émergent : soit Trump est un homme politique mentant nettement plus que la moyenne ; soit les médias ont un parti pris tel que la couverture médiatique très négative a une explication partisane ; soit ils ont une compréhension littérale de nombre de propos de Trump en ignorant son sens de l’emphase. Les deux dernières hypothèses semblent les plus probables.

Justice: Non, chers amis réacs, l’emprise n’est pas forcément une tarte à la crème!

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Février 2021, Georges Tron a été condamné en appel à de la prison ferme pour viol et agressions sexuelles en réunion. La cour d’assises de Paris a dépassé les réquisitions de l’avocat général. Image d'archive. © Thibault Camus/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22301078_000002

Dans les nombreuses récentes affaires médiatico-judiciaires de violences sexuelles, la notion d’emprise est très en vogue. Philippe Bilger l’analyse ici.


Un article dans Le Monde avec pour titre « Nicolas Sarkozy, valeur refuge de la droite » et cette explication : « Au sein des Républicains, beaucoup voient dans l’ancien président un homme providentiel. Auprès de l’électorat, les choses ne semblent pas si évidentes ». J’ai eu un moment de saisissement, une envie d’écrire sur cette dépendance qui résiste à ses échecs politiques mais tient à une personnalité à laquelle on prête énergie, force, audace. C’est comme cela, il y a une sorte de fatalité dans ce parti : il préfère les apparences à la substance. Je me suis vite détourné de ce thème pour ne pas être tenté et parce que la notion d’emprise est devenue une véritable scie médiatique et judiciaire. À la réflexion, je quittais l’esquisse d’une emprise politique pour tenter l’analyse d’une emprise humaine.

L’avantage d’avoir des amis intelligents est de ne jamais laisser votre pensée en repos. Appréciant de plus en plus l’Heure des pros du jeudi soir (CNews) et le compagnonnage libre et stimulant que l’émission permet, j’ai quitté celle du 18 février après une joute, selon moi passionnante, consacrée à la condamnation de Georges Tron en appel et à la notion d’emprise, une variation judiciaire sur la contrainte, l’un des quatre éléments se rapportant au viol et à ses modalités.

Un désaccord avec Elisabeth Lévy et Gilles-William Goldnadel

Elisabeth Lévy et Gilles-William Goldnadel étaient vent debout contre cette explication par l’emprise, qui avait été, semble-t-il, décisive pour la condamnation de Georges Tron ayant par ailleurs bénéficié d’un acquittement partiel pour l’une des deux parties civiles. Sans aller aussi loin que la seule Elisabeth Lévy qui soutenait que l’emprise était consubstantielle à l’amour et à l’acte amoureux, mes deux contradicteurs – Jean-Louis Burgat ayant eu la classe d’écouter sans se croire obligé d’intervenir – mettaient en cause le danger de ce concept d’emprise qui pouvait s’appliquer peu ou prou à n’importe quel lien professionnel ou autre révélant une dépendance et susceptible donc de justifier n’importe quelle accusation. Même en ne donnant pas de l’emprise une aussi large définition que celle d’Elisabeth Lévy.

Pour ma part j’avais argumenté sur la réalité, en certaines circonstances criminelles, d’une emprise qui permettait au violeur d’accomplir le pire. À peine l’émission quittée, sans penser contre moi-même, je continuais un débat intime nourri par le débat animé par l’irremplaçable Pascal Praud. Avant d’approfondir ce point, je voudrais rappeler quelques données tenant à la surabondance des paroles libérées aujourd’hui.

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D’abord cette évidence qu’il convient de distinguer absolument ce qui relève d’un processus judiciaire ou ce qui lui échappe à cause de l’éloignement dans le temps.

Ensuite cette précaution qu’aucune affaire ne se ressemble et qu’on ne saurait mettre dans le même sac Matzneff, Duhamel, Berry ou PPDA contestant l’accusation portée contre lui par une journaliste scientifique car il s’agissait, selon lui, « d’une relation confraternelle » et ceux connus et médiatiques qui viendront, à n’en pas douter, augmenter cette liste.Par ailleurs la certitude qu’on ne saurait par principe présumer coupable qui, de nombreuses années plus tard, se voit dénoncé par une « victime » adulte qui avait tout de même eu besoin de l’aide d’un livre ou d’une dénonciation médiatique pour oser s’exprimer à son tour ! Ou quand, au fil de rencontres très espacées même non consenties, elle prend le parti, un jour, de la révélation. Elle peut être vraie mais rien n’est forcément sûr.

Contrainte, emprise, influence…

Revenons à l’emprise.

Nulle difficulté quand la contrainte, et donc l’emprise qui en a résulté, s’est traduite « par des actes positifs » qui n’ont pas atteint le niveau de la violence physique, autre condition du viol. Me Caty Richard, une spécialiste de ces affaires, distingue à juste titre « l’emprise consciente et travaillée » de « l’emprise presque involontaire » suscitée par le sentiment d’une victime – jeune fille, jeune femme ou femme – d’une certaine manière influencée, subjuguée, tétanisée parce que face à elle se trouve une personnalité célèbre et charismatique.

A lire ensuite: Les souvenirs de viols se ramassent à la pelle

On comprend bien le danger d’une telle interprétation extensive qui, au paroxysme, imposerait à l’homme rien de moins que d’effacer ce qu’il est pour que la partenaire – il ne s’agit là ni de pédophilie ni d’inceste – ne succombe pas à une envie faisant disparaître chez elle liberté et responsabilité. Comme si le premier, se contentant d’être soi, était pourtant coupable de l’impression qu’il peut produire sur la fragilité et la faiblesse de la seconde.On a le droit de s’interroger sur cet abus de la notion d’emprise et le risque judiciaire qui pourrait en résulter. Faute de ne pouvoir contredire des dénégations de bonne foi de la part d’un accusé, l’emprise servirait, comme la vertu dormitive de l’opium, à répondre à tout, donc à ne rien démontrer.

Elle pourrait aussi être à retardement, instrumentalisée par des sensibilités féminines désireuses d’échapper, du temps ayant passé, à ce qu’elles avaient vécu pourtant librement. Qu’on m’entende bien : l’emprise authentique née d’une contrainte singulière existe et il est hors de question de la rejeter à tout coup. Mais elle ne devra pas devenir une facilité. Il sera essentiel, pour les cours d’assises, d’expliquer dans leur motivation de quelle nature était cette emprise si puissante qu’elle a empêché des « victimes » adultes de résister et de dire non et des auteurs se disant de bonne foi de ne pas se méprendre sur le caractère apparent du consentement prodigué.

Quelle est donc cette emprise irrésistible qui rend à la fois un homme coupable et une femme victime aussi d’elle-même ? C’est seulement une exemplaire vigilance, une fine discrimination qui répudieront l’emprise tarte à la crème mais valideront l’emprise vraie dépendance.

Passeport vaccinal: une menace de plus pour notre liberté

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Sophie de Menthon © SdM

Quelle chance! un nouveau document administratif se profile à l’horizon… Sophie de Menthon alerte sur les situations kafkaïennes qui découleraient de sa délivrance


La France a le don de lancer des débats inutiles permettant de s’affronter sur des sujets qui n’en sont pas.

Proposer un passeport de vaccination pour le Covid veut dire en langage clair l’imposer. Or il y a une certaine indécence à évoquer le sujet alors que nous ne sommes absolument pas en mesure actuellement de procurer des vaccins aux plus fragiles, jeunes ou vieux. Il semble en fait que pour convaincre nos autorités bienveillantes de rouvrir tout ce qui nous est interdit, sans aucune logique, la panacée serait d’ouvrir uniquement à ceux qui sont vaccinés et le prouveraient par un document. C’est ainsi par exemple que pourraient visiter un musée, skier, aller au cinéma, au théâtre, au restaurant ou au rayon lingerie dans plus de 20 000 mètres carrés ceux qui seraient vaccinés… Montrez votre passeport!

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L’argument : 12 millions de personnes devraient être vaccinées avant le mois d’août. Qui y croit ? Et de toute façon il en restera énormément. Cette idée de passeport n’est non seulement pas du tout d’actualité, mais c’est une menace de plus à notre liberté.

Vacciner le personnel soignant avant, de force s’il le faut !

Comment ose-t-on prévoir d’exiger un passeport, alors que l’on a été incapable d’imposer au personnel soignant de se faire vacciner dans les EPHAD et les hôpitaux, ce qui provoque des clusters et contamine au coronavirus ceux qui étaient déjà malades d’autre chose ?

Quand on a évoqué l’obligation de vaccination pour eux, ce fut une levée de boucliers. Pire une soignante au 20h a osé dire : « Je ne suis pas un cobaye, je ne veux pas me faire vacciner », et tout le monde de trouver cela parfaitement normal qu’elle choisisse de regarder mourir ses patients! Ne pourrait-on pas commencer par exiger la vaccination de toutes les personnes au contact des malades et leur donner un passeport exigible pour aller au boulot ? Cette obligation de certificat vaccinal existe déjà, objectent certains, mais pourtant rien à voir avec le fait de de demander un vaccin pour passer une frontière comme c’est le cas pour la fièvre jaune.

Qui va mettre en place la banque de données ? Quand on connaît l’efficacité, le pragmatisme et la rapidité de nos fonctionnaires…

Un document administratif de plus donc, de surcroit injuste, et qui ne devrait pouvoir exister que lorsque la totalité de la population française aura vraiment eu accès à la possibilité de se faire vacciner.

La liberté de circulation est un vieux souvenir

Et que faites-vous de la liberté? Qui a le droit de nous interdire l’accès de certains lieux? Que fait-on de la liberté de circulation, d’aller et venir, l’égalité devant la fréquentation d’un lieu et la non-discrimination? Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas à cela près: on rédigera une loi! Dès lors que l’on touche à l’atteinte d’une liberté fondamentale, n’est-ce pas obligatoire? Et à partir de quel âge faut-il un passeport? Quelle est la majorité virale?

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Une bonne occasion aussi de créer une usine-passeport à gaz, une aubaine, imaginez un peu: il y aura ceux qui ont déjà eu le Covid et qui ont des anticorps (passeport anticorps renouvelable après des tests réguliers pour voir s’ils sont toujours là ?) ceux qui ne sont pas vaccinés pour contre-indication médicale (Ceux qui sont allergiques, à prouver sur le passeport ?) Et que fait-on lorsque le vaccin ne fera plus d’effet sur certains variants ? Un passeport par variant ? Et les données de santé ? La confidentialité ? Qui va mettre en place la banque de données ? Quand on connaît l’efficacité, le pragmatisme et la rapidité de nos fonctionnaires… Oh ! Combien de commissions, combien de spécialistes, combien de services ?

Et on n’oublie pas les gestes barrières pour autant

On oublie par ailleurs le principal : nos éminents spécialistes, plus variants que les variants, s’accordent tous à dire que le vaccin vous protège vous mais ne vous empêche pas de contaminer les autres, d’où la nécessité de continuer les gestes barrières…

Et voilà que le patronat se range à ce laisser passer, le président du MEDEF, probablement lassé des contraintes de télétravail et autres menaces en tous genres vante les mérites du passeport…  Je n’ose pas penser moi, au patron qui interdirait l’entrée de l’entreprise à ceux qui refusent de se faire vacciner : direct aux prud’hommes ! Et les syndicats ne seront pas en reste.

Alors pitié, pas de mauvais plans sur la comète : commençons par vacciner avant de « passeporter notre liberté » !