La police française se fait attaquer dans les rues par des délinquants qui menacent la vie de ses agents, et sur le terrain institutionnel et politique par des acteurs toujours plus nombreux et déterminés à l’empêcher de remplir sa mission. La sécurité de tous les citoyens est menacée.


Le 25 janvier, à Pantin, le 4 février, dans le quartier de la Conte à Carcassonne, le 13 février, à Poissy, des groupes organisés de « jeunes » selon le vocabulaire consacré ont attiré les forces de police dans leurs cités pour leur tendre une embuscade. Aux cris de « Tuez-les ; Tuez- les », les patrouilles ont été prises à partie avec des mortiers, ces engins pyrotechniques régulièrement utilisés comme des armes de guérilla urbaine. A chaque fois, des vidéos de l’attaque ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Des statistiques du ministère de l’Intérieur publiées par le Figaro montrent qu’entre le 17 mars et le 5 mai 2020, 79 guet-apens ont été tendus aux policiers. En octobre 2020, on avait recensé au moins dix attaques de commissariats depuis le début de l’année.

Les médias délégitiment l’institution policière en permanence

La guerre contre la police qui est menée dans notre pays n’est jamais nommée. Au contraire, médias et people s’associent pour affirmer qu’une police intrinsèquement raciste est partie en guerre contre la population. Rappelons-nous les manifestations incessantes et largement médiatisées du clan d’Assa Traore contre le « meurtre » de son frère par la police. Ou bien, en mai 2020, peu après que la chanteuse Camélia Jordana ait accusé la police d’assassinats multiples et gratuits sur une chaîne de télévision du service public, – « les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue » se font « massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau » – une hallucinante séquence s’est mise en place: le député LREM Aurélien Taché a twitté « Bravo Camélia Jordana, mais le prix à payer va être terrible…tu le savais. Ils vont nier puis retourner la charge de la preuve et une fois encore, chercher à faire passer les victimes pour des coupables. » Le journal Les Inrockuptibles(1) a apporté sa caution à l’accusation en donnant la parole à un faux « expert » des violences policières, le documentariste David Dufresne, qui a affirmé que la chanteuse « exprime des évidences ». L’Obs a surenchéri en juin 2020, en tendant le micro à Omar Sy qui, de sa villa de Los Angeles, a « demandé justice pour Adama Traoré », tracé un parallèle avec George Floyd et appelé de ses vœux une « police digne de notre démocratie »(2). Une pétition a été lancée qui a recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Le 24 juin, Amnesty International a publié un rapport(3) qui a dénoncé le racisme de la police en Europe pendant le confinement sanitaire. Le 19 juillet 2020, le maire écologiste de Colombes (Hauts-de-Seine) Patrick Chaimovitch a dressé un parallèle entre la police de Vichy et celle d’aujourd’hui. Le psychanalyste Gérard Miller a invité à « réfléchir » sur les propos du maire de Colombes et le journaliste Edwy Plenel a comparé le nouveau ministre de l’intérieur Gérald Darmanin à René Bousquet, haut fonctionnaire organisateur de la rafle du Vel d’Hiv et gravement compromis avec la Gestapo pendant la guerre.


Ce climat de délégitimation de l’action de la police a pour conséquence d’aggraver les violences contre les policiers. Sur les routes, les automobilistes refusent fréquemment de s’arrêter lors des contrôles et, parfois, lancent leur voiture contre les forces de l’ordre. Selon le Figaro, ces refus d’obtempérer ont fait un bond de 5,1

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