… qu’il écrit dans Libé ou parle sur Radio Canada
Dans le quotidien Libération du 22 octobre, une longue chronique s’intéresse à la journée tragique que la France a connue le 17 octobre. Elle est signée Édouard Louis, l’ami du souffreteux (intellectuellement parlant, s’entend) Didier Éribon – dont les récents et lamentables exploits ont été relatés dans ces colonnes – et de l’avatar malingre de Saint-Just, l’inénarrable Geoffroy de Lagasnerie. Sans surprise, l’écrivaillon tient d’abord à montrer du doigt « les vautours de l’extrême droite [qui] n’attendent que les cadavres de boutiques incendiées et les restes d’abris-bus calcinés pour nourrir leur discours abject ». Il explique ensuite les motivations des casseurs et des pilleurs, victimes, bien entendu, d’un « conditionnement social [les] poussant à agir de telle ou telle manière ». Il exploite au passage un détournement sémantique courant dans les rangs de l’extrême gauche. Ainsi, écrit-il, « ceux qui cassaient et pillaient semblaient tous ou très majoritairement provenir de milieux populaires» et« ils parlaient avec des accents et des expressions populaires ». Comme Jean-Luc Mélenchon, M. Louis utilise à dessein, pour tromper le monde, un vocabulaire historique sans rapport avec la réalité contemporaine – on est loin des milieux populaires qui combattirent pour acquérir de meilleures conditions de vie tout au long des XIXe et XXe siècles. S’il fallait à toute force faire une analogie, les hordes de voyous qui ont mis la France à feu et à sang seraient plus proches du lumpenprolétariat décrit par Marx comme la couche la plus basse, la plus corruptible, la plus instrumentalisable – en particulier par les classes dominantes contre les mouvements ouvriers – et la plus criminogène de la société, que du prolétariat auquel semble vouloir fait référence M. Louis. La majorité des classes populaires – ouvriers, employés, artisans, petits commerçants et petits paysans indépendants – sont désormais concentrées dans la France périphérique. Elles ne saccagent rien, ne volent pas dans les magasins détruits, n’agressent pas, pour les dépouiller, les personnes âgées, ne se livrent pas au trafic de drogue. Les accents et les expressions entendus lors des pillages de nos villes n’ont strictement rien à voir avec ces classes populaires qui furent à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Une langue barbarisée, des intonations et des expressions nouvelles ont remplacé, en de nombreux endroits, la langue française, les accents régionaux et des expressions populaires enracinées dans la culture de notre pays. Wallah, seum, hess, babtou, kouffar, wesh, moula, etc. ne sont pas des expressions populaires mais les symboles d’une colonisation linguistique corrélée à la conquête territoriale en cours dans certaines de nos villes et de nos banlieues.
Créolisation de la langue et de la lutte des classes
De plus en plus de lycéens et d’étudiants, de militants immigrationnistes, de gauchistes, de députés insoumis et, plus simplement et plus tristement, de jeunes Français vivant dans la promiscuité de la « nouvelle France », parsèment leurs propos de ces mots issus d’idiomes arabes ou africains. Certains revendiquent cette « créolisation » de la langue, reflet d’un « métissage » espéré de la société. Ils n’imaginent pas un seul instant que cela est surtout perçu par ceux qu’ils imitent comme un symbole d’allégeance s’ajoutant aux signes attestant leur soumission à de nouveaux comportements culturels et à de nouvelles mœurs. Non seulement il n’y a pas d’assimilation des populations immigrées mais il se produit un phénomène inverse, visible à travers le fait que ce sont désormais les jeunes Français qui s’assimilent aux façons de parler et aux mœurs des nouveaux arrivants. La « nouvelle France » que M. Mélenchon chérit est bien décidée à faire régner sa loi, y compris lorsqu’il s’agit de l’usage de cette nouvelle langue. Elle y parvient déjà en de nombreux lieux, sous les yeux attendris de gauchistes qui ne savent pas ce qui les attend – mais qui en ont eu toutefois un avant-goût lorsque, dans les manifestations, ils ont brandi des pancartes sur lesquelles était inscrit un slogan énigmatique apparu au début des mouvements lycéens et n’ayant rien de populaire : « Bismillah, c’est les ténèbres ». Mal leur en a pris. Sur les réseaux sociaux, de jeunes musulmans ont menacé des pires sévices les « mécréants » osant utiliser le mot bismillah qui veut dire « au nom d’Allah ». Dans les défilés, des frères ont déchiré les pancartes incriminées après les avoir violemment arrachées des mains des « blasphémateurs » désemparés et transis de peur. Croyant bien faire, l’eurodéputée islamo-gauchiste Emma Fourreau (LFI) a posté sur son compte Instagram le slogan en question et s’est vu immédiatement accuser d’islamophobie. Idem pour l’impayable rebelle d’opérette Greta Thunberg. En reprenant cette expression, les gauchistes comptaient afficher leur proximité, voire leur solidarité avec les voyous et les pilleurs dont ils ont, semble-t-il, et malgré leurs dérobades dans les médias, reconnu les origines ethno-religieuses. Dans Libé, Eddy Bellegueule est lui aussi obligé de le reconnaître : « Comment ne pas voir qu’ils [les casseurs] étaient, en grande partie, des hommes racisés, noirs et arabes […] venus des quartiers populaires », écrit-il avant, bien entendu, de leur trouver toutes les excuses possibles. Les « quartiers populaires » dont il parle sont en réalité les territoires perdus de la République décrits il y a vingt-cinq ans par un collectif d’enseignants auxquels se sont ajoutés des pans entiers de nos villes gangrénées par le communautarisme, l’islamisme, la délinquance et le trafic de drogue.
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Édouard Louis prétend vouloir aborder les événements du 17 octobre en les analysant d’un point de vue sociologique. On sait ce que cela veut dire. Nul n’ignore d’où lui vient cette manière de tourner autour du pot, de relativiser, voire de distordre la réalité en la réduisant à une « violence sociale » dont ne seraient victimes que « certaines couches de la population ». Les ingrédients les plus grossiers et les plus indigents de la tambouille sociologique composent le brouet qu’il nous sert dans Libé et dans lequel barbotent les lubies théoriques de ses deux compères, une sociologie de bazar reposant sur les affligeants radotages sous-foucaldiens d’Éribon et les non moins affligeants délires totalitaires de Lagasnerie, que notre petit bourgeois agrémente de discours violents et insurrectionnels calqués sur ceux des députés et militants LFI. Encore freine-t-il ses ardeurs dans Libé. Il en sera tout autrement dans les studios de Radio-Canada.
Sur les antennes radio de la Nouvelle France
Interrogé par une journaliste qui semble aux anges, l’écrivain mélenchoniste y décrète en effet que « l’extrême droite ne devrait pas avoir le droit d’exister dans l’espace public ». Notons que la fine fleur des milieux syndicaux, politiques et médiatiques semble partager ce point de vue : pour empêcher que l’événement ne se déroule normalement, les « démocrates » Sophie Binet, Olivier Faure, Clémentine Autain et Bally Bagayoko ont défilé contre la tenue du congrès annuel du RN à Orléans. Rares ont été les médias s’étonnant, pour le moins, de voir les « libertés publiques », les « principes démocratiques » et les « valeurs républicaines » foulées au pied par ceux qui les invoquent si souvent avec force trémolos dans la voix.
Mais revenons à cet entretien radiophonique hallucinant. Loin de la France, la mascotte du petit monde littéraire et bourgeois parisien n’a pas fait dans la demi-mesure : « Il y a en France,a-t-il osé affirmer, en moyenne, un jeune garçon noir ou arabe tué par la Police par mois. […] Adama Traoré, qui est un jeune garçon noir, a été tué par la Police, pour la seule et bonne raison qu’il était noir. » Ces allégations mensongères sont passibles de poursuites judiciaires pour diffamation envers une administration publique. Les propos qui suivent sont, eux, passibles de poursuites judiciaires pour incitation à la violence : « Mettre le feu à la rue c’est une continuité normale d’expression par rapport à la violence qui vous détruit tous les jours. […] Je suis pour qu’on mette le feu dans Paris, je suis pour qu’on aille casser des choses. […] Faire de la politique, c’est avoir ou non du sang sur les mains. Il n’y a pas de grande révolution sans débordements. » Je sais pertinemment qu’aucune action judiciaire ne sera déclenchée à l’encontre d’Eddy Grandegueule. Mais j’espère vivre assez vieux pour voir de quelle manière, lui, ses deux congénères révolutionnaires de salon et toute la mélenchonie seront traités par les plus virulents représentants de la « nouvelle France » si ces derniers parviennent à s’imposer dans la sphère politique après avoir, comme le prévoit Rima Hassan, rejeté le « porte-parolat » gauchiste et renié des alliés se qualifiant eux-mêmes de « trop moches, trop blancs ». Perçus comme un frein à la transformation radicale, religieuse et culturelle de la société française, il n’est pas difficile de deviner le sort qui sera réservé à ces idiots devenus inutiles à l’avènement d’une « grande révolution » qui les dépassera totalement. Il y aura peut-être alors, effectivement, quelques débordements et un peu de sang sur les mains…




