Le cocktail médiacratie-ploutocratie–fraude électorale est en passe d’avoir raison de la démocratie aux États-Unis. Un déni de démocratie que nous subissons également par le biais des initiatives de l’Union européenne…  Une tribune libre de Jérôme Rivière


Au milieu des années 90, Francis Fukuyama ne croyait pas si bien dire lorsqu’il prévoyait « la fin de la démocratie ». Ce qui se déroule actuellement devant nous, tant aux États-Unis que dans les sphères de l’Union européenne, en produit hélas un témoignage des plus convaincants. Comme l’a souligné avec justesse et talent Michel Onfray, il est logique que dans un tel système, ce soient les médias qui aient annoncé « l’élection » de Joe Biden. Alors que les décomptes n’étaient pas terminés et nombre de recours déjà déposés. Les médias, pointe la plus avancée du système car détenus par ceux qui en sont les principaux bénéficiaires et promoteurs, avaient décidé à l’avance de leur candidat.

Des fraudes massives?

Les États-Unis, à l’égal de la France du Second Empire, ont donc ressuscité la notion de candidat officiel. Un groupe de « grands patrons » américains vient même de tomber le masque, sommant Trump de quitter le pouvoir. Passant par pertes et profits les résultats économiques exceptionnels du président sortant, il est vrai, bien plus, au service des salariés et des PME que de Wall Street, qui aura quand même passé quatre bonnes dernières années…

Après l’oligarchie et la médiacratie, la ploutocratie y va également de sa chasse à la démocratie. Parmi ceux-ci, bien sûr, les prédateurs de la finance internationale, à commencer par l’emblématique président de JP Morgan.

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Passons dans un premier temps sur l’inégalité d’accès et l’impartialité avérée et habituelle des médias outre-Atlantique. Mais voir un président des États-Unis coupé en direct par deux chaînes de télévision à l’audience nationale majeure, telle que ABC et NBC, relève du jamais vu. Mais surtout, des fraudes massives, portant notamment sur les votes par correspondance, ont été relevées. Rappelons au passage aux contempteurs médiatiques de Donald Trump en France, que la législation française a mis fin à cette pratique dans notre pays à la fin des années 70 du fait des fraudes et abus qui étaient régulièrement constatés…

Un cocktail médiacratie-ploutocratie-fraude électorale

Comment expliquer la découverte subite d’un seul coup, dans l’État de Pennsylvanie, de 360 000 bulletins au seul nom du candidat démocrate ? Sinon à défier les lois de la probabilité énoncées par Pascal depuis trois siècles…

On notera au passage que l’actuel gouverneur de Pennsylvanie, l’homme d’affaires démocrate Tom Wolf, avait signé en octobre 2019, en prévision du scrutin à venir, une réforme électorale sans précédent, établissant notamment le vote postal généralisé et l’extension du délai d’inscription sur les listes électorales…

Peut-on rappeler qu’un principe démocratique de base doit prévaloir : on ne peut proclamer quiconque définitivement élu lorsqu’un recours au moins est pendant ? Et à plus forte raison lorsqu’il existe une multiplicité de recours, de surcroît dans un contexte de résultats des plus ténus. Peut-on rappeler que l’élection très contestée de George W. Bush, en 2000, n’avait été confirmée que le 13 décembre, soit la veille du vote des grands électeurs ? Le cocktail médiacratie-ploutocratie–fraude électorale est en passe d’avoir raison de la démocratie aux États-Unis, qui nous fut pourtant présentée, à la suite des écrits de Tocqueville, comme un modèle depuis un siècle et demi. Mais ce déni de démocratie, nous le subissons de plein fouet également, par le biais des initiatives de l’Union européenne.

Un Parlement européen absent

En effet, depuis le début de la crise de la Covid-19, le Parlement européen n’existe plus que de façon virtuelle. Et son président, accompagné par la grande majorité des groupes politiques, en a profité pour en réduire les prérogatives de façon significative. Jusqu’au point où on peut parler, ici aussi, d’un véritable déni de démocratie. Les rappels au règlement, souvent indispensables, en début de séance ? Prohibés. Les interpellations des orateurs, sous la forme des fameux « cartons bleus », les questions orales ? Oubliées. Le respect du siège du Parlement européen à Strasbourg, tel que mentionné dans les traités ? Passé par pertes et profits. Le principe élémentaire du vote personnel, physique et présentiel dans l’hémicycle ? Ramené aux calendes grecques.
Pourtant, les thèmes et les débats les plus brûlants ne manquent pas au sein de l’Union européenne à l’heure actuelle : les attaques terroristes islamistes toujours plus dramatiques, la mise en œuvre du très nocif pacte sur les migrations, le bellicisme et les provocations multiples du président turc…

Depuis 1215 et la Magna Carta de Jean Sans Terre, jamais nous n’avons, sur le continent européen assisté à un tel recul des prérogatives parlementaires.

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Des deux côtés de l’Atlantique, ces faits ne sont nullement autonomes l’un par rapport à l’autre. Ils participent d’une même et unique vision du mondialisme, des intérêts de la « super classe mondiale » (estimée par Samuel Huntington à 10 millions d’individus), d’une volonté avérée d’écrasement de la démocratie et des intérêts vitaux et intrinsèques des peuples et des nations. À Washington et à Bruxelles, une architecture infernale s’est mise en place. Pour meilleure preuve, comment ne pas évoquer les mots ultimes de Jean Monnet dans ses Mémoires, qui établissaient que la Communauté (européenne) n’était qu’une étape dans les « formes d’organisation du monde de demain » ?

Mais intérêts financiers, médiacrates, fraudeurs électoraux professionnels et eurocrates devraient pourtant se méfier des répliques des peuples, qui n’attendront pas que leur démocratie leur soit confisquée. Sous peine que les peuples s’expriment de façon encore plus forte, et plus seulement dans les urnes.

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