Thibault de Montaigu saisi par la foi dans un livre pascalien


L’auteur de La Grâce, Thibault de Montaigu, veut écrire un livre-enquête sur Xavier Dupont de Ligonnès pour tenter de le retrouver et percer ainsi l’étrange énigme de sa disparition. Montaigu se retrouve dans un monastère et est touché par la foi.

Ce sybarite, lecteur de Georges Bataille très jeune, adepte des soirées de baise et de défonce parisiennes sous coke, tripatouilleur de chair, rejoint les grands brûlés du christianisme. La nuit pascalienne, ça fait peur. On se dit qu’il faut un style puissant et inspiré pour en rendre compte. Mais sa plume ne tremble pas. La distance est tenue, la densité ne faiblit pas. Son livre se dévore. Très vite.

Le personnage principal se prénomme Christian. Il est l’oncle de Thibault. Lui aussi a été touché par la grâce, mais il est allé plus loin dans le désir de vivre en harmonie avec sa foi. 

En finir avec l’autodestruction

C’était également un apôtre de la drogue et de la nuit, paumé déambulant sur le bitume de Paris, à la recherche de plaisirs charnels dans les jardins des Tuileries, à la recherche de jeunes corps virils. Montaigu raconte le temps où il ne faisait pas bon être homosexuel. Yves Navarre n’avait pas encore publié Le jardin d’acclimatation, prix Goncourt 1980, révélant que les fils de bourgeois, « tapettes » comme on leur balançait à la figure, allaient se faire lobotomiser sur ordre du père de famille. Christian connaît sa « nuit de l’âme. » Il se fait tabasser, son corps n’est plus que plaies

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