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Soudain, alors que nous montions pour accéder au sommet de la tour, la Sauvageonne se tut et se mit à compter. « Cent dix marches ! » exulta-t-elle, arrivée dans les hauteurs. « On fait du sport ! » Je la trouvais très mignonne, plus ébouriffée que jamais.
Nous nous trouvions au Mémorial national australien de Villers-Bretonneux ; dans le cadre des Journées du patrimoine, en compagnie d’un couple d’amis, nous avions choisi de découvrir l’endroit et plus particulièrement le Centre d’interprétation Sir John Monash qui « commémore l’engagement militaire australien et néo-zélandais et […] rend hommage aux hommes de l’Australian and New Zealand Army Corps ayant servi sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale », explique un panneau à l’entrée du cimetière.
Comment rester insensible lorsqu’on se promène dans les allées de ce cimetière ? Des centaines de tombes de soldats souvent jeunes, très jeunes, qui n’hésitèrent pas à venir du bout du monde pour se faire tuer dans la Somme par les balles et les obus de nos bons amis d’outre-Rhin. Exemple : celle de M. R. Dougherty, fauché le 20 octobre 1918 à l’âge de 17 ans. Le 20 octobre 1918 : à quelques jours de l’armistice…
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La visite du centre d’interprétation se révéla passionnante. Situé sur la colline entre Villers-Bretonneux et Fouilloy, il se trouve derrière le Mémorial national australien, dans l’enceinte du cimetière militaire. Inauguré en avril 2018, il porte le nom du général Sir John Monash, qui dirigea le Corps australien sur le front occidental en 1918.



D’un coût de 100 millions de dollars australiens, sa construction a été prise en charge par le gouvernement australien. Le Mémorial national australien, lui, a été conçu par Sir Edwin Lutyens ; il fut inauguré le 22 juillet 1938 par le roi George VI pour commémorer l’Australian Imperial Force, qui servit en France et en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
Sur les murs de l’édifice sont gravés les noms des quelque 11 000 soldats australiens morts durant la Première Guerre mondiale et sans lieu de sépulture connu. Les noms des batailles sont gravés sur les murs du mémorial. Au sommet de la tour, une table d’orientation indique les champs de bataille environnants. Des impacts de balles de la Seconde Guerre mondiale sont toujours présents dans la pierre.
Ne jamais oublier l’infini courage de nos amis alliés.
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