Le premier tour des élections municipales a confirmé l’emprise des islamistes sur de nombreuses banlieues françaises. Alliés aux caïds de la drogue, ils s’infiltrent aussi bien à droite qu’à gauche pour mettre les villes sous coupe réglée.


Il y a eu une vie avant le coronavirus. Et même un premier tour d’élections municipales. Et dans ce temps d’avant, plusieurs ouvrages ont dénoncé l’utilisation du clientélisme, qu’il soit religieux, qu’il s’appuie sur la petite délinquance ou qu’il mixe les deux, comme moyen le plus efficace pour conquérir ou garder le pouvoir. Un tel clientélisme fait sombrer les villes qu’il gangrène, mais paraît assurer le pouvoir de ceux qui le pratiquent. Un certain nombre de cas emblématiques ont été étudiés : par Eve Sfeztel, dans Le Maire et les Barbares, qui décortiquait le système mis en place à Bobigny ; dans Banlieue naufragée de Didier Daeninckx, sur le système mis en place à Saint-Denis ou Aubervilliers, ou encore à travers les enquêtes réalisées par Bernard Rougier et ses étudiants sur Les Territoires conquis de l’islamisme. Dans le même temps, dans le Val-d’Oise, à Garges-lès-Gonesse ou Goussainville, notamment, on arrive à la deuxième étape des stratégies de conquête de l’islam politique, qui consiste à établir ses propres listes, une fois l’emprise sur la communauté musulmane assurée et le noyautage des sections de partis effectué. Lors de cette première étape, la tête de liste est islamiste et ses compagnons de route sont présents, mais la liste intègre aussi des candidats ayant une autre i

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Avril 2020 - Causeur #78

Article extrait du Magazine Causeur

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