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La nuit de Notre-Dame par ceux qui l’ont sauvée

Le 15 avril 2019, alors que beaucoup de Français ont le cœur meurtri et regardent avec peine les images de Notre-Dame en feu, d’autres se battent pour la sauver. Ces hommes, qui pour la plupart n’ont pas la trentaine, sont ceux de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, une unité de l’Armée de terre créée en 1811 par l’empereur Bonaparte et qui a pour vocation de “servir et sauver”. 


“Servir et sauver”, en combattant le feu certes, mais aussi au quotidien dans une multitude de situations. Bien que l’incendie de Notre-Dame soit loin d’être le seul fait d’armes des Pompiers de Paris qui ont aussi été les premiers à intervenir après les attentats de Charlie Hebdo le 17 janvier 2015, au Bataclan, le 13 novembre de la même année ou plus récemment lors de l’incendie rue Trévise où deux sapeurs-pompiers perdent la vie, il compte sans aucun doute parmi les plus médiatisés de la dernière décennie, ce qui a motivé l’écriture du présent ouvrage.

À lire aussi : Hidalgo veut exposer les “entrailles” de Notre-Dame

Couverture du livre « La nuit de Notre-Dame: Par ceux qui l’ont sauvée » écrit par la brigade de Sapeurs-pompiers de Paris.

En se présentant sous la forme d’un compte rendu, il fait vivre à son lecteur l’incendie de Notre-Dame heure par heure, minute par minute et l’immerge totalement dans le feu de l’action. Il y découvre les détails de l’opération, le ressenti des pompiers au fur et à mesure de ces quinze heures d’interventions. Les témoignages présentés ne manquant pas d’employer le jargon de la BSPP, sans oublier toutefois de clarifier certains points trop techniques pour les non-initiés, donnent à ce livre toute sa substance et lui confèrent un aspect spontané, naturel très appréciable.

À lire aussi : Notre-Dame ne sera plus jamais Notre-Dame

Le lecteur vit ainsi au rythme des pompiers intervenus sur cet incendie majeur, prend conscience de la manière dont ils vivent cet événement tragique mais aussi et surtout…

>>> Lire la fin de l’article sur le site de Conflits <<<

La nuit de Notre-Dame: Par ceux qui l'ont sauvée

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Abstention, piège à cons

Dimanche dernier, au premier tour des élections régionales, rien n’a fonctionné comme prévu. Pour tous les partis politiques. L’abstention a atteint 66,7%. Alors que médias et politiques se penchent avec compassion sur leur cas, les abstentionnistes n’ont aucune excuse sinon d’être les fossoyeurs inconséquents de la démocratie.


Un bref instant, en regardant les résultats des régionales, j’ai cru qu’on était revenu dans le monde d’avant. Le monde d’avant Macron je veux dire, et j’étais bien content. 

Étymologiquement, l’abstentionniste refuse de faire l’amour à la démocratie. Est-ce par ce qu’il la trouve moche ? C’est vrai, elle n’est pas bien jolie

Le jour d’après

Un monde où il y avait une droite, où il y avait une gauche, un monde où parfois la droite gagnait et où parfois c’était la gauche. Moins souvent, hélas, en ce qui concerne la gauche parce qu’il est plus compliqué d’être de gauche que de droite, de jouer sur la raison que sur la pulsion surtout à l’époque des faits divers débités par rafale pour tétaniser la population. Mais cette joie n’a duré qu’un bref instant parce qu’il y avait, dans le monde d’avant, des électeurs. 

À lire aussi: Quai des brutes

Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Mais si voyons, l’électeur, c’était un homme ou une femme qui avait lu les professions de foi des différents candidats (à l’époque, on les recevait), avait écouté des débats et pas seulement des discussions approximatives d’éditorialistes et de sondeurs qui brassent le vent sécuritaire. Il se faisait sa petite idée et il allait voter en revenant du marché ou après le café du repas dominical. Si l’électeur était militant, ou même simplement doté d’un minimum de civisme, il arrivait même qu’il tienne le bureau de vote ou qu’il participe, le soir, au dépouillement.

Un couteau sans lame auquel il manque le manche…

Mais là, en fait, des électeurs, il n’y en pas eu beaucoup. Mais vraiment pas beaucoup. C’est ennuyeux dans une démocratie. Une démocratie sans électeurs, ça tient du fameux couteau de Lichtenberg : un couteau sans lame et dépourvu de manche. Un électeur qui ne se dérange pas pour voter est appelé abstentionniste. 

L’abstention, pour un électeur, c’est une espèce d’abstinence, comme on peut être abstinent en amour, c’est-à-dire refuser un rapport sexuel. Ce sont des mots de la même famille. Étymologiquement, l’abstentionniste refuse de faire l’amour à la démocratie. Est-ce par ce qu’il la trouve moche ? C’est vrai, elle n’est pas bien jolie. Mais à moins de jeter des bombes, c’est le seul moyen qu’on aura de virer Le Pen et Macron et de retrouver un affrontement normal et apaisé entre gauche et droite.

Vote des jeunes: Mc Fly et Carlito, une influence très limitée des “influenceurs”

Je trouve que tout le monde a été bien indulgent avec les abstentionnistes. Il faudrait les comprendre, paraît-il… Ils ont eu envie de profiter de la liberté retrouvée : rappelons que voter, ça prend dix minutes à tout casser. Ou alors, surtout les jeunes, ils ne se sentent pas concernés. C’est dommage, parce que Macron les prend pour des cons. Il les amuse avec Mc Fly et Carlito en leur préparant un bel avenir de livreurs à domicile qui travailleront jusqu’à soixante-dix piges sans couverture sociale. Ou encore l’offre politique semble insuffisante à l’abstentionniste. Ah bon ? Il lui faut quoi, par exemple, à l’électeur de chez moi, dans les Hauts de France en dehors de la droite, de la gauche, l’extrême-droite lepéniste et l’extrême-droite macroniste ? Des binômes départementaux défendant la cuisson de la frite au gras de bœuf ? Une liste départementale menée par un mangeur de Welsh ?

À lire aussi, du même auteur: Macron, le prof «copain»

Ça n’engage que moi mais je n’ai pas envie de trouver d’excuses aux abstentionnistes. Ça me donne même des envies de vote obligatoire. Au moins, ils se dérangeront pour voter blanc, si ça leur chante.

En attendant, toujours dans mes chers Hauts de France, félicitations aux 252 623 électeurs de la liste de Karima Delli d’avoir rappelé aux médias que la gauche existe encore et aussi à tous ceux qui nous ont donné le bonheur de voir cinq ministres macronistes au tapis dès le premier tour. Au bowling, on appellerait ça un strike.

Vivonne

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Abstention de masse: j’accuse le cynisme du pouvoir

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Voilà que les « Gaulois réfractaires » sont devenus réfractaires… au vote démocratique!


J’accuse le système politico-médiatique d’être l’un des facteurs explicatifs majeurs de l’abstention de masse du dimanche 20 juin aux élections régionales et départementales 2021. La France est désenchantée. Elle n’est même plus mécontente : elle est indifférente. Les échelons intermédiaires ne la passionnent pas. Ils sont complexes, déconnectés de leurs préoccupations immédiates. Les Français veulent qu’on leur parle simplement : de leurs impôts, de leur sécurité, de l’avenir de leurs enfants… peut-être même, si on sait s’y prendre, de l’avenir de leur civilisation.

Un effet boomerang du référendum de 2005 ?

La crise démocratique n’est pas qu’une conséquence de la pandémie, de sa gestion erratique et sidérante, des privations de libertés qu’elle a engendrées ; elle est l’aboutissement de 40 ans de renoncements politiques et d’un sabotage méthodique de toutes les tentatives de protestations respectueuses du cadre démocratique. La dernière fois que les Français ont été convoqués pour un scrutin direct, il y a plus de 15 ans, excusez du peu, ils ont été humiliés. Alors qu’ils avaient envoyé un « non » véhément à la constitution européenne, le pouvoir leur a signifié une fin de non-recevoir. Leur colère a été niée, invisibilisée.

A lire aussi, Jérôme Leroy: Abstention, piège à cons

Quelques années plus tard, les réseaux des paroisses et de la droite se sont mobilisés pour La Manif Pour Tous. Résultat ? François Hollande n’a pas accordé de référendum aux manifestants. Ils ont perdu, en dépit de leur détermination. Pour d’autres raisons, beaucoup plus sociales que sociétales, les Gilets jaunes ont mené la France au bord du soulèvement général. Aucune leçon n’en a pourtant été tirée. Tous ces Français tenus pour « réfractaires », car ils se sont opposés aux effets les plus pervers et indésirables de la mondialisation culturelle de la gauche régressive, se réfugient désormais partiellement dans l’abstention. Une abstention parfois « militante », fruit d’une réflexion politique jugeant la démocratie représentative comme constituant un jeu faussé : « pile je gagne, face tu perds », leur dit le système en place.

Des ratés dans les boites aux lettres

Le Rassemblement National représente peu ou prou 20% du corps électoral depuis déjà une bonne décennie. Il ne bénéficie toutefois que de six députés. Un nombre ridicule si on l’envisage par rapport à son poids électoral. Une majorité d’idées ne fait pas une majorité politique, certes. Mais dans ces proportions, il s’agit tout simplement d’un mépris inouï qui ne peut que générer une forme de lassitude. À quoi bon voter puisque cela est à peu près aussi utile que de pisser dans un violon, doivent penser les électeurs les plus rebelles, les jeunes ou les actifs qui entendent parfois profiter d’un week-end bien mérité ?

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Voter est utile parce que cela permet de mettre la pression sur le pouvoir, de l’empêcher de vendre la France à l’encan et d’importer par l’immigration non désirée l’équivalent de la population de Nantes tous les ans. Voter est utile parce que les grandes victoires se fondent d’abord sur des petits pas. Voter est utile car c’est présentement le seul moyen de changer le mode de gouvernance d’un pays qui s’est oublié, qui a lentement mais sûrement décliné. Voter est utile car c’est encore le meilleur moyen de les faire enrager. Le gouvernement a tout fait pour que vous ne vous déplaciez pas aux urnes. Il n’a pas diffusé de spots indiquant que des élections auraient lieu, n’a même pas contrôlé que le matériel de propagande électorale soit livré dans les foyers des Français.

J’accuse le système politico-médiatique de se réjouir de vous voir endormis. La seule chose qui les effraie serait que vous soyez éveillés.

Le non du peuple

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Deux idéologies accablent Mila

Treize personnes sont jugées pour « harcèlement » et « menaces de mort » contre la jeune fille. Mais on ne peut imputer la responsabilité de son sort à la seule menace islamiste.


J’aurais des milliers de choses à écrire sur Mila, et sur l’affaire Mila.

Sur ceux qui harcèlent Mila. Sur les idéologies au nom desquelles ils la harcèlent, car il y en a deux.

Une censure qui s’étend 

L’islam bien sûr, l’islam avant tout, l’islam qui se banalise, se normalise, impose petit à petit ses normes. Mais aussi l’idée que l’on devrait respecter la susceptibilité des musulmans quitte à renoncer à nos libertés et à notre dignité. Sur ceux qui propagent ces idéologies, de l’Église de Sociologie adepte de la « coexistence » à bien des instances officielles de l’islam, en passant par le Pape François. Sur ceux qui consentent du bout des lèvres à ce que l’on critique ces idéologies, mais voudraient rendre intouchables ceux qui choisissent d’y adhérer. Sur ceux qui, justement, font le choix de ces adhésions, malgré Mila, malgré Salman Rushdie, malgré Raïf Badawi, malgré Charlie Hebdo, malgré Asia Bibi, malgré Samuel Paty, soutenant de fait les manœuvres de la Ligue Islamique Mondiale pour faire criminaliser le blasphème par les institutions internationales et instaurer une censure mondiale.

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Sur la passivité criminelle des pouvoirs publics, quand ce n’est pas la complicité. Complicité d’une garde des Sceaux dont le premier réflexe, le cri du cœur, fut de condamner Mila. Complicité d’une ministre de la Défense qui a accepté que même les lycées militaires renoncent à accueillir Mila. Complicité d’une ministre qui fait carrière sur l’idée qu’elle défend les femmes, mais qui a proposé pour animer les débats principaux des futures élections présidentielles un bateleur selon lequel les dessins de Charlie « mettent de l’huile sur le feu » et qui se réjouit que Mila « se fasse toute petite ». Sur ce procès qui n’est qu’un leurre, car la vérité se résume à trois choses. La première : 100 000 menaces de viol et de mort, 13 prévenus seulement. La seconde : Mila a été déscolarisée, pas ceux qui ont fait d’elle une paria. La troisième : le CFCM, dont le délégué général Abdallah Zekri trouvait que Mila l’avait « bien cherché », n’a jamais été sanctionné.

Merci Mila

Sur notre passivité collective, tout aussi criminelle. Que nous est-il arrivé pour que nous ne jetions pas notre mépris à la figure de ceux qui s’en prennent à Mila, et de ceux qui trouvent qu’elle ferait mieux de se taire ? Pour que nous ne descendions pas dans la rue hurler notre rage ? Pour que Mila doive se cacher, au lieu que ce soient ces traîtres et ces fanatiques qui rasent les murs, terrifiés par la colère d’un peuple qui n’accepte pas que l’on piétine la liberté de ses enfants pour satisfaire les caprices d’Allah et des fous d’Allah ?

A lire aussi: Affaire Mila: Abdallah Zekri (CFCM) estime qu’elle l’a bien cherché

Sur l’importance fondatrice du blasphème dans notre civilisation, depuis qu’Homère a chanté Athéna armant le mortel Diomède contre l’immortel Arès, et insultant le dieu de la guerre. Sur le blasphème comme cri de révolte de la conscience humaine lorsqu’on voudrait la soumettre à l’arbitraire d’un dieu injuste, et étouffer sa capacité à déployer ses ailes pour penser par elle-même. Sur le blasphème comme expression de l’exigence sacrée que les dieux soient dignes d’être des dieux.

Sur ceux qui dès le début ont défendu Mila, et dont je suis fier de faire partie. Ceux qui l’ont défendue avant que ce soit à la mode. Ceux qui n’ont jamais cessé de la défendre.

Plus tard.

Alors que le procès se déroule, que Mila et les siens sont éblouissants de dignité, que Richard Malka est admirable et que certains avocats des mis en cause sont abjects, je suis trop en colère et trop ému pour écrire tout cela comme je le voudrais.

Aujourd’hui, je vois une jeune fille, fille de Sapphô et fille de la France, qui reste debout, qui ne cède pas, qui ne s’excuse pas, qui ne renonce pas, qui malgré la peur, le doute, la souffrance, l’isolement, la pression, continue à tenir tête à l’abomination. Et je sais que quoi qu’il arrive demain, elle aura fait un magnifique doigt d’honneur aux ténèbres. Et je n’ai qu’une chose à dire, la plus importante. Merci, Mila.

Macron: never explain, never complain!

« Ne désavoue jamais »: cela pourrait être la devise des politiques français. Alors que les désaveux démocratiques s’enchaînent, comme le camouflet infligé à LREM aux dernières élections, notamment en la personne du garde des Sceaux dans les Hauts-de-France, nos gouvernants refuseront toujours d’assumer leurs échecs. Les exigences d’une saine démocratie imposeraient qu’ils en tirent les leçons, en démissionnant par exemple.


Guy Mardel a chanté en 1965 « N’avoue jamais ». Il me semble, avec un peu d’ironie mais beaucoup de justesse, qu’en politique tout particulièrement, l’injonction est au contraire de se dire : ne désavoue jamais.

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Le président de la République, comme c’était prévisible, parce qu’il déteste réagir sous l’emprise du réel et dans l’attente du second tour des élections régionales et départementales, n’a pas encore commenté le désastre de LREM le 20 juin. Son conseiller politique Thierry Solère, qui était de droite, avait pour mission de fracturer la droite. Manqué. Et LREM s’est brisée toute seule ! Réaction sur ce sujet, toute de mesure et de lucidité, du sénateur LREM François Patriat.

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L’omniprésent ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dû s’expliquer sur les dysfonctionnements liés à la campagne du premier tour mais il va de soi qu’il ne démissionnera pas. En France l’échec, sur aucun plan, n’est un drame. La réussite est de savoir échouer d’une certaine manière. Pour les Hauts-de-France, le garde des Sceaux engagé dans un combat ambigu a tenu des propos de haine à l’encontre de Marine Le Pen et du RN auxquels il imputait d’avoir un discours de haine ! La liste à laquelle il appartenait, avec d’autres ministres, n’a même pas atteint les 10% et Xavier Bertrand, qu’il avait cherché à ridiculiser pour ses propositions pénales, a viré très largement en tête au premier tour. Eric Dupond-Moretti, toute dignité perdue, a appelé à voter en sa faveur en continuant cette lamentable distinction entre adversaires et ennemis comme si être hostile au RN impliquait d’oublier que ses électeurs étaient citoyens, Français et nos compatriotes. Pas plus ennemis que les autres, pas moins adversaires que les autres. Mais le président de la République se murmure : « Ne désavoue jamais ».

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Pendant quelque temps, il avait été tenté d’agir de même avec l’affaire Benalla. Mais à la longue, c’était devenu ingérable. Désavouer exigerait une forme d’abandon, de modestie, on serait contraint de sortir de sa superbe et surtout il faudrait être sûr de pouvoir remplacer avantageusement le partant. Pour le ministre de la Justice, aucun problème ne se poserait – je me souviens, par exemple, de Guillaume Larrivé de LR s’étant clairement offert au macronisme – et des ambitions se révéleraient. Mais pour d’autres, que d’embarras. Ainsi je continue à trouver talentueux et convaincant (autant que sa cause le permet et ce n’est pas une mince affaire !) le porte-parole Gabriel Attal et il n’aurait pas été évident de lui trouver un successeur. Aussi le président demeure volontiers sur cette pente : Ne désavoue jamais.

Il n’est d’ailleurs pas le seul à s’être campé dans cette prudence inactive qu’on pourrait qualifier de fidèle. Aussi bien François Mitterrand que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont adopté ce registre en considérant qu’il valait mieux défendre des inconditionnels fautifs que faire s’éloigner des médiocres incontestables. Je ne suis pas persuadé qu’à la longue ce soit un bon calcul.

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Mais je les entends se parler à eux-mêmes : Ne désavoue jamais.

Nicolas Sarkozy en a bénéficié puisque malgré tant de péripéties discutables au pouvoir ou après l’avoir quitté, notamment judiciaires, son parti, sa cour et ses amis proches ne l’ont jamais vraiment « désavoué ». Le paradoxe est que le président Hollande, lui, n’a pas hésité à renvoyer mais qu’il a été aussi le seul à être plombé par une opposition constante de son propre camp. N’hésitant pas à désavouer, il a été lui-même sans cesse désavoué. Je me demande si un jour, quand la politique sera devenue un lieu de vérité, l’honneur d’être ministre une exigence de responsabilité, on n’aura pas cet immense progrès démocratique de voir des fiascos non plus couronnés par des soutiens mais par des reconnaissances de culpabilité spontanées ou forcées. Pour faire mentir l’adage « Ne désavoue jamais ».

Quai des brutes

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Une rixe d’une rare violence a eu lieu samedi 19 juin au soir à la Gare de Lyon, sur le quai du RER D. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux.


Relayée sur les réseaux sociaux, une vidéo filmée gare de Lyon présente des images incroyables. Elle démontre le caractère ultraviolent que peuvent prendre les affrontements entre usagers dans les transports parisiens.

Un quai recouvert de sang

La “baston” généralisée commence dans la rame du RER, puis elle se prolonge sur le quai. L’origine de la bagarre est difficile à déterminer. La rame semble bondée, il faisait très chaud à Paris ce soir-là.

À lire aussi, Jérôme Leroy: Raison et sentiments d’insécurité

Environ cinq hommes se donnent de violents coups. À un moment donné, l’un des participants à la rixe frappe si violemment un autre que son adversaire se cogne contre le RER et tombe au sol, inconscient. Un autre antagoniste finit adossé au mur du quai. Atteint au visage, il perd alors beaucoup de sang.

Pourquoi ces hommes en sont-ils venus aux mains ? Quand la civilité fait défaut, les hommes n’échangent plus grâce à la parole, mais ils échangent des coups. Peut-être ne parlaient-ils pas la même langue ? Pourquoi la sécurité n’est-elle pas intervenue plus rapidement ? Des questions auxquelles la vidéosurveillance et l’enquête devront répondre.

Les policiers pas plus choqués que cela

CNews indique que trois personnes ont finalement été interpellées. Interrogé sur les faits par Romain Desarbres sur CNews ce matin, le secrétaire départemental adjoint des Hauts-de-Seine du syndicat de police Unité-SGP Mickael Dequin se montrait quelque peu fataliste :

« Ces images, qui ont été relayées sur les réseaux sociaux peuvent choquer de par leur degré de violence. Mais avec mes collègues nous ne sommes pas plus choqués que ça. C’est ce niveau de violences auxquelles sont confrontés quasi quotidiennement nos collègues sur le terrain ! » Le syndicaliste ajoutait ensuite : “La police des Transports a été soumise à une restriction au niveau des effectifs ces dernières années. Quand on n’occupe moins le terrain, les gens se permettent beaucoup plus de choses !“ Y compris donc à une heure de grande affluence, y compris dans l’une des principales gares de la capitale.

Et on reparle d’ensauvagement

Cette violence du quotidien ne concerne plus exclusivement nos banlieues et les “territoires perdus” de la République. La France s’ensauvage à vue d’œil, les Français citadins s’y habitueraient-ils ?

À lire aussi, Jean-Paul Garraud : L’augmentation de l’insécurité dans les campagnes est sensible, malgré les confinements!

Sachant son électorat ulcéré sur toutes ces questions, la droite nationale a mené sa campagne électorale dans les régions sur le thème de la sécurité. Assurément, en Île-de-France, les partisans du RN Jordan Bardella ne manqueront pas de continuer de relayer la vidéo cette semaine pour donner à leur candidat un nouvel élan avant le second tour, alors que la patronne a réclamé un “sursaut” après les mauvais résultats enregistrés dimanche. Une des mesures phare du programme de ce parti en Île-de-France est de déployer deux agents de sécurité armés dans toutes les petites gares de la région, et d’investir massivement dans la vidéosurveillance et l’équipement des forces de sécurité ferroviaire.

Le duel Macron/Le Pen, c’est donc fini?

Fini, bien fini?


Il y a quand même des aspects réjouissants à cet effondrement de la démocratie représentative qui ne représente plus grand monde, même pas les représentants. 

Le désintérêt pour les élections régionales doit beaucoup à la réforme régionale décidée de manière totalement technocratique par le président Hollande sur ordre de la Commission européenne. 

Des Länder à la française dont tout le monde se fiche

Réforme menée sur la base du big is beautiful où l’on a ajouté des quantités qui ne font aucun sens : les Alpes sont une bien belle région avec ses fortes traditions. L’Auvergne aussi, mais différentes. Auvergne Rhône-Alpes ne représente donc rien d’autre que l’addition de choux et de carottes, ce qui produit une soupe fade. L’Alsace, que l’on a obligée à fusionner alors que ses habitants avaient refusé cette fusion par référendum, a récompensé les idéologues de cette réforme : le parti LREM y obtient 0,15% des suffrages exprimés et 0,042% des inscrits.

A lire aussi, Gil Mihaely: C’est la région, idiot!

La déroute du parti présidentiel restera dans les annales avec ses ministres partout battus en dessous de 10%. Moindre déroute pour le RN qui s’est voulu le représentant des patriotes et des souverainistes, mais qui n’est plus qu’un parti radical-socialiste à force d’être chiraquisé par sa présidente. Sous Marine,on voit pointer Georges Bonnet !

Eric Zemmour conforté dans ses analyses

La bonne nouvelle est que c’en est fini du duo Le Pen-Macron mis en scène avec tant d’énergie par l’oligarchie, et c’est une route ouverte pour Eric Zemmour.

À lire aussi, Thomas Zlowodzki: Après son retour en grâce aux régionales, la droite doit rebondir avec une primaire!

Le contexte est favorable à l’émergence d’un candidat hors système. La France a besoin d’un président qui lui redonne sa souveraineté et sa grandeur. Il faut en finir avec le concours de beauté qui amuse la galerie tandis que les choses sérieuses se décident ailleurs. Il reste à l’excellent débatteur Eric Zemmour à transformer son potentiel lectoral en potentiel électoral. Mais est-ce un homme d’État ? En a-t-il le caractère, ce qui est la vertu essentielle du chef, que décrivait Charles de Gaulle ? 

Il reste un danger dans ce champ de ruine : les pseudo-écologiques qui sont d’authentiques nihilistes, qui ne connaissent rien à l’écologie et ont une haine pathologique de tout de ce que nous sommes. Ils sont le produit de la destruction de l’école, devenue une « fabrique du crétin » selon Jean-Paul Brighelli, une fabrique qui tourne folle et qu’il est urgent d’arrêter.

Quand des écolos prennent le maquis parisien

Quand vous entendez « guérilla », vous pensez Che Guevara. Ou rebelles communistes en treillis dans l’Amazonie. Des querelles bien loin de chez nous et qui ne nous concernent pas, finalement. Détrompez-vous, la guérilla verte débarque en bas de chez vous !


Parisienne de 31 ans, Ophélie Damblé est auteur de Guérilla green, un « guide de survie végétale en milieu urbain ». Mais aussi d’un Manifeste pratique de végétalisation urbaine, lequel propose « 50 actions coups de green pour celles et ceux qui veulent changer la ville sans la quitter ».

Remédier à l’exode urbain

Ne riez pas, on ne compte plus le nombre de Parisiens qui, fuyant les horreurs du bruit, de la pollution, des métros bondés et  – même s’ils n’osent pas le dire –, de l’insécurité des « quartiers », migrent à la campagne en quête d’une vie meilleure.

À lire aussi, François-Xavier Ajavon : Pas de vacances pour M. Hulot

Sur son site internet Tamèrenature, Ophélie Damblé dit s’adresser « aux cancres qui pensent ne pas avoir la main verte ». Mais sur son compte Instragram, elle vient de poster une photo de « collégiens en stage le temps d’une journée, à la Guerilla Green Academy ». Avec ces jeunes Farc écolos en T-shirt blanc qui pourraient être vos enfants, prêts à semer les graines de la nature tout près de chez vous, vous feriez mieux de vous soucier de la grande guérilla qui couve !

 Je ne voulais pas quitter cette Terre sans savoir faire pousser des tomates 

« On n’a plus le temps de se demander si c’est bien de planter du persil en bas des tours, il faut ajouter de la nature là où il n’y en a plus. Ça n’est pas juste pour faire joli, mais pour que la nature s’équilibre et nous avec », clame-t-elle cette semaine dans Le Parisien. Une allégeance à Mère Nature qui ratisse des milliers d’adeptes. Son compte Instagram compte en effet 15 000 abonnés.

Au jardinage, les Parisiens !

Au menu, des conseils pour faire de votre balcon une parcelle verte en guerre contre la jungle urbaine, cultiver des carottes ou des oignons dans votre studette ou encore faire pousser du persil sur les quais du RER, le tout sur fond d’écriture inclusive. « Pour celleux qui rêvent de devenir paysan.ne », « je suis partie à la rencontre des acteurs.trices », écrit-elle par exemple sur Instagram. Et son physique avenant  – tout en nature – pourrait presque rallier les plus rétifs d’entre vous à sa cause.

À lire aussi, Élisabeth Lévy : Trois Verts, bonjour les dégâts!

« J’ai été élevée dans le bien manger mais là où j’ai grandi, on ne valorisait pas les paysans. Je me suis demandé d’où venaient les produits, puis je suis devenue végétarienne il y a sept ans. Enfin, je me suis dit que je ne voulais pas quitter cette Terre sans savoir faire pousser des tomates  », confie-t-elle au Parisien. Concédons que sur ce dernier point, elle n’a pas tort.

En juillet 2020, la guérillera parisienne a créé la Cité fertile de Pantin, un « tiers-lieu écoresponsable dédié aux enjeux de la transition écologique en ville ». Et quand elle n’est sur le front pour faire de la capitale une mini réplique de l’Amazonie, elle travaille à l’insertion des réfugiés grâce au maraîchage. Avec un tel CV, Ophélie Damblé risque d’enterrer la pelle de sa guérilla écolo pour finir suppléante à la mairie de Paris…

Guerilla Green

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Lettre au président Doumergue

Henry de Montherlant assiste à sa première corrida à Bayonne en 1909. Il a 13 ans et, dès lors, la tauromachie fera partie de sa vie. En 1925, il publie Les Bestiaires, roman sur le monde taurin qu’il dédie au président Doumergue, fervent défenseur de la corrida. Nous remercions vivement Jean- Claude Barat qui nous a autorisés à reproduire la lettre que l’écrivain a adressée au politique.


À M. GASTON DOUMERGUE,
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Président,

C’est à vous que nous devons les courses de taureaux, avec mise à mort, dans le Midi de la France. Bien qu’elles fussent entrées depuis un demi-siècle dans les traditions du peuple méridional – depuis l’origine elles lui appartenaient par les profondeurs, – une commission parlementaire avait été nommée, en 1900, pour statuer sur elles. Seul contre la commission entière, vous êtes parvenu à faire triompher la foi. Je me plais dans cette parole que vous dîtes à vos adversaires, et qui a l’accent triste de Sénèque : « On comprend que les hommes aient peu d’amis quand les animaux en ont tant. »

Peut-être vous souveniez-vous encore d’une autre phrase : « Les combats de taureaux n’ont pas peu contribué à maintenir la vigueur chez la nation espagnole. » Mais sans doute Jean-Jacques Rousseau, qui en est l’auteur (dans le Gouvernement de la Pologne), est-il lui aussi une brute inhumaine et un suppôt de la régression.

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Vous êtes né et vous avez été nourri dans la religion du Taureau. À Nîmes la violente, cette Rome des Gaules, la cathédrale, l’arc d’Auguste, le cirque où on luttait contre les cornus du temps de Suétone, portent sculptée dans leur pierre la bête magique. J’ai vu vingt mille hommes, aux arènes, acclamer le Soleil se dévêtant d’une nuée. Leurs entrailles, sinon leur esprit, savaient que depuis trente siècles elles adoraient le Soleil, et le Taureau qui est un signe solaire. « Dans le Midi taurin, la passion des taureaux a des racines plus profondes qu’en Espagne même. » Pour avoir dit cela, Président, – qui est si juste, bien que si surprenant aux yeux des profanes, – il faut avoir mesuré en soi cet amour.

Dans votre bureau de l’Élysée, entre une bibliothèque et un jardin, qu’il serait charmant de causer taureaux (et rien que cela, grands dieux !). C’est vous qui me le raconteriez : tout petit garçon, quand votre père vous emmenait à la course du village, il avait la coquetterie de passer, la course déjà en train, par le plan où le taureau était lâché. Il vous tenait fortement le poignet ; n’importe, vous étiez bien content que la bête fût de l’autre côté. Quelques années plus tard, au cours d’une de ces chevauchées où les gardians de Camargue arrivent au galop dans le village, entourant le troupeau qui va donner la course, un jour, vous avez été renversé par un des taureaux, et puis, à peine relevé, vous vous êtes mis à sa poursuite avec vos petits camarades.

Deux députés français, de passage à Cordoue au moment de l’enterrement du grand Lagartijo, envoyèrent une magnifique couronne : elle portait votre nom et celui de M. Pams, un Catalan. Et vous étiez ministre quand, à Aigues-Vives, pendant une course libre, vous êtes descendu dans la piste. Même vous avez été, un instant, chargé par le fauve.

À lire aussi : La corrida n’est ni de gauche ni de droite

Dans la façade de l’église de Caveirac, un autel taurobolique rappelle un taurobole donné à Nîmes, au IIIe siècle, en l’honneur de l’Empereur. En votre honneur, Président, combien je voudrais !… Mais non, ces pages ne vous seront pas dédiées. Elles vous gêneraient. Pire, peut-être. De nombreux humanitaires se vantent d’avoir tiré des coups de revolver sur les toreros venus donner une petite course aux environs de Paris, il y a quelque trente ans. La bonté est comme beaucoup de produits : la vraie guérit, les contrefaçons peuvent tuer. Je frémis à l’idée de déchaîner sur vous une terreur rose.

Laissez-moi donc l’offrir, ce livre, au peuple méridional, à ceux surtout du Languedoc et de Provence, qui honorent leur dieu et leur fleuve avec le même nom. C’est un des « frères catalans », célébrés par Mistral, qui élève pour eux la libation dans une nouvelle Coupe : un rhyton de sang noir, en forme de tête de taureau.

Henry de Montherlant

Les Bestiaires

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Henry de Montherlant : Romans, tome I

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Henry de Montherlant : Romans, tome II

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Montherlant : Essais

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Montherlant : Théâtre

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Carnets, 1930-1944

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Melania, Kate, Jill, Brigitte… sans oublier Greta!

Notre chroniqueuse s’est immiscée au G7, section féminine.


Au G7 2019, à Biarritz, Melania Trump avait fait sensation en arborant une spectaculaire robe Calvin Klein, jaune avec une grosse tache rouge (censément une fleur). D’aucuns y avaient décodé un soutien aux gilets jaunes : « For Yellow Jackets and Against Police Brutality » ? On ne sait pas. Mais, dans le doute, merci Melania.

Le G7 2020 initialement prévu au Trump National Doral à Miami, puis relocalisé à Camp David, plus neutre, avait finalement été remplacé par une visio-conférence. Donc, pas de concours d’élégance et conséquemment un bien triste cru.

Le rose, couleur du printemps 2021

Heureusement, cette année, Kate Middleton et Jill Biden ont remis l’église au milieu du village. Elles nous ont été vendues, toutes deux vêtues de rose, couleur tendance du printemps. Pour la duchesse, une robe près du corps, Alexander McQueen, un sac à mains rigide LK Bennet et des créoles Asos. Attention quand même, Kate, les créoles ça frise l’appropriation culturelle. Mais, bons princes, nous passerons pour cette fois. Pour Jill Biden, une robe blanche fluide Akris (l’une des marques favorites de Charlène) et une veste de costume flashy siglée « l’Agence » (marque très intelligente et sûrement bien renseignée). Et enfin Brigitte, comme d’habitude, sublime en Vuitton. « Total look blanc, totalement maîtrisé » : col cheminée à boutons dorés, jupe plissée avec fermeture Éclair dorée assortie aux boutons du haut. Pour les trucs chics : escarpins pointus kaki, discret clin d’œil militaire, et pour les trucs plus décontractés : baskets compensées ultra tendance, style après-guerre.

A lire aussi: « Mimi » en garde-à-vue: mais que va devenir Macron?

Pendant que Brigitte papotait avec la Reine mère, nos deux modeuses visitaient une école, donnaient des carottes au lapin, et minaudaient devant des bambin.e.s qui apprenaient à lire à l’aide de « Greta and the Giants », conte inspiré de l’expérience militante de Greta Thunberg.

Pédagogie woke

Parce qu’en Cornouailles, on apprend à lire dans le Greta et, en France … c’est possible aussi. L’album « Greta et les Géants » écrit par Zoe Tucker et magnifiquement illustré par Zoe Persico est destiné aux tout-petits. Ce pédagogique ouvrage « touche les cœurs de tous et permet en outre de rendre les concepts de protection de l’environnement et de solidarité accessibles pour les plus jeunes. De plus, cette histoire, inspirée du combat de Greta Thunberg pour sauver la planète, permet de discuter avec les élèves de cette jeune militante inspirante grâce à la courte biographie présente à la fin de l’album ».

Bien entendu, des activités « dirigées » sont proposées en sus : « analyse d’une citation de Greta : parfaite porte d’entrée vers un échange philosophique avec les élèves », « création d’une affiche sur la situation de la planète », « utilisation en deuxième vie d’un produit à usage unique pour un projet d’art collectif », « construction de cabanes pour les oiseaux », « fabrication de sacs écologiques pour remplacer les sacs en plastique » ou encore « analyse de statistiques liées à l’environnement » …

A lire aussi: Au menu du G7, grande coalition contre la Chine et bataille de saucisses

Conclusion peut-être un peu hâtive : un livre d’écolier ne sert plus à apprendre à lire, mais à réfléchir, à construire, à philosopher, à créer, à rééduquer en un mot à woker. Qui s’en plaindrait ? Et puis, l’heure n’est pas aux récriminations réactionnaires. Vive les vacances ! Bas les pénitences, les cahiers au feu et la maîtresse au milieu !

Tous avec Greta !

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La nuit de Notre-Dame par ceux qui l’ont sauvée

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Incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 © Michel Euler/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22447549_000009

Le 15 avril 2019, alors que beaucoup de Français ont le cœur meurtri et regardent avec peine les images de Notre-Dame en feu, d’autres se battent pour la sauver. Ces hommes, qui pour la plupart n’ont pas la trentaine, sont ceux de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, une unité de l’Armée de terre créée en 1811 par l’empereur Bonaparte et qui a pour vocation de “servir et sauver”. 


“Servir et sauver”, en combattant le feu certes, mais aussi au quotidien dans une multitude de situations. Bien que l’incendie de Notre-Dame soit loin d’être le seul fait d’armes des Pompiers de Paris qui ont aussi été les premiers à intervenir après les attentats de Charlie Hebdo le 17 janvier 2015, au Bataclan, le 13 novembre de la même année ou plus récemment lors de l’incendie rue Trévise où deux sapeurs-pompiers perdent la vie, il compte sans aucun doute parmi les plus médiatisés de la dernière décennie, ce qui a motivé l’écriture du présent ouvrage.

À lire aussi : Hidalgo veut exposer les “entrailles” de Notre-Dame

Couverture du livre « La nuit de Notre-Dame: Par ceux qui l’ont sauvée » écrit par la brigade de Sapeurs-pompiers de Paris.

En se présentant sous la forme d’un compte rendu, il fait vivre à son lecteur l’incendie de Notre-Dame heure par heure, minute par minute et l’immerge totalement dans le feu de l’action. Il y découvre les détails de l’opération, le ressenti des pompiers au fur et à mesure de ces quinze heures d’interventions. Les témoignages présentés ne manquant pas d’employer le jargon de la BSPP, sans oublier toutefois de clarifier certains points trop techniques pour les non-initiés, donnent à ce livre toute sa substance et lui confèrent un aspect spontané, naturel très appréciable.

À lire aussi : Notre-Dame ne sera plus jamais Notre-Dame

Le lecteur vit ainsi au rythme des pompiers intervenus sur cet incendie majeur, prend conscience de la manière dont ils vivent cet événement tragique mais aussi et surtout…

>>> Lire la fin de l’article sur le site de Conflits <<<

La nuit de Notre-Dame: Par ceux qui l'ont sauvée

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Abstention, piège à cons

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Image d'illustration Unsplash

Dimanche dernier, au premier tour des élections régionales, rien n’a fonctionné comme prévu. Pour tous les partis politiques. L’abstention a atteint 66,7%. Alors que médias et politiques se penchent avec compassion sur leur cas, les abstentionnistes n’ont aucune excuse sinon d’être les fossoyeurs inconséquents de la démocratie.


Un bref instant, en regardant les résultats des régionales, j’ai cru qu’on était revenu dans le monde d’avant. Le monde d’avant Macron je veux dire, et j’étais bien content. 

Étymologiquement, l’abstentionniste refuse de faire l’amour à la démocratie. Est-ce par ce qu’il la trouve moche ? C’est vrai, elle n’est pas bien jolie

Le jour d’après

Un monde où il y avait une droite, où il y avait une gauche, un monde où parfois la droite gagnait et où parfois c’était la gauche. Moins souvent, hélas, en ce qui concerne la gauche parce qu’il est plus compliqué d’être de gauche que de droite, de jouer sur la raison que sur la pulsion surtout à l’époque des faits divers débités par rafale pour tétaniser la population. Mais cette joie n’a duré qu’un bref instant parce qu’il y avait, dans le monde d’avant, des électeurs. 

À lire aussi: Quai des brutes

Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Mais si voyons, l’électeur, c’était un homme ou une femme qui avait lu les professions de foi des différents candidats (à l’époque, on les recevait), avait écouté des débats et pas seulement des discussions approximatives d’éditorialistes et de sondeurs qui brassent le vent sécuritaire. Il se faisait sa petite idée et il allait voter en revenant du marché ou après le café du repas dominical. Si l’électeur était militant, ou même simplement doté d’un minimum de civisme, il arrivait même qu’il tienne le bureau de vote ou qu’il participe, le soir, au dépouillement.

Un couteau sans lame auquel il manque le manche…

Mais là, en fait, des électeurs, il n’y en pas eu beaucoup. Mais vraiment pas beaucoup. C’est ennuyeux dans une démocratie. Une démocratie sans électeurs, ça tient du fameux couteau de Lichtenberg : un couteau sans lame et dépourvu de manche. Un électeur qui ne se dérange pas pour voter est appelé abstentionniste. 

L’abstention, pour un électeur, c’est une espèce d’abstinence, comme on peut être abstinent en amour, c’est-à-dire refuser un rapport sexuel. Ce sont des mots de la même famille. Étymologiquement, l’abstentionniste refuse de faire l’amour à la démocratie. Est-ce par ce qu’il la trouve moche ? C’est vrai, elle n’est pas bien jolie. Mais à moins de jeter des bombes, c’est le seul moyen qu’on aura de virer Le Pen et Macron et de retrouver un affrontement normal et apaisé entre gauche et droite.

Vote des jeunes: Mc Fly et Carlito, une influence très limitée des “influenceurs”

Je trouve que tout le monde a été bien indulgent avec les abstentionnistes. Il faudrait les comprendre, paraît-il… Ils ont eu envie de profiter de la liberté retrouvée : rappelons que voter, ça prend dix minutes à tout casser. Ou alors, surtout les jeunes, ils ne se sentent pas concernés. C’est dommage, parce que Macron les prend pour des cons. Il les amuse avec Mc Fly et Carlito en leur préparant un bel avenir de livreurs à domicile qui travailleront jusqu’à soixante-dix piges sans couverture sociale. Ou encore l’offre politique semble insuffisante à l’abstentionniste. Ah bon ? Il lui faut quoi, par exemple, à l’électeur de chez moi, dans les Hauts de France en dehors de la droite, de la gauche, l’extrême-droite lepéniste et l’extrême-droite macroniste ? Des binômes départementaux défendant la cuisson de la frite au gras de bœuf ? Une liste départementale menée par un mangeur de Welsh ?

À lire aussi, du même auteur: Macron, le prof «copain»

Ça n’engage que moi mais je n’ai pas envie de trouver d’excuses aux abstentionnistes. Ça me donne même des envies de vote obligatoire. Au moins, ils se dérangeront pour voter blanc, si ça leur chante.

En attendant, toujours dans mes chers Hauts de France, félicitations aux 252 623 électeurs de la liste de Karima Delli d’avoir rappelé aux médias que la gauche existe encore et aussi à tous ceux qui nous ont donné le bonheur de voir cinq ministres macronistes au tapis dès le premier tour. Au bowling, on appellerait ça un strike.

Vivonne

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Abstention de masse: j’accuse le cynisme du pouvoir

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Propagande électorale ditribuée par Adrexo pour les éléctions régionales de 2021 © Mourad ALLILI/SIPA Numéro de reportage : 01024921_000005

Voilà que les « Gaulois réfractaires » sont devenus réfractaires… au vote démocratique!


J’accuse le système politico-médiatique d’être l’un des facteurs explicatifs majeurs de l’abstention de masse du dimanche 20 juin aux élections régionales et départementales 2021. La France est désenchantée. Elle n’est même plus mécontente : elle est indifférente. Les échelons intermédiaires ne la passionnent pas. Ils sont complexes, déconnectés de leurs préoccupations immédiates. Les Français veulent qu’on leur parle simplement : de leurs impôts, de leur sécurité, de l’avenir de leurs enfants… peut-être même, si on sait s’y prendre, de l’avenir de leur civilisation.

Un effet boomerang du référendum de 2005 ?

La crise démocratique n’est pas qu’une conséquence de la pandémie, de sa gestion erratique et sidérante, des privations de libertés qu’elle a engendrées ; elle est l’aboutissement de 40 ans de renoncements politiques et d’un sabotage méthodique de toutes les tentatives de protestations respectueuses du cadre démocratique. La dernière fois que les Français ont été convoqués pour un scrutin direct, il y a plus de 15 ans, excusez du peu, ils ont été humiliés. Alors qu’ils avaient envoyé un « non » véhément à la constitution européenne, le pouvoir leur a signifié une fin de non-recevoir. Leur colère a été niée, invisibilisée.

A lire aussi, Jérôme Leroy: Abstention, piège à cons

Quelques années plus tard, les réseaux des paroisses et de la droite se sont mobilisés pour La Manif Pour Tous. Résultat ? François Hollande n’a pas accordé de référendum aux manifestants. Ils ont perdu, en dépit de leur détermination. Pour d’autres raisons, beaucoup plus sociales que sociétales, les Gilets jaunes ont mené la France au bord du soulèvement général. Aucune leçon n’en a pourtant été tirée. Tous ces Français tenus pour « réfractaires », car ils se sont opposés aux effets les plus pervers et indésirables de la mondialisation culturelle de la gauche régressive, se réfugient désormais partiellement dans l’abstention. Une abstention parfois « militante », fruit d’une réflexion politique jugeant la démocratie représentative comme constituant un jeu faussé : « pile je gagne, face tu perds », leur dit le système en place.

Des ratés dans les boites aux lettres

Le Rassemblement National représente peu ou prou 20% du corps électoral depuis déjà une bonne décennie. Il ne bénéficie toutefois que de six députés. Un nombre ridicule si on l’envisage par rapport à son poids électoral. Une majorité d’idées ne fait pas une majorité politique, certes. Mais dans ces proportions, il s’agit tout simplement d’un mépris inouï qui ne peut que générer une forme de lassitude. À quoi bon voter puisque cela est à peu près aussi utile que de pisser dans un violon, doivent penser les électeurs les plus rebelles, les jeunes ou les actifs qui entendent parfois profiter d’un week-end bien mérité ?

A lire aussi, Gil Mihaely: C’est la région, idiot!

Voter est utile parce que cela permet de mettre la pression sur le pouvoir, de l’empêcher de vendre la France à l’encan et d’importer par l’immigration non désirée l’équivalent de la population de Nantes tous les ans. Voter est utile parce que les grandes victoires se fondent d’abord sur des petits pas. Voter est utile car c’est présentement le seul moyen de changer le mode de gouvernance d’un pays qui s’est oublié, qui a lentement mais sûrement décliné. Voter est utile car c’est encore le meilleur moyen de les faire enrager. Le gouvernement a tout fait pour que vous ne vous déplaciez pas aux urnes. Il n’a pas diffusé de spots indiquant que des élections auraient lieu, n’a même pas contrôlé que le matériel de propagande électorale soit livré dans les foyers des Français.

J’accuse le système politico-médiatique de se réjouir de vous voir endormis. La seule chose qui les effraie serait que vous soyez éveillés.

Le non du peuple

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Deux idéologies accablent Mila

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L'adolescente Mila au tribunal à Paris, le 22 juin 2021 © JEANNE ACCORSINI/SIPA Numéro de reportage : 01024947_000001

Treize personnes sont jugées pour « harcèlement » et « menaces de mort » contre la jeune fille. Mais on ne peut imputer la responsabilité de son sort à la seule menace islamiste.


J’aurais des milliers de choses à écrire sur Mila, et sur l’affaire Mila.

Sur ceux qui harcèlent Mila. Sur les idéologies au nom desquelles ils la harcèlent, car il y en a deux.

Une censure qui s’étend 

L’islam bien sûr, l’islam avant tout, l’islam qui se banalise, se normalise, impose petit à petit ses normes. Mais aussi l’idée que l’on devrait respecter la susceptibilité des musulmans quitte à renoncer à nos libertés et à notre dignité. Sur ceux qui propagent ces idéologies, de l’Église de Sociologie adepte de la « coexistence » à bien des instances officielles de l’islam, en passant par le Pape François. Sur ceux qui consentent du bout des lèvres à ce que l’on critique ces idéologies, mais voudraient rendre intouchables ceux qui choisissent d’y adhérer. Sur ceux qui, justement, font le choix de ces adhésions, malgré Mila, malgré Salman Rushdie, malgré Raïf Badawi, malgré Charlie Hebdo, malgré Asia Bibi, malgré Samuel Paty, soutenant de fait les manœuvres de la Ligue Islamique Mondiale pour faire criminaliser le blasphème par les institutions internationales et instaurer une censure mondiale.

A lire aussi, Céline Pina: Mila: qui n’a dit mot consent

Sur la passivité criminelle des pouvoirs publics, quand ce n’est pas la complicité. Complicité d’une garde des Sceaux dont le premier réflexe, le cri du cœur, fut de condamner Mila. Complicité d’une ministre de la Défense qui a accepté que même les lycées militaires renoncent à accueillir Mila. Complicité d’une ministre qui fait carrière sur l’idée qu’elle défend les femmes, mais qui a proposé pour animer les débats principaux des futures élections présidentielles un bateleur selon lequel les dessins de Charlie « mettent de l’huile sur le feu » et qui se réjouit que Mila « se fasse toute petite ». Sur ce procès qui n’est qu’un leurre, car la vérité se résume à trois choses. La première : 100 000 menaces de viol et de mort, 13 prévenus seulement. La seconde : Mila a été déscolarisée, pas ceux qui ont fait d’elle une paria. La troisième : le CFCM, dont le délégué général Abdallah Zekri trouvait que Mila l’avait « bien cherché », n’a jamais été sanctionné.

Merci Mila

Sur notre passivité collective, tout aussi criminelle. Que nous est-il arrivé pour que nous ne jetions pas notre mépris à la figure de ceux qui s’en prennent à Mila, et de ceux qui trouvent qu’elle ferait mieux de se taire ? Pour que nous ne descendions pas dans la rue hurler notre rage ? Pour que Mila doive se cacher, au lieu que ce soient ces traîtres et ces fanatiques qui rasent les murs, terrifiés par la colère d’un peuple qui n’accepte pas que l’on piétine la liberté de ses enfants pour satisfaire les caprices d’Allah et des fous d’Allah ?

A lire aussi: Affaire Mila: Abdallah Zekri (CFCM) estime qu’elle l’a bien cherché

Sur l’importance fondatrice du blasphème dans notre civilisation, depuis qu’Homère a chanté Athéna armant le mortel Diomède contre l’immortel Arès, et insultant le dieu de la guerre. Sur le blasphème comme cri de révolte de la conscience humaine lorsqu’on voudrait la soumettre à l’arbitraire d’un dieu injuste, et étouffer sa capacité à déployer ses ailes pour penser par elle-même. Sur le blasphème comme expression de l’exigence sacrée que les dieux soient dignes d’être des dieux.

Sur ceux qui dès le début ont défendu Mila, et dont je suis fier de faire partie. Ceux qui l’ont défendue avant que ce soit à la mode. Ceux qui n’ont jamais cessé de la défendre.

Plus tard.

Alors que le procès se déroule, que Mila et les siens sont éblouissants de dignité, que Richard Malka est admirable et que certains avocats des mis en cause sont abjects, je suis trop en colère et trop ému pour écrire tout cela comme je le voudrais.

Aujourd’hui, je vois une jeune fille, fille de Sapphô et fille de la France, qui reste debout, qui ne cède pas, qui ne s’excuse pas, qui ne renonce pas, qui malgré la peur, le doute, la souffrance, l’isolement, la pression, continue à tenir tête à l’abomination. Et je sais que quoi qu’il arrive demain, elle aura fait un magnifique doigt d’honneur aux ténèbres. Et je n’ai qu’une chose à dire, la plus importante. Merci, Mila.

Macron: never explain, never complain!

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Macron salue la foule des votants pendant le premier tour des élections régionales, au Touquet, le 20 juin 2021 © Christian Hartmann/AP/SIPA, Numéro de reportage : AP22578390_000041

« Ne désavoue jamais »: cela pourrait être la devise des politiques français. Alors que les désaveux démocratiques s’enchaînent, comme le camouflet infligé à LREM aux dernières élections, notamment en la personne du garde des Sceaux dans les Hauts-de-France, nos gouvernants refuseront toujours d’assumer leurs échecs. Les exigences d’une saine démocratie imposeraient qu’ils en tirent les leçons, en démissionnant par exemple.


Guy Mardel a chanté en 1965 « N’avoue jamais ». Il me semble, avec un peu d’ironie mais beaucoup de justesse, qu’en politique tout particulièrement, l’injonction est au contraire de se dire : ne désavoue jamais.

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Le président de la République, comme c’était prévisible, parce qu’il déteste réagir sous l’emprise du réel et dans l’attente du second tour des élections régionales et départementales, n’a pas encore commenté le désastre de LREM le 20 juin. Son conseiller politique Thierry Solère, qui était de droite, avait pour mission de fracturer la droite. Manqué. Et LREM s’est brisée toute seule ! Réaction sur ce sujet, toute de mesure et de lucidité, du sénateur LREM François Patriat.

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L’omniprésent ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dû s’expliquer sur les dysfonctionnements liés à la campagne du premier tour mais il va de soi qu’il ne démissionnera pas. En France l’échec, sur aucun plan, n’est un drame. La réussite est de savoir échouer d’une certaine manière. Pour les Hauts-de-France, le garde des Sceaux engagé dans un combat ambigu a tenu des propos de haine à l’encontre de Marine Le Pen et du RN auxquels il imputait d’avoir un discours de haine ! La liste à laquelle il appartenait, avec d’autres ministres, n’a même pas atteint les 10% et Xavier Bertrand, qu’il avait cherché à ridiculiser pour ses propositions pénales, a viré très largement en tête au premier tour. Eric Dupond-Moretti, toute dignité perdue, a appelé à voter en sa faveur en continuant cette lamentable distinction entre adversaires et ennemis comme si être hostile au RN impliquait d’oublier que ses électeurs étaient citoyens, Français et nos compatriotes. Pas plus ennemis que les autres, pas moins adversaires que les autres. Mais le président de la République se murmure : « Ne désavoue jamais ».

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Pendant quelque temps, il avait été tenté d’agir de même avec l’affaire Benalla. Mais à la longue, c’était devenu ingérable. Désavouer exigerait une forme d’abandon, de modestie, on serait contraint de sortir de sa superbe et surtout il faudrait être sûr de pouvoir remplacer avantageusement le partant. Pour le ministre de la Justice, aucun problème ne se poserait – je me souviens, par exemple, de Guillaume Larrivé de LR s’étant clairement offert au macronisme – et des ambitions se révéleraient. Mais pour d’autres, que d’embarras. Ainsi je continue à trouver talentueux et convaincant (autant que sa cause le permet et ce n’est pas une mince affaire !) le porte-parole Gabriel Attal et il n’aurait pas été évident de lui trouver un successeur. Aussi le président demeure volontiers sur cette pente : Ne désavoue jamais.

Il n’est d’ailleurs pas le seul à s’être campé dans cette prudence inactive qu’on pourrait qualifier de fidèle. Aussi bien François Mitterrand que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont adopté ce registre en considérant qu’il valait mieux défendre des inconditionnels fautifs que faire s’éloigner des médiocres incontestables. Je ne suis pas persuadé qu’à la longue ce soit un bon calcul.

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Mais je les entends se parler à eux-mêmes : Ne désavoue jamais.

Nicolas Sarkozy en a bénéficié puisque malgré tant de péripéties discutables au pouvoir ou après l’avoir quitté, notamment judiciaires, son parti, sa cour et ses amis proches ne l’ont jamais vraiment « désavoué ». Le paradoxe est que le président Hollande, lui, n’a pas hésité à renvoyer mais qu’il a été aussi le seul à être plombé par une opposition constante de son propre camp. N’hésitant pas à désavouer, il a été lui-même sans cesse désavoué. Je me demande si un jour, quand la politique sera devenue un lieu de vérité, l’honneur d’être ministre une exigence de responsabilité, on n’aura pas cet immense progrès démocratique de voir des fiascos non plus couronnés par des soutiens mais par des reconnaissances de culpabilité spontanées ou forcées. Pour faire mentir l’adage « Ne désavoue jamais ».

Quai des brutes

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D.R.

Une rixe d’une rare violence a eu lieu samedi 19 juin au soir à la Gare de Lyon, sur le quai du RER D. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux.


Relayée sur les réseaux sociaux, une vidéo filmée gare de Lyon présente des images incroyables. Elle démontre le caractère ultraviolent que peuvent prendre les affrontements entre usagers dans les transports parisiens.

Un quai recouvert de sang

La “baston” généralisée commence dans la rame du RER, puis elle se prolonge sur le quai. L’origine de la bagarre est difficile à déterminer. La rame semble bondée, il faisait très chaud à Paris ce soir-là.

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Environ cinq hommes se donnent de violents coups. À un moment donné, l’un des participants à la rixe frappe si violemment un autre que son adversaire se cogne contre le RER et tombe au sol, inconscient. Un autre antagoniste finit adossé au mur du quai. Atteint au visage, il perd alors beaucoup de sang.

Pourquoi ces hommes en sont-ils venus aux mains ? Quand la civilité fait défaut, les hommes n’échangent plus grâce à la parole, mais ils échangent des coups. Peut-être ne parlaient-ils pas la même langue ? Pourquoi la sécurité n’est-elle pas intervenue plus rapidement ? Des questions auxquelles la vidéosurveillance et l’enquête devront répondre.

Les policiers pas plus choqués que cela

CNews indique que trois personnes ont finalement été interpellées. Interrogé sur les faits par Romain Desarbres sur CNews ce matin, le secrétaire départemental adjoint des Hauts-de-Seine du syndicat de police Unité-SGP Mickael Dequin se montrait quelque peu fataliste :

« Ces images, qui ont été relayées sur les réseaux sociaux peuvent choquer de par leur degré de violence. Mais avec mes collègues nous ne sommes pas plus choqués que ça. C’est ce niveau de violences auxquelles sont confrontés quasi quotidiennement nos collègues sur le terrain ! » Le syndicaliste ajoutait ensuite : “La police des Transports a été soumise à une restriction au niveau des effectifs ces dernières années. Quand on n’occupe moins le terrain, les gens se permettent beaucoup plus de choses !“ Y compris donc à une heure de grande affluence, y compris dans l’une des principales gares de la capitale.

Et on reparle d’ensauvagement

Cette violence du quotidien ne concerne plus exclusivement nos banlieues et les “territoires perdus” de la République. La France s’ensauvage à vue d’œil, les Français citadins s’y habitueraient-ils ?

À lire aussi, Jean-Paul Garraud : L’augmentation de l’insécurité dans les campagnes est sensible, malgré les confinements!

Sachant son électorat ulcéré sur toutes ces questions, la droite nationale a mené sa campagne électorale dans les régions sur le thème de la sécurité. Assurément, en Île-de-France, les partisans du RN Jordan Bardella ne manqueront pas de continuer de relayer la vidéo cette semaine pour donner à leur candidat un nouvel élan avant le second tour, alors que la patronne a réclamé un “sursaut” après les mauvais résultats enregistrés dimanche. Une des mesures phare du programme de ce parti en Île-de-France est de déployer deux agents de sécurité armés dans toutes les petites gares de la région, et d’investir massivement dans la vidéosurveillance et l’équipement des forces de sécurité ferroviaire.

Le duel Macron/Le Pen, c’est donc fini?

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Photos : © Romain GAILLARD-POOL/SIPA Numéro de reportage : 01003234_000040. © Daniel Cole/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22577461_000016 © Hannah Assouline.

Fini, bien fini?


Il y a quand même des aspects réjouissants à cet effondrement de la démocratie représentative qui ne représente plus grand monde, même pas les représentants. 

Le désintérêt pour les élections régionales doit beaucoup à la réforme régionale décidée de manière totalement technocratique par le président Hollande sur ordre de la Commission européenne. 

Des Länder à la française dont tout le monde se fiche

Réforme menée sur la base du big is beautiful où l’on a ajouté des quantités qui ne font aucun sens : les Alpes sont une bien belle région avec ses fortes traditions. L’Auvergne aussi, mais différentes. Auvergne Rhône-Alpes ne représente donc rien d’autre que l’addition de choux et de carottes, ce qui produit une soupe fade. L’Alsace, que l’on a obligée à fusionner alors que ses habitants avaient refusé cette fusion par référendum, a récompensé les idéologues de cette réforme : le parti LREM y obtient 0,15% des suffrages exprimés et 0,042% des inscrits.

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La déroute du parti présidentiel restera dans les annales avec ses ministres partout battus en dessous de 10%. Moindre déroute pour le RN qui s’est voulu le représentant des patriotes et des souverainistes, mais qui n’est plus qu’un parti radical-socialiste à force d’être chiraquisé par sa présidente. Sous Marine,on voit pointer Georges Bonnet !

Eric Zemmour conforté dans ses analyses

La bonne nouvelle est que c’en est fini du duo Le Pen-Macron mis en scène avec tant d’énergie par l’oligarchie, et c’est une route ouverte pour Eric Zemmour.

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Le contexte est favorable à l’émergence d’un candidat hors système. La France a besoin d’un président qui lui redonne sa souveraineté et sa grandeur. Il faut en finir avec le concours de beauté qui amuse la galerie tandis que les choses sérieuses se décident ailleurs. Il reste à l’excellent débatteur Eric Zemmour à transformer son potentiel lectoral en potentiel électoral. Mais est-ce un homme d’État ? En a-t-il le caractère, ce qui est la vertu essentielle du chef, que décrivait Charles de Gaulle ? 

Il reste un danger dans ce champ de ruine : les pseudo-écologiques qui sont d’authentiques nihilistes, qui ne connaissent rien à l’écologie et ont une haine pathologique de tout de ce que nous sommes. Ils sont le produit de la destruction de l’école, devenue une « fabrique du crétin » selon Jean-Paul Brighelli, une fabrique qui tourne folle et qu’il est urgent d’arrêter.

Quand des écolos prennent le maquis parisien

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Couverture du livre d'Ophélie Damblé "Guérrila green"

Quand vous entendez « guérilla », vous pensez Che Guevara. Ou rebelles communistes en treillis dans l’Amazonie. Des querelles bien loin de chez nous et qui ne nous concernent pas, finalement. Détrompez-vous, la guérilla verte débarque en bas de chez vous !


Parisienne de 31 ans, Ophélie Damblé est auteur de Guérilla green, un « guide de survie végétale en milieu urbain ». Mais aussi d’un Manifeste pratique de végétalisation urbaine, lequel propose « 50 actions coups de green pour celles et ceux qui veulent changer la ville sans la quitter ».

Remédier à l’exode urbain

Ne riez pas, on ne compte plus le nombre de Parisiens qui, fuyant les horreurs du bruit, de la pollution, des métros bondés et  – même s’ils n’osent pas le dire –, de l’insécurité des « quartiers », migrent à la campagne en quête d’une vie meilleure.

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Sur son site internet Tamèrenature, Ophélie Damblé dit s’adresser « aux cancres qui pensent ne pas avoir la main verte ». Mais sur son compte Instragram, elle vient de poster une photo de « collégiens en stage le temps d’une journée, à la Guerilla Green Academy ». Avec ces jeunes Farc écolos en T-shirt blanc qui pourraient être vos enfants, prêts à semer les graines de la nature tout près de chez vous, vous feriez mieux de vous soucier de la grande guérilla qui couve !

 Je ne voulais pas quitter cette Terre sans savoir faire pousser des tomates 

« On n’a plus le temps de se demander si c’est bien de planter du persil en bas des tours, il faut ajouter de la nature là où il n’y en a plus. Ça n’est pas juste pour faire joli, mais pour que la nature s’équilibre et nous avec », clame-t-elle cette semaine dans Le Parisien. Une allégeance à Mère Nature qui ratisse des milliers d’adeptes. Son compte Instagram compte en effet 15 000 abonnés.

Au jardinage, les Parisiens !

Au menu, des conseils pour faire de votre balcon une parcelle verte en guerre contre la jungle urbaine, cultiver des carottes ou des oignons dans votre studette ou encore faire pousser du persil sur les quais du RER, le tout sur fond d’écriture inclusive. « Pour celleux qui rêvent de devenir paysan.ne », « je suis partie à la rencontre des acteurs.trices », écrit-elle par exemple sur Instagram. Et son physique avenant  – tout en nature – pourrait presque rallier les plus rétifs d’entre vous à sa cause.

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« J’ai été élevée dans le bien manger mais là où j’ai grandi, on ne valorisait pas les paysans. Je me suis demandé d’où venaient les produits, puis je suis devenue végétarienne il y a sept ans. Enfin, je me suis dit que je ne voulais pas quitter cette Terre sans savoir faire pousser des tomates  », confie-t-elle au Parisien. Concédons que sur ce dernier point, elle n’a pas tort.

En juillet 2020, la guérillera parisienne a créé la Cité fertile de Pantin, un « tiers-lieu écoresponsable dédié aux enjeux de la transition écologique en ville ». Et quand elle n’est sur le front pour faire de la capitale une mini réplique de l’Amazonie, elle travaille à l’insertion des réfugiés grâce au maraîchage. Avec un tel CV, Ophélie Damblé risque d’enterrer la pelle de sa guérilla écolo pour finir suppléante à la mairie de Paris…

Guerilla Green

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Lettre au président Doumergue

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Henry de Montherlant aux arènes de Bayonne © Tallandier/Bridgeman images

Henry de Montherlant assiste à sa première corrida à Bayonne en 1909. Il a 13 ans et, dès lors, la tauromachie fera partie de sa vie. En 1925, il publie Les Bestiaires, roman sur le monde taurin qu’il dédie au président Doumergue, fervent défenseur de la corrida. Nous remercions vivement Jean- Claude Barat qui nous a autorisés à reproduire la lettre que l’écrivain a adressée au politique.


À M. GASTON DOUMERGUE,
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Président,

C’est à vous que nous devons les courses de taureaux, avec mise à mort, dans le Midi de la France. Bien qu’elles fussent entrées depuis un demi-siècle dans les traditions du peuple méridional – depuis l’origine elles lui appartenaient par les profondeurs, – une commission parlementaire avait été nommée, en 1900, pour statuer sur elles. Seul contre la commission entière, vous êtes parvenu à faire triompher la foi. Je me plais dans cette parole que vous dîtes à vos adversaires, et qui a l’accent triste de Sénèque : « On comprend que les hommes aient peu d’amis quand les animaux en ont tant. »

Peut-être vous souveniez-vous encore d’une autre phrase : « Les combats de taureaux n’ont pas peu contribué à maintenir la vigueur chez la nation espagnole. » Mais sans doute Jean-Jacques Rousseau, qui en est l’auteur (dans le Gouvernement de la Pologne), est-il lui aussi une brute inhumaine et un suppôt de la régression.

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Vous êtes né et vous avez été nourri dans la religion du Taureau. À Nîmes la violente, cette Rome des Gaules, la cathédrale, l’arc d’Auguste, le cirque où on luttait contre les cornus du temps de Suétone, portent sculptée dans leur pierre la bête magique. J’ai vu vingt mille hommes, aux arènes, acclamer le Soleil se dévêtant d’une nuée. Leurs entrailles, sinon leur esprit, savaient que depuis trente siècles elles adoraient le Soleil, et le Taureau qui est un signe solaire. « Dans le Midi taurin, la passion des taureaux a des racines plus profondes qu’en Espagne même. » Pour avoir dit cela, Président, – qui est si juste, bien que si surprenant aux yeux des profanes, – il faut avoir mesuré en soi cet amour.

Dans votre bureau de l’Élysée, entre une bibliothèque et un jardin, qu’il serait charmant de causer taureaux (et rien que cela, grands dieux !). C’est vous qui me le raconteriez : tout petit garçon, quand votre père vous emmenait à la course du village, il avait la coquetterie de passer, la course déjà en train, par le plan où le taureau était lâché. Il vous tenait fortement le poignet ; n’importe, vous étiez bien content que la bête fût de l’autre côté. Quelques années plus tard, au cours d’une de ces chevauchées où les gardians de Camargue arrivent au galop dans le village, entourant le troupeau qui va donner la course, un jour, vous avez été renversé par un des taureaux, et puis, à peine relevé, vous vous êtes mis à sa poursuite avec vos petits camarades.

Deux députés français, de passage à Cordoue au moment de l’enterrement du grand Lagartijo, envoyèrent une magnifique couronne : elle portait votre nom et celui de M. Pams, un Catalan. Et vous étiez ministre quand, à Aigues-Vives, pendant une course libre, vous êtes descendu dans la piste. Même vous avez été, un instant, chargé par le fauve.

À lire aussi : La corrida n’est ni de gauche ni de droite

Dans la façade de l’église de Caveirac, un autel taurobolique rappelle un taurobole donné à Nîmes, au IIIe siècle, en l’honneur de l’Empereur. En votre honneur, Président, combien je voudrais !… Mais non, ces pages ne vous seront pas dédiées. Elles vous gêneraient. Pire, peut-être. De nombreux humanitaires se vantent d’avoir tiré des coups de revolver sur les toreros venus donner une petite course aux environs de Paris, il y a quelque trente ans. La bonté est comme beaucoup de produits : la vraie guérit, les contrefaçons peuvent tuer. Je frémis à l’idée de déchaîner sur vous une terreur rose.

Laissez-moi donc l’offrir, ce livre, au peuple méridional, à ceux surtout du Languedoc et de Provence, qui honorent leur dieu et leur fleuve avec le même nom. C’est un des « frères catalans », célébrés par Mistral, qui élève pour eux la libation dans une nouvelle Coupe : un rhyton de sang noir, en forme de tête de taureau.

Henry de Montherlant

Les Bestiaires

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Henry de Montherlant : Romans, tome I

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Henry de Montherlant : Romans, tome II

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Montherlant : Essais

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Montherlant : Théâtre

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Carnets, 1930-1944

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Melania, Kate, Jill, Brigitte… sans oublier Greta!

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Kate Middleton et Jill Biden apportent des carottes au lapin de l'école primaire de Hayle dans l'ouest de l'Angleterre, 11 juin 2021 © Aaron Chown/WPA Pool/Shutterstoc/SIPA Numéro de reportage : Shutterstock40858342_000027

Notre chroniqueuse s’est immiscée au G7, section féminine.


Au G7 2019, à Biarritz, Melania Trump avait fait sensation en arborant une spectaculaire robe Calvin Klein, jaune avec une grosse tache rouge (censément une fleur). D’aucuns y avaient décodé un soutien aux gilets jaunes : « For Yellow Jackets and Against Police Brutality » ? On ne sait pas. Mais, dans le doute, merci Melania.

Le G7 2020 initialement prévu au Trump National Doral à Miami, puis relocalisé à Camp David, plus neutre, avait finalement été remplacé par une visio-conférence. Donc, pas de concours d’élégance et conséquemment un bien triste cru.

Le rose, couleur du printemps 2021

Heureusement, cette année, Kate Middleton et Jill Biden ont remis l’église au milieu du village. Elles nous ont été vendues, toutes deux vêtues de rose, couleur tendance du printemps. Pour la duchesse, une robe près du corps, Alexander McQueen, un sac à mains rigide LK Bennet et des créoles Asos. Attention quand même, Kate, les créoles ça frise l’appropriation culturelle. Mais, bons princes, nous passerons pour cette fois. Pour Jill Biden, une robe blanche fluide Akris (l’une des marques favorites de Charlène) et une veste de costume flashy siglée « l’Agence » (marque très intelligente et sûrement bien renseignée). Et enfin Brigitte, comme d’habitude, sublime en Vuitton. « Total look blanc, totalement maîtrisé » : col cheminée à boutons dorés, jupe plissée avec fermeture Éclair dorée assortie aux boutons du haut. Pour les trucs chics : escarpins pointus kaki, discret clin d’œil militaire, et pour les trucs plus décontractés : baskets compensées ultra tendance, style après-guerre.

A lire aussi: « Mimi » en garde-à-vue: mais que va devenir Macron?

Pendant que Brigitte papotait avec la Reine mère, nos deux modeuses visitaient une école, donnaient des carottes au lapin, et minaudaient devant des bambin.e.s qui apprenaient à lire à l’aide de « Greta and the Giants », conte inspiré de l’expérience militante de Greta Thunberg.

Pédagogie woke

Parce qu’en Cornouailles, on apprend à lire dans le Greta et, en France … c’est possible aussi. L’album « Greta et les Géants » écrit par Zoe Tucker et magnifiquement illustré par Zoe Persico est destiné aux tout-petits. Ce pédagogique ouvrage « touche les cœurs de tous et permet en outre de rendre les concepts de protection de l’environnement et de solidarité accessibles pour les plus jeunes. De plus, cette histoire, inspirée du combat de Greta Thunberg pour sauver la planète, permet de discuter avec les élèves de cette jeune militante inspirante grâce à la courte biographie présente à la fin de l’album ».

Bien entendu, des activités « dirigées » sont proposées en sus : « analyse d’une citation de Greta : parfaite porte d’entrée vers un échange philosophique avec les élèves », « création d’une affiche sur la situation de la planète », « utilisation en deuxième vie d’un produit à usage unique pour un projet d’art collectif », « construction de cabanes pour les oiseaux », « fabrication de sacs écologiques pour remplacer les sacs en plastique » ou encore « analyse de statistiques liées à l’environnement » …

A lire aussi: Au menu du G7, grande coalition contre la Chine et bataille de saucisses

Conclusion peut-être un peu hâtive : un livre d’écolier ne sert plus à apprendre à lire, mais à réfléchir, à construire, à philosopher, à créer, à rééduquer en un mot à woker. Qui s’en plaindrait ? Et puis, l’heure n’est pas aux récriminations réactionnaires. Vive les vacances ! Bas les pénitences, les cahiers au feu et la maîtresse au milieu !

Tous avec Greta !

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