Grace à L’Humanité et Élise Thiébaut, un écoféminisme critique du patriarcat a enfin voix au chapitre! La penseuse entend réhabiliter les expériences corporelles des femmes (règles, ménopause, et autres joyeusetés) pour faire la révolution, et libérer les femmes des tabous et de toutes ces affreuses normes sociales construites par les hommes.
L’Humanité verse de plus en plus dans le wokisme le plus délirant, mais également le plus cocasse.
Après avoir offert à ses lecteurs un dossier complet sur « l’offensive viriliste » et « l’hostilité masculiniste », deux piliers de la « bataille culturelle menée par l’extrême droite », selon Sandrine Rousseau, le journal a ouvert ses colonnes à Élise Thiébaut, une essayiste spécialiste de tout ce qui concerne les femmes, les titres de ses ouvrages sont là pour en attester : Les règles… quelle aventure ! ; Au bonheur des vulves ; Ceci est mon sang : petite histoire des règles ; Vierges, la folle histoire de la virginité. Le dernier en date s’intitule Chaudes : la folle histoire de la ménopause et se présente sous la forme d’une BD.Mme Thiébaut en est convaincue : la bataille culturelle, « c’est nous les féministes, nous les queers, les écologistes, les antiracistes, les animalistes, les trans et les anticapitalistes qui l’avons gagnée », s’enthousiasme-t-elle dans le quotidien communiste. Oh ! bien sûr, il y a bien encore ici où là de méchants réacs agitant le « bâton viriliste et raciste », de cruelles « fémino-nationalistes revendiquées de type Némésis » et même d’impardonnables « féministes libérales » prêtes à « sombrer dans un bain nauséabond orchestré par des médias vendus à l’extrême droite » – mais, globalement, le féminisme progressiste se porte de mieux en mieux et le fascisme recule grâce aux « femmes qui, de plus en plus nombreuses, refusent de mettre au monde des enfants ». Car si le ventre d’où peut sortir la bête immonde est toujours fécond, « il y a bien des façons d’empêcher sa fertilité », assure Mme Thiébaut. Parmi celles-ci, « la contraception, l’IVG, le sexe non reproductif et, bien sûr, le meilleur : la ménopause ! » On se demande d’abord où cette dame va chercher tout ça ; puis on tombe sur une de ses déclarations, qui semble sortie tout droit d’un nouveau manuel psychiatrique conforme à cette époque baroque : « Souffrir de maladie mentale aujourd’hui, c’est être sain d’esprit. »
Vu comme ça, évidemment…




