On nous répète assez que les policiers sont fatigués du laxisme avec lequel les tribunaux traitent les damnés sacripants qui sèment la zizanie dans nos quartiers. Selon la célèbre formule : « On les interpelle et le lendemain, ils sont dehors ».
Booba et Kaaris ne sont pas dehors. Pourtant, ils n’ont agressé personne, ou plutôt, ils n’ont agressé qu’eux-mêmes. Le sort des deux quadragénaires ne fait courir aucun danger à la paix sociale, il ne mettra pas le feu aux banlieues. Alors Kaaris et Booba paient pour les autres.

L’affrontement entre leurs deux bandes n’a causé que des dégâts matériels ; les dommages physiques dont souffrent les combattants de part et d’autre sont très légers. Aucun blessé grave, aucune victime collatérale. Du verre cassé, c’est tout. Du verre qui coûte cher, certes, quand c’est un Jean-Paul Gaultier à 60 euros le flacon. Mais tout de même : n’est-il pas évident qu’une bagarre en plein hall d’aéroport aurait pu, aurait dû, faire bien plus de dégâts, notamment chez les combattants eux-mêmes ?

Médias et justice se rendent complices d’un coup de com’ bien orchestré, voilà tout.

Lisez la suite sur le blog de l’article d’Ingrid Riocreux.

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