Au moment où, selon la formule divertissante de Causeur, la France s’apprêtait à se donner au « François », une aigre controverse opposait les industriels français et européens aux institutions européennes, représentées par la Commission et le Parlement. Elle concernait les résultats d’ores et déjà calamiteux de l’ouverture complète des frontières entre la Corée et l’Union européenne. Peu ou mal traitée dans les médias français, cette controverse soulève des questions économiques de fond qui prennent un tour lancinant dans le contexte d’une récession qui atteint l’ensemble de l’Europe, à l’exclusion, sans doute provisoire, de l’Allemagne et des pays scandinaves.
Le 11 mars 2011, en effet, le Parlement européen adoptait à une large majorité un traité de libre-échange avec la Corée que personne ne demandait, ni les secteurs d’activité, ni les États concernés. Il s’agissait en effet d’une initiative du président de la Commission, José Manuel Barroso, toujours fringant et content de lui en dépit de sa faillite personnelle à la tête d’une institution incapable de comprendre la crise bancaire de 2008 et de nouveau prise en défaut de clairvoyance par la crise des dettes souveraines européennes à partir de l’hiver 2010.

*Photo : lisboncouncil

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