Propos recueillis par Jacques de Guillebon et Gil Mihaely

Gil Mihaely. Comment expliquez-vous la réputation sulfureuse de l’Opus Dei ?

Mgr Antoine de Rochebrune. D’abord, permettez-moi de vous rappeler que l’Opus Dei est une institution  catholique, parfaitement reconnue et intégrée au sein de l’Église. Malgré nos efforts, nous n’avons pas encore réussi à bien nous faire connaître dans notre pays : mais nous y travaillons, en répondant bien volontiers aux questions, et en ouvrant bien nos portes : pas de secret chez nous. Pourtant, qui connaît vraiment l’Opus Dei en France ? Vous savez comme moi avec quelle facilité l’on peut stigmatiser telle ou telle catégorie de personnes dans le monde aujourd’hui, à base de clichés faciles et de courts-circuits sémantiques. La force des fantasmes véhiculés par des livres comme le Da Vinci Code trouble l’image d’une institution peut-être trop catholique au goût de certains.

GM. Quelle est la position de l’Opus Dei par rapport aux intégristes ?

L’Opus Dei est profondément unie au pape et aux évêques. Notre message est moderne, et s’inscrit dans une vision vraiment positive du monde dans lequel nous vivons.

La suite demain…