La langue française se meurt sous les coups des néoféministes, des universitaires, et des pseudo-linguistes qui réclament absurdement une langue « égalitaire » ou « inclusive ».


En plus d’être des militants, les massacreurs de la langue française sont souvent aussi des “communicants” dont on peut retrouver la trace dans la novlangue politique, médiatique ou publicitaire, qui est la langue du techno-monde.

« Quand on est amoureux de la langue, on l’aime telle quelle, comme sa grand-mère. Avec ses rides et ses verrues », écrivait Vialatte. Il pressentait les désastreux effets secondaires des liftings que des « chercheurs » allaient opérer. Dernièrement, un député français (!) a proposé de finir de la défigurer en promouvant la « langue française métissée » d’une chanteuse qui est à la langue française ce que Lilian Thuram est à la philosophie humaniste. L’entendre faire l’éloge de cette langue décharnée a été à la fois très drôle et très triste, car la langue qu’il utilisait pour ce faire était très mièvre et très pauvre.

La novlangue envahit nos gazettes communales

En plus d’être laide, la novlangue française gangrène les lieux les plus beaux quand elle essaie de les défendre ou d’en faire une « promotion touristique » qui promeut en réalité la destruction de l’endroit convoité. J’ai ainsi sous les yeux une brochure que je reçois régulièrement et qui me donne des « informations sur la Communauté de Communes des (…) » Les communes concernées sont entourées par une des plus belles forêts de France, une des plus grandes, une des plus anciennes, forêt de chênes et de hêtres essentiellement, lieu idéal pour les marcheurs, les cueilleurs de champignons, les chasseurs de papillons. Un petit coin de paradis. Bientôt un enfer : la brochure nous rappelle en effet qu’une « étude de développement touristique de la Forêt des (…) a été lancée » et qu’elle a « pour objectif de générer une vision partagée et de donner de la cohérence à la mise en tourisme de cet espace forestier au travers d’une démarche durable, superposant intégration locale, nouvelle mobilité et innovation. » 

Et ce n’est qu’un début.

A lire aussi, Jean-Paul Brighelli: La langue du Quatrième Empire

La suite de l’article s’intitule Une forêt vivante et est écrite dans la même langue mortifère (je ne change rien à la syntaxe, à la mise en gras de certains passages, etc.) : « La Communauté des Communes mène des réflexions complémentaires pour développer l’itinérance comme filière d’excellence ainsi que sur la signalétique et la signalisation. Bien plus qu’imaginer la

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