– Dominique, c’est pourtant vrai que tu as encore grossi ; Christian Jacob a laissé entendre que tu étais bouffi !
– Jacob ! Je l’attaque en diffamation, ce péquenot !
– Il a ajouté que tu étais une publicité vivante contre les effets de la nourriture américaine !
– Je vais lui coller au train l’Association des Jacobins pour la liberté de manger !
– Qu’est-ce que c’est ?
– Un club, que j’ai créé avec quelques amis de gauche, comme moi, et enrobés… comme moi.
– Tu n’est plus seulement enrobé, Dominique, tu es gros !
– C’est faux ! Voilà que ma femme parle comme mes diffamateurs !
– Dominique, je t’interdis ! Je pense à ta santé, moi, et à notre avenir. Et puis, j’en ai assez d’être ici ! Washington, c’est sinistre, même les américains le disent ! Je veux retrouver Paris, la Seine, les Champs-Élysées… À ce propos, j’ai vu une annonce immobilière : un bel hôtel particulier à louer, avec un immense parc, dans le VIIIe arrondissement. Il serait libre en 2012…
– Ah, ça tombe bien, moi aussi !
-… avec un bail de cinq ans, renouvelable. Mais il faut se mettre sur les rangs dès aujourd’hui, parce que c’est un lieu très prisé.
– Eh bien mais, postulons ! Qui refuserait de louer au président du FMI ?
– Alors, c’est entendu, je téléphone demain ! Merci mon chéri !
– Dis-moi Anne…
– Oui, Dominique.
– Jacob, c’est pas très catholique comme nom…

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