Amis fumeurs, réjouissez-vous : vous allez pouvoir vous adonner à nouveau à votre plaisir coupable dans les lieux publics. A la seule condition que vous fumiez sur des affiches d’exposition ou de cinéma, sur des timbres ou sur des photos. Les socialistes de l’Assemblée viennent de déposer une proposition de loi concernant « le sort des œuvres artistiques dans la loi Evin », en clair, ils exigent que les cigarettes de Malraux ou la pipe de Jacques Tati puissent rester en l’état et qu’on en finisse avec les retouches sauvages constatées ces dernières années.

Les socialistes ont pris le soin quand même d’expliquer qu’il n’était pas dans leur intention « d’affaiblir la politique de santé publique contre le tabac ». Touché au cœur, le gouvernement s’est engagé à publier dans les semaines à venir une circulaire qui précisera que « les œuvres artistiques n’entrent pas dans le champ de la loi Evin ».

Les fumeurs frigorifiés des trottoirs eux, patienteront toujours. Qu’ils se rassurent la Mairie de Paris va leur affecter dès ce printemps des bataillons subventionnés de mimes et de clowns de rue pour qu’ils fassent moins de bruit devant les bistrots et les restaurants et arrêtent de gêner les riverains quand ils fument dehors à des heures indues.

C’est là, au contraire, un exemple d’entrée du « champ artistique » dans la loi Evin qui mériterait illico une circulaire d’interdiction…

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