« Contre le progressisme sans but, l’européisme béat et le multiculturalisme des beaux quartiers », une tribune signée par les Arvernes, un groupe français de hauts fonctionnaires, d’enseignants, d’essayistes et d’entrepreneurs.


Alors que la France connaît son printemps « en marche », nombreux sont ceux qui nous ont demandé pour quelles raisons nous n’épousions pas le mouvement d’Emmanuel Macron. Après tout, certains d’entre nous l’ont croisé à l’ENA ou à Bercy. Par nos études et nos parcours professionnels, nous faisons partie de cette France éduquée et active qui l’a plébiscité. Nombreux sont ceux parmi nous, dans le secteur public ou dans le secteur privé, dont les CV n’ont rien à envier aux nouveaux espoirs de la Macronie.

Notre attachement viscéral à la France pouvait aussi motiver un ralliement. Qui ne peut approuver le retour à une certaine dignité de la fonction présidentielle, passablement écornée par Normal Ier ?

Pour nous, pourtant, il n’a jamais été question d’adhérer au macronisme. C’est autant un choix du cœur que de la raison.

Notre rejet d’Emmanuel Macron est immédiat et profond. C’est celui d’une démarche basée sur le verbiage et le vide. Son ode au mouvement pour le mouvement, son usage immodéré des médias, son optimisme simplet sont la caricature des vanités de notre époque. Son mépris mal dissimulé des classes populaires nous est odieux. Le macronisme, nous l’avons dit et répété, est un attalisme, cette malad

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Été 2017 - #48

Article extrait du Magazine Causeur