« Je suis très choqué par le fait qu’il n’y a pas une seule tête de liste noire au sein de Paris en Commun » affirme Vikash Dhorasoo pour dénigrer sa rivale Anne Hidalgo. Plus délirant que la maire sortante, c’est donc possible ! Écriture inclusive, racialisme et soutiens gauchistes : la candidature du footballeur dans le 18e arrondisseement est une impressionnante caricature.


Après avoir compulsé l’Assimil de la novlangue politicarde et « inclusive », Vikash Dhorasoo s’est donc lancé dans l’action politique et brigue un mandat dans le 18ème arrondissement de Paris.

« Ils et elles sont artistes, intellectuel.le.s, chef.fe.s d’entreprise, sportif.ve.s, élu.e.s, militant.e.s… Pour eux (Carton jaune ! cher Vikash, il fallait écrire : pour elles et pour eux), Paris c’est le mélange des cultures, pas vraiment celui d’une carte postale », a gazouillé le 8 mars l’ancien footballeur à propos d’une lettre de soutien parue dans le JDD du 7 mars.

Commençons par étudier le nom de la liste de Dhorasoo : « Décidons Paris ! ». Impératif étrange qui laisse pour le moins perplexe. Magnanimes, nous supputons une erreur au moment de l’impression des tracts et affiches : Vikash Dhorasoo, possible grand connaisseur de la mythologie grecque, voulait peut-être que soit écrit « Décidons Pâris ! », du nom du prince royal qui enleva Hélène et déclencha la guerre de Troie ? Allusion subtile à la volonté d’éviter une possible guerre politique à Paris ? Nul ne sait. Et nul ne saura sans doute jamais. Avec la perte de son accent circonflexe, ce Jugement de Paris ne nous dit plus rien.

Le candidat des « racisés »

Vikash Dhorasoo est bien décidé à ratisser large, c’est-à-dire racisé, métissé, inclusif, écologiste, féministe, et tout et tout…

Racisé, oui, et avec le moins de blancs possible. Cela semble être une obsession chez cet homme à la pensée aussi ébouriffée que la coiffure. Lors du dernier G7 à Biarritz, il sifflote : « Salut les hommes blancs du G7 ! J’imagine que vous discutez de croissance… », en oubliant que parmi les « hommes blancs » il y a… Angela Merkel !

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Plus tard, devançant les comptes ethniques d’Aïssa Maïga lors de la dernière cérémonie des César, il déclare (Le Point du 11 nov. 2019) : « Je veux défendre les classes populaires, les chômeurs, les exclus et la diversité. Je suis très choqué par le fait qu’il n’y a pas une seule tête de liste noire au sein de Paris en Commun » (liste d’Anne Hidalgo).

Inclusif, soit, mais pas entièrement, car si l’écriture morse dite « inclusive » l’agrée, les symboles de la France le font frémir d’horreur : « Ces symboles-là ne me conviennent pas, le drapeau, la Marseillaise ça ne me convient pas. C’est encore stigmatiser et dire vous ne connaissez pas la Marseillaise donc vous n’êtes pas français » lâche-t-il à Léa Salamé sur le plateau d’ONPC le lendemain des attentats de novembre 2015. « On doit être ensemble, français ou pas français » (sic), finira-t-il par trancher pataphysiquement.

Simmonet connait la musique

Au journal La Croix (23 nov. 2019) il dévoile son intérêt pour « tout ce qui est écologie, antiracisme, féminisme, social », et prouve qu’il est possible de se ridiculiser, simplement, d’une phrase creuse et rabâchée, avec les meilleures intentions du monde. Il n’est pas le seul. Mais Dhorasoo y met une hargne toute particulière, celle des bizutés du Bal des débutants politiques. Il faut dire que sa cavalière et colistière, Danielle Simonnet (LFI), est un professeur de danse qui a fait ses preuves : ex-étudiante de Nanterre, ex-syndicaliste de l’Unef, ex-socialiste, actuelle conseillère de Paris donnant des « conférences gesticulées » aux titres prometteurs – Uber, les salauds et mes ovaires (c’est du brutal !) – initiatrice du remplacement des mentions père et mère par celles de parent 1 et parent 2 pour les formulaires de demandes d’actes d’état civil, Madame Simonnet maîtrise toutes les figures et arabesques des valses et autres javas politiques.

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Tout était par conséquent réuni pour que la liste « Décidons Paris ! » reçoive le soutien des plus éminents représentants politiques, écologiques, antiracistes et féministes de la capitale. Ces derniers désirent un « mélange des cultures » et un « Paris métissé ». Ils rêvent de « voir les parisien.ne.s se balader, tranquilles, faire des pique-niques en famille ou entre potes, jouer ensemble, passer du temps à prendre soin d’eux. »

Quels sont les signataires de cette tribune mollassonne qui promet un avenir radieux aux Parisiens qui voteront pour Vikash Dhorasoo ? Virginie Despentes, admiratrice des frères Kouachi, misandre affirmée, écrivain sans autre style que celui de la vulgarité et de la langue défaite par l’abus de tout sauf de l’intelligence ; Rokhaya Diallo, proche des « indigénistes » et des « décoloniaux racisés », persuadée que le pansement blanc est raciste et que le cheveu crépu est stigmatisé ; Joey Starr, artiste qui s’est vu condamner à de multiples reprises pour violences sur ses ex-compagnes et que Virginie Despentes, si prompte pourtant à dénoncer les violences masculines, apprécie énormément ; Juan Branco, vidéaste amateur, avocat amateur, révolutionnaire amateur; Laurence De Cock, agrégée d’Histoire, pour les ateliers non-mixtes du syndicat Sud Éducation mais contre une France aux « racines gauloises et occidentales » (Médiapart juin 2014). Suit une palanquée de signataires professionnels de LFI, François Ruffin, Alexis Corbière, Raquel Garrido, Danièle Obono…

« C’est le moment de se faire la passe ! » piaille à l’instant l’ancien footballeur sur son compte Twitter. Gageons qu’avec de tels soutiens, cette équipe de choc passera difficilement les poules qualificatives. Mais bon, nous ne sommes pas Cassandre…

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