Partout dans le monde, la croissance est au beau fixe, dopée par les politiques monétaires accommodantes. Ce serait une excellente nouvelle si deux des principaux ingrédients d’une relance véritable ne manquaient pas à l’appel: la hausse des salaires et celle de la productivité. 


Gréau a eu tout faux. Voilà que la croissance est de retour, en France et en zone euro. Voilà qu’elle s’accélère en Chine et en Inde, qu’elle se maintient aux États-Unis, dont le cycle ascendant est dans sa neuvième année, alors que le cycle moyen y est de sept ans. Voilà qu’elle se rétablit dans ces pays émergents comme la Russie qui avait été mise à genoux par l’effondrement des cours des matières premières entre 2013 et 2015. Voilà qu’on se met à rêver d’une renaissance du Japon longtemps accablé par la déflation. On espère la guérison de l’économie grecque ! Si l’on enjambe le Brésil, toujours aux prises avec la dépression, Gréau a tout faux. Haro sur le Cassandre !

Je ne me risquerai pas à démentir le diagnostic de reprise de l’économie et de l’emploi un peu partout dans le monde après une période de récession, de marasme ou de faible croissance, qui a inquiété les grands du monde qui siègent à Washington, à Bruxelles, à Berlin et autres lieux de la gouvernance planétaire. Je m’interdirai de contrarier le climat d’optimisme en soutenant que la reprise ressemble à une rémission, si l’on observe que les stocks de chômeurs, les vrais, quand on inclut les personnes sorties du marché du travail, restent sensiblement plus hauts qu’en 2008, sauf dans l’Allemagne hyper-industrielle et dans cette Angleterre dont l’addic

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Octobre 2017 - #50

Article extrait du Magazine Causeur