Confrontées à deux demandes de manifestations le même jour, les autorités locales ont préféré autoriser une marche antisémite plutôt qu’un rassemblement de voitures anciennes!


Alors que l’Allemagne compte ses morts suite aux attaques meurtrières et racistes de nervis d’extrême droite radicale (Hanau, Halle…), elle ne semble pas davantage réagir face aux nouvelles provocations des islamistes les plus influents.

Une autorisation mal placée

Dernière aberration en date : l’autorisation, une fois de plus et malgré les nombreuses provocations passées dont nous nous émouvions dans un article précédent, de la « journée mondiale d’Al-Quds », officiellement une manifestation de soutien au peuple palestinien, mais qui est manipulée en sous-main par des islamistes proches du Hamas ainsi que par des mouvements chiites radicaux liés au Hezbollah. Date prévue : le 16 mai prochain.

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Non seulement cette autorisation est discutable sur le plan juridique (il serait long de détailler ici, mais pour les germanophones le quotidien die Welt en parle dans cet article, et le média RBB24 ici), mais cette marche prive les Berlinois d’un grand rassemblement populaire de voitures anciennes, les « Classic Days », qui accueille quelque 2000 pièces de collection venues d’Allemagne et de toute l’Europe.

Le motif du refus (un courriel laconique après six mois de silence des autorités) reste d’ailleurs flou, car les organisateurs de la manifestation automobile ont confirmé avoir fait leur demande antérieurement, avec pour tracé cette même grande artère de la ville, à savoir le célèbre Kurfürstendamm, ou « Ku’damm » pour les initiés. Et il faut dire qu’ils n’avaient certainement pas pensé une seconde que les autorités de police préféreraient laisser scander, sur cette célèbre avenue prisée des Berlinois et des touristes, des slogans hostiles à Israël et aux juifs plutôt que de laisser exposer des vieilles Mercedes et autres Daimler…

Tentative de conciliation

Frank Peppel, organisateur des « Classic Days », est même allé jusqu’à rencontrer les organisateurs de la journée Al-Quds pour tenter de trouver une solution à cette impasse.

Peine perdue. A ce stade, on ne sait pas si les vieilles automobiles pourront être exposées, et si oui, à quel endroit…

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Un imbroglio qui en a courroucé plus d’un, à commencer par Frederik Schindler, éditorialiste au quotidien Die Welt : « En plein cœur de Berlin, le salon de l’automobile «Classic Days» doit céder la place à la marche Al-Quds. Ce ne sont donc pas les véhicules historiques qui défileront sur le Kurfürstendamm, mais des manifestants glorifiant la terreur antisémite. Tout cela est insupportable ».

Pour les autos, on repassera !

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