Longtemps connue comme la cité catholique et monarchiste par excellence, Toulouse est devenue ces dernières décennies un important foyer de l’extrême gauche. Les derniers incidents émaillant la campagne pour les municipales sont inquiétants.


A Toulouse, la campagne des municipales démontre jour après jour l’omniprésence de l’extrême gauche à travers des modes opératoires anti-démocratiques et violents. Après l’attaque d’une crèche vivante qui défraya la chronique en décembre dernier, les antifascistes d’opérette et anticapitalistes en tout genre continuent de vouloir imposer leur loi dans la ville rose.

Jean-Luc Moudenc inquiet

Le dernier épisode de leurs méfaits remonte au dimanche 9 février. Des membres du Rassemblement national (RN) ont été violentés au cours d’un tractage effectué sur le marché du Cristal, tout près du centre-ville. Une vidéo montre quelques dizaines d’individus haineux défiant les militants par des « cassez-vous » réitérés sans modération. Plusieurs militants ont alors été bousculés, lorsque d’autres ont reçu des crachats et des coups de bâtons, certains ayant même été blessés. Les agresseurs n’ont pas omis de détruire, au passage, le matériel de campagne du RN. Le candidat tête de liste, Quentin Lamotte, se dit d’autant plus choqué « que des militants d’autres listes de gauche qui assistaient à la scène se sont joints à ces milices antifas ». Le RN a aussitôt déposé « plusieurs plaintes pour violences aggravées et pour entrave concertée à la liberté d’expression avec destruction et dégradation ». Le maire, Jean-Luc Moudenc (LR), a également réagi en faisant part de son inquiétude quant à « la tournure que prend le débat des municipales 2020 de Toulouse avec la multiplication des attaques contre les candidats ».

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L’actuel édile, candidat des Républicains soutenu par la République en marche, n’échappe pas aux tentatives d’intimidation de la gauche radicale. Le 16 janvier, la présentation de ses vœux était perturbée par une intrusion « d’une grande violence », selon ses propres mots, qui entraîna la blessure d’un agent de la municipalité et l’évacuation des manifestants par les forces de l’ordre. De même, le 19 décembre précédent, la permanence de sa liste, « Aimer Toulouse », fut vandalisée cinq jours seulement après son inauguration. La gauche n’est pas en reste. Nadia Pellefigue, la candidate d’une liste réunissant le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et le Parti communiste, est également visée par l’extrême gauche. Le 15 janvier, sa permanence fut dégradée par un tag « Loi El Khomri, ni oubli, ni pardon » signé d’un A anarchiste. Quelques jours plus tôt, les anarchistes menaçaient – dans les mêmes termes – les candidats de cette liste de représailles pour la mort de Rémi Fraysse.

La gauche entrave le débat démocratique

Ces évènements, généralement occultés par les principaux médias, se multiplient dans l’impunité la plus absolue. L’extrême gauche cherche sans cesse à provoquer le « dérapage » qui, dès le lendemain, ferait la une de la presse quotidienne régionale et remplirait les colonnes des quelques grands journaux nationaux toujours prompts à dénoncer les agissements d’une droite prétendument haineuse. Le renversement de l’accusation de propager la haine est un impératif majeur. L’exemple toulousain prouve suffisamment que les militants d’extrême gauche sont les auteurs de la plupart des violences et intimidations qui portent atteinte au libre débat.

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Militer pour un parti de droite sans plier l’échine est devenu un acte de courage dans ce climat hostile. Or, les militants politiques n’ont pas pour vocation de subir des insultes et de recevoir des coups, tout en étant sommés de demeurer aussi stoïques que des héros antiques. L’éradication de la menace physique que fait peser l’extrême gauche sur les militants et les candidats est une nécessité impérieuse pour garantir le pluralisme en politique.

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