Je n’ai jamais vraiment été un grand amateur de Charlie Hebdo. Je jetais bien un coup d’œil de temps à autre aux cochoncetés de Vuillemin, Wolinski ou Tignous, mais Charlie Hebdo n’était guère plus pour moi qu’un élément du décor urbain avec ses couvertures salingues qui vous sautaient parfois à la figure au détour d’une rue ou sur un kiosque à journaux.

Au-delà du hashtag

Le 7 janvier, j’ai découvert que celui-ci comptait d’autant plus pour moi que deux sociopathes l’ont troué à grands coups de kalachnikov pour le repeindre en rouge sang et vert intégriste. Je n’avais peut-être jamais été un grand amateur de Charlie, mais j’appréciais assez peu qu’on vienne en trucider les auteurs au nom d’une susceptibilité religieuse à tendance psychotique. Le #jesuisCharlie lancé quelques heures après la tuerie était certes horripilant, injonction pavlovie

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Janvier 2018 - #53

Article extrait du Magazine Causeur

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