Parler de sculpture est devenu une activité à risque. En France, nombre de braves justiciers rêvent de déboulonner, ici une statue de Colbert, là un buste de Jules Ferry. À l’autre bout du continent, une fresque mémorielle soviétique a créé une brouille étatique entre la Russie et la Bulgarie. Mais la comparaison s’arrête là. Car à l’opposé des décolonialistes qui nous font la morale, les artistes de rue postcommunistes, eux, privilégient la rigolade.

« En phase avec le temps. »

À Sofia, un tagueur non identifié a fait scandale en s’attaquant à l’imposant monument stalinien érigé dans les années 1950 à la gloire des soldats de l’Armée rouge. Plutôt que de pétitionner pour sa destruction, il a badigeonné les fiers libérateurs de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, les transformant en icônes de la culture populaire américaine.

Ainsi Sacha est devenu Superman, Grichka a endossé le costume de Ronald McDonald, tandis qu’Ivan joue le Joker de Batman. Last but not le

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Décembre 2017 - #52

Article extrait du Magazine Causeur

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