Paris, 1974. Près de la gare de l’Est, des jeunes qui veulent en découdre avec le capitalisme mettent à sac les magasins en solidarité avec l’anarchiste espagnol Puig Antich, exécuté par le régime de Franco. Ces têtes brûlées nourries au situationnisme se heurtent à la police, jusqu’à ce qu’un bijoutier sorte un revolver devant sa boutique saccagée[1. Pour une relation des faits et de leurs enjeux, lire l’article de Thierry Marignac publié dans Livr’arbitres n°8 (été 2012), « Le situationnisme patriote » et la contribution anonyme (« Aux libertaires ») de Guy Debord à l’ouvrage collectif Appels de la prison de Ségovie (Champ libre, 1980).] et les mette en fuite. Comment les idéaux de la belle et féroce jeunesse situ se sont-ils dissous dans l’émeute ?

Patrick Marcolini, Le Mouvement situationniste. Une histoire intellectuelle (L’échappée).

*Photo : Père Ubu.

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