On aura beau nommer les prostituées « travailleuses du sexe », jamais je ne pourrai considérer le plus vieux métier du monde comme un boulot ordinaire, comme une activité banale, comme un exercice normal de la liberté.

Cependant, je préférerai toujours la délicatesse de Philippe Caubère – quand il parle de celles que l’on appelait autrefois les « dames de petite vertu » – à l’angélisme répressif de Najat Vallaud-Belkacem. Et Caubère a raison de répondre dans Causeur à ceux qui prétendent aider les femmes contraintes à vendre leurs charmes : « Comment peut-on prétendre vouloir aider des personnes que l’on ne connaît pas, que l’on n’écoute pas, et que l’on méprise ? » La nouvelle croisade sociétale d’une gauche incapable de répondre aux défis que représente la dislocation de la société française me semble ridicule et même pathétique.

J’aurais donc dû signer le « Manifeste des 343 salauds ».

*Photo : Hannah.

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