Avec Philippe Bilger et Jeremy Stubbs.
La mort tragique du jeune Quentin Deranque devrait susciter une indignation sans limite non seulement devant cet assassinat, mais aussi devant les réactions de certains politiques et dans certains médias qui consistent à dire : « Certes, c’est tragique, mais l’extrême-droite fait pire et depuis des années ».
Il est clair aujourd’hui que la vraie violence est d’extrême-gauche. Ce sont les militants d’extrême-gauche qui pensent que la violence doit remplacer le débat comme la forme principale de l’interaction politique. Ces militants, ainsi que les politiques qui les cautionnent, sont profondément anti-républicains. Les élus et les dirigeants LFI, à commencer par Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Delogu, qui ont pris la parole pour valider ou excuser les actions de ces militants, en payeront sûrement le prix lors des prochaines élections.
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En revanche, Jordan Bardella a fait preuve de sagesse en recommandant aux élus et militants du RN de ne pas assister à la marche en hommage à Quentin qui aura lieu samedi 21 février à Lyon. Cette marche, qui n’a pas été organisée par la famille de Quentin, présente certains risques concernant l’ordre public et des affrontements possibles qui pourraient justement ajouter à cette violence qu’il faut exclure de l’espace public.
Dans la situation actuelle, le président de la République porte une certaine responsabilité. Il a échoué à rassembler les Français et à instaurer une nouvelle ère de dialogue politique. A la place, il a ouvert un boulevard au Rassemblement national qui peut désormais se présenter comme le parti des valeurs républicaines, analyse Philippe Bilger. Écoutez 👇
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