Plus de deux lecteurs s’en sont émus : ma signature avait disparu de Causeur depuis le numéro d’été. Viré, le Basilou ? Que non pas ! La direction m’a juste accordé un congé exceptionnel, et motivé : vingt ans d’archives à trier d’urgence pour cause d’expulsion.

Encore sous le choc de ce coup bas venu de haut, je n’ai pas le cœur de vous parler ici, comme je l’aurais souhaité, des deux autres vedettes du mois : François et son synode, Zemmour et son Suicide. Non, décidément, rien que moi dans ce Moi ! Après tout, pourquoi mes malheurs ne vaudraient-ils pas eux aussi un petit selfie littéraire, comme dit joliment Régis Debray.

MOTEUR À EXPULSION

Vendredi 3 octobre

« Allez hop ! tout le monde à la campagne », chantait Charlotte Julian dans mes jeunes années. Voilà donc notre petite famille invitée à déguerpir dans le mois d’un immeuble où depuis trente ans, avant même de rencontrer ma future épouse, j’habitais en « bon père de famille ». Que s’est-il donc passé ?

Au risque de paraître complotiste, très vite la coïncidence entre cette procédure d’expulsion et le rôle de Barjot dans La Manif pour tous vintage m’a sauté aux yeux. Comme une intuition que « l’affaire » n’était peut-être pas seulement juridique…

Après seize mois d’enquête indépendante (vous me connaissez), cette fulgurance s’est trouvée confirmée par une série d’éléments concordants que j’aurais pu vous résumer en trois points ; mais mettons-en quatre, ça fait plus sérieux.

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Basile de Koch
est chroniqueur des nuits parisiennes à "Voici" et du Basile de Koch est chroniqueur des nuits parisiennes à "Voici" et du PAF à "Valeurs actuelles". Il est aussi essayiste à 16h.
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