Les fausses notes des ultra-progressistes


Au registre de l’actualité musicale plusieurs évènements notables sont à signaler.

D’abord, la grande prêtresse de la Révolution jaune, Jacline Mouraud, se lance dans le business de l’accordéon. Dans ce secteur bien encombré par quelques figures hexagonales de la révolte, comme Valery Giscard d’Estaing, la figure des ronds-points et des gilets entend creuser son sillon: l’ancienne hypnothérapeute investit maintenant les thés dansants morbihannais. L’étape suivante sera nécessairement d’enchanter le Tour de France et ses maillots… jaunes, comme jadis Yvette Horner !

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Des ateliers électro dans nos Ehpad, une approche « non médicamenteuse du soin »

Dans un registre moins sauvage, on apprend que la Covid et la musique techno se sont engagées dans une lutte à mort pour éliminer nos derniers anciens. Nous apprenons en effet que plusieurs Ehpad organisent des « ateliers électro ». La techno « n’a pas d’âge » résument nos confrères de France 3. C’est la profusion des beats pour ces octogénaires vibrant au son endiablé d’un remix house de la Java bleu… Ces séniors ont bénéficié d’un traitement de faveur, cette bacchanale de bruits intervient juste après un atelier graffiti ! En attendant le grand saut, les vieux doivent être des jeunes comme les autres.

Les LGBTQ+ reprochent à Beethoven de ne pas être de la fanfare

Le monde de la musique classique n’est pas en reste… il sait que sa survie ne tiendra qu’à l’adaptation aux nouveaux diktats farfelus du néo-féminisme, de l’antiracisme et de la diversité. Ainsi, l’Opéra de Paris – cherchant à chasser ses vieux démons et ses fantômes – a décidé de se « remettre en question » après le mouvement Black lives Matter et d’abandonner tout recours au « black face ». Les collants et chaussons destinés aux danseurs colorés seront bientôt… colorés… car il est bien connu qu’une danseuse noire en collants blancs à Paris produit des déchaînements de violence raciale à Minneapolis par l’effet de la théorie du chaos. Il est aussi question de faire un sort aux œuvres, opéras ou ballets, qui comportent des préjugés raciaux systémiques et plus largement de « décoloniser la culture ». C’est l’heure du grand ménage !

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L’époque est sur le point de tourner définitivement la page du passé blanc, bourgeois et rance ! La comique troupière du féminisme lesbien Alice Coffin l’a parfaitement résumé en ces mots : « Les hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leur musique ». Le progressisme doit tout raser. L’avenir sera une terre brûlée… Il convient d’abattre les génies classiques, qui se sont organisés en « boy’s club » et à commencer par l’un de leurs chefs de bande, Beethoven. C’est la proposition tout à fait sérieuse de deux critiques américains, dont le projet a été largement relayé par la presse: il faudrait annuler (« canceller ») de toute urgence ce compositeur, certes inspiré, mais symbole dépassé de l’élitisme blanc masculin… La musique du maître pourrait, de fait, constituer une souffrance symbolique pour les femmes, les LGBTQ+, les classes populaires et les gens de couleurs… Il est temps de renverser la table (d’harmonie) !

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