Il est temps que les valeurs conservatrices échappent à l’emprise d’une caricature populiste, selon Jérôme Leroy


Je comprends tout à fait que l’on puisse être conservateur, en France, comme en Amérique. (Je ne suis pas certain que le conservateur puisse comprendre qu’on soit communiste mais ce n’est pas là mon propos.)

Samedi 7 novembre 2020 à la mi-journée, les médias américains ont commencé à annoncer une victoire électorale de Joe Biden. Ici, capture d'écran Fox News.
Samedi 7 novembre 2020 à la mi-journée, les médias américains ont commencé à annoncer une victoire électorale de Joe Biden. Ici, capture d’écran Fox News.

Je comprends donc tout à fait qu’on puisse être Républicain. Une fois qu’on en a terminé avec la caricature, il n’y a rien de déshonorant à croire en la libre entreprise, en l’obligation de charité que demande le christianisme et penser que cela remplace aisément le welfare state en moins intrusif. Je comprends tout à fait que l’on soit très pointilleux sur le plan des libertés individuelles tout en désirant s’inscrire dans une tradition, en aimant le drapeau et la déclaration d’indépendance qui indique explicitement que le but de l’homme est « la poursuite du bonheur ».

C’est un Républicain qui en a terminé avec l’esclavage

Je comprends tout à fait qu’on puisse croire en un ordre social fondé sur le mérite tout en supposant l’égalité de tous les hommes devant Dieu, ce qui explique que c’est un Républicain qui en a terminé avec l’

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