Ce qui est formidable avec Internet, c’est qu’on peut réécrire l’Histoire. Un journaliste qui publie une information fausse n’a pas besoin de s’excuser : il lui suffit de corriger son texte et, s’il est malhonnête, de prétendre qu’il n’a jamais écrit ce qu’il a écrit. Trop cool… Plus besoin de recouper ni de vérifier, il suffit de publier, on verra bien. J’ai eu l’occasion d’apprécier ces méthodes avec le fameux « scoop » de Mediapart sur le supposé financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le colonel Kadhafi ¬− affaire sur laquelle je n’ai aucune vérité à défendre. J’ai simplement observé qu’une des affirmations publiées par le journaliste en charge de cette affaire, relative à l’un des protagonistes, était clairement et évidemment fausse. Étant d’une nature confraternelle, j’ai envoyé un message au confrère pour lui signaler son erreur. J’ai eu la surprise de recevoir une réponse dans laquelle il prétendait n’avoir jamais écrit ce que j’avais bel et bien lu. Et de fait, l’erreur avait disparu !

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