Après la cabale des islamistes contre Samuel Paty, un professeur de philosophie, René Chiche, propose de soumettre un amendement simple, mais capital…


C’est désormais officiel : la classe politique française aurait rendu hommage à Samuel Paty. Chacun y va de son couplet sur Jules Ferry ou sur la nécessité de combattre avec fermeté l’islamo-gauchisme, mais personne n’a l’air d’être choqué par la structure administrative qui a rendu ce meurtre possible.

Quand on donne aux parents d’élèves le pouvoir, non seulement de remettre en cause l’enseignement d’un professeur, mais de menacer sa carrière, quand un responsable d’établissement a désormais pour mission de trouver un terrain d’entente entre les deux partis, quand on dépêche un inspecteur pour recadrer, non pas l’islamiste, mais l’enseignant, il ne faut pas s’étonner si les plus violents en profitent. À quoi peut bien servir, face aux prêcheurs de haine qui veulent la peau de notre modèle républicain, une minute de silence ? À rien.

Dans ce concert d’hypocrisie institutionnelle et de bouffonnerie belliqueuse, un professeur de philosophie, René Chiche, propose de soumettre un amendement simple, mais capital. Au lieu de conditionner l’instruction publique au bon comportement du professeur (article 1 de la loi pour une école dite de la “confiance”), conditionner celle-ci au bon comportement des élèves, et de leurs parents. Cet “amendement Paty” paraît découler du bon sens, il relève aujourd’hui du courage. Sera-t-il entendu, et dans le cas contraire, aura-t-il l’énergie de poursuivre le combat à la mémoire de son collègue assassiné ? Malheur au peuple qui a besoin de héros, disait Brecht.

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