Il y a des livres que l’on referme avec perplexité, sans savoir où leur auteur entendait nous mener. Tel n’est pas le cas du Dictionnaire du libéralisme qui vient de paraître sous la direction de Mathieu Laine et qui, d’emblée, annonce la couleur : « Cette diversité dans l’unité […] et cette quête constante de la vérité promettent, au-delà des vicissitudes politiciennes et des a priori, un très bel avenir au libéralisme. » Quant au lecteur, il en vient rapidement à se demander s’il n’est pas en train de feuilleter le dictionnaire amoureux du libéralisme.

Comme l’amoureux classique que nous dépeignaient Stendhal ou Bussy-Rabutin, notre dictionnaire débute en effet par un éloge sans concession de la chose aimée, laquelle, contrairement à ce que disent les méchants, n’est ni un conservatisme ni une doctrine de droite − ou a fortiori, d’extrême droite − et certainement pas un nouveau totalitarisme, puisque « les libéraux ont combattu l’ensemble des totalitarismes au XXe siècle ».

Dictionnaire du libéralisme, sous la direction de Mathieu Laine, éditions Larousse.

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Frédéric Rouvillois
professeur de droit public à l’université Paris Descartesest né en 1964. Il est professeur de droit public à l’université Paris Descartes, où il enseigne le droit constitutionnel et s’intéresse tout particulièrement à l’histoire des idées et des mentalités. Après avoir travaillé sur l’utopie et l’idée de progrès (L’invention du progrès, CNRS éditions, ...