Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale à Paris, juin 2017. SIPA. 00812834_000002

On raconte que, pour sauver sa vie, la jeune et séduisante Schéhérazade dût renouveler son récit mille et une fois. En Espagne, pour être égal à sa réputation future, Don Juan dût séduire mille e tre personnes du beau sexe. Chacun son défi.

Pour faire savoir qu’il existe, le sauvageon vétéran Mélenchon n’a pas trouvé d’autre moyen que de faire un nouvel esclandre chaque jour, pendant les 1807 jours que durera la législature.

Tomber la cravate

Au premier jour de cette législature, dans un geste d’un panache à rendre jaloux Cyrano de Bergerac, il a ôté publiquement sa cravate et invoqué les sans-culottes.

Un autre jour, il s’en est pris de très haut à Cedric Villani, qui n’a remporté il est vrai qu’une seule médaille Fields, et dont la lavallière risquait d’éclipser le sans-cravatisme du sans-culotte.

Le jour suivant, il a visé le haut du perchoir en envoyant un uppercut verbal à François de Rugy, qui n’est que président de l’Assemblée nationale.

Ad nauseam?

Plus fort, plus haut encore : quand le Congrès est convoqué au grand complet à Versailles, il réussit à faire parler de lui en proclamant urbi et orbi qu’il ne s’y rendra pas. Na !

Nous voilà prévenus : pendant cinq années, nous aurons droit quotidiennement à une nouvelle transgression, alors que Jules César n’a franchi le Rubicon qu’une seule fois.

On ne jure pas de s’y intéresser jusqu’à plus soif et ad nauseam, mais même si toutes ses saillies  ne sont pas éblouissantes, nous savons que Jean-Luc Mélenchon bénéficiera pour le moins du comique de répétition.

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