Le 5 mars à 16 h 25, le président vénézuélien Hugo Chavez poussait son dernier soupir. Ainsi s’achevait l’ascension du petit colonel imprégné de catholicisme social et de nationalisme dont les modèles s’appelaient Simon Bolivar[1. Héros de l’indépendance des colonies espagnoles latino-américaines, dont le mythe nourrit la politique vénézuélienne depuis l’indépendance du pays en 1813. La création, en 2005, de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) dont les principaux membres sont le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l’Équateur et le Nicaragua, constitue une forme d’hommage à son nationalisme continental.], Che Guevara et… Juan Peron. Des références pas toujours lisibles sous nos cieux républicains, où le tonitruant Jean-Luc Mélenchon, faute de pouvoir embaumer son idole, a interdit tout droit d’inventaire pendant que la droite libérale tempêtait contre le « satrape rouge » de Caracas. Deux mystifications parallèles à l’origine d’une légende – rouge ou noire – qui brouille un peu plus l’itinéraire et le véritable  bilan du « Comandante ».
Pour nous libérer des œillères idéologiques, remontons aux sources du chavisme. 

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