Si la réalité dépasse parfois la fiction, c’est que la fiction précède souvent la réalité. La littérature prévoit l’avenir. Cette chronique le prouve.


Il faut reconnaître que la campagne des municipales 2020 pour Paris et les propositions d’un certain nombre de candidats parmi les plus en vue ne sont pas sans provoquer un certain étonnement, voire une franche hilarité. Dans quelle boîte à idées Anne Hidalgo a-t-elle, par exemple, trouvé l’idée de supprimer 60 000 places de parking et Benjamin Griveaux l’intention de transformer la gare de l’Est en un « Central Park » qui serait, selon le cliché consacré, un nouveau « poumon vert » pour la capitale ?

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On a bien une petite idée : inutile d’aller chercher du côté d’un mystérieux think tank écolo-social-libéral. Tout était déjà dans le formidable programme électoral du Captain Cap, candidat dans la deuxième circonscription du 9e arrondissement en 1893. On se reportera avec bonheur, pour en savoir un peu plus, au livre d’Alphonse Allais paru en 1902, Le Captain Cap, ses aventures, ses idées, ses breuvages.

Un maître du canular aimable

Ce qui a sans doute plu à Anne Hidalgo, Benjamin Griveaux et même Cédric Villani, en cette époque où l’on a honte de ses propres étiquettes politiques,

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Mars 2020 - Causeur #77

Article extrait du Magazine Causeur

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