Les récentes violences urbaines qui ont eu lieu aux États-Unis à la suite du décès tragique de George Floyd révèlent l’existence d’un nouveau courant socialiste aux États-Unis, que l’essayiste Dinesh D’Souza analyse remarquablement dans son dernier ouvrage tout récemment paru, United States of Socialism. Le vrai libéralisme, dans la tradition d’Ayn Rand, constitue probablement le meilleur remède au racisme, là où le collectivisme social-étatiste n’a que trop tendance à l’attiser.


L’émergence d’un nouveau socialisme « identitaire » aux États-Unis

Dans l’ouvrage précité, Dinesh D’Souza soutient qu’il existe aujourd’hui outre-Atlantique une nouvelle forme de socialisme, qu’il appelle le « socialisme identitaire ». Ce nouvel avatar du socialisme constitue à la fois une actualisation et un élargissement du marxisme : là où Marx avait divisé les sociétés capitalistes en deux classes antinomiques (les travailleurs opprimés et les capitalistes oppresseurs), les tenants du nouveau « socialisme identitaire », nous dit Dinesh D’Souza, ont introduit d’autres critères de segmentation sociale tels que la couleur de peau, le genre ou encore l’orientation sexuelle. Aujourd’hui, la gauche radicale américaine – ceux que l’on appelle indûment aux Etats-Unis les Liberals, au prix d’un détournement de sens qui a été formidablement analysé par Alain Laurent dans son ouvrage Le Libéralisme américain (2006) – tendrait ainsi à diviser la population en davantage de catégories, mais toujours sur le même mode binaire : blancs/noirs, hommes/femmes, hétérosexuels/LGBT, etc. À travers cette lecture réductrice et purement catégorielle de la société – d’où l’individu a complètement disparu – la gauche radicale américaine chercherait en réalité, poursuit Dinesh D’Souza, à créer une véritable « coalition de victimes opprimées ».

La mort tragique de George Floyd à Minneapolis le 25 mai 2020 a donné lieu ces derniers jours à nombre d’émeutes qui ont éclaté à travers les États-Unis. Or loin de ne viser que les violences policières, les émeutiers s’en sont également pris à des cibles dont on peine à comprendre le lien avec le décès de George Floyd lui-même. Ainsi a-t-on vu des commerces être pillés et des magasins être incendiés. À Los Angeles, des synagogues ont également été vandalisées lors du samedi 6 et du dimanche 7 juin. Pour faire face à cette explosion de violences urbaines, plusieurs dizaines de villes américaines ont dû décréter un couvre-feu et les soldats de la Garde nationale ont dû être déployés dans plusieurs États ainsi que dans la ville de Washington.

En segmentant la société en groupes identitaires, tout en affichant par ailleurs la détestation de l’individu consubstantielle à tous les collectivismes, le nouveau socialisme « identitaire » dont parle Dinesh D’Souza alimente en réalité le racisme

Ainsi que le souligne avec justesse Dinesh D’Souza, la contestation que l’on a vue poindre aux États-Unis a donc dépassé de beaucoup le seul champ des violences policières pour se muer en une véritable déferlante d’émeutes urbaines, guidée par un certain nombre de groupes d’extrême gauche, dont les Antifa. Remarquons d’ailleurs que l’émergence de cette nouvelle gauche identitaire aux États-Unis passe d’ordinaire complètement sous le nez de nos commentateurs français, tant ils sont obnubilés par le seul Do

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