Chiara Parisi va être nommée à la tête du centre Pompidou-Metz. 


Attention! Chiara Parisi, la nouvelle promue cheffe du Centre Pompidou-Metz, est une guerrière cyborg génétiquement modifiée et programmée à l’art contemporain le plus radical et cruel, comme la décrit le panégyrique que Mademoiselle Lequeux lui a confectionné avec amour dans le Monde du 16 novembre.

Art contemporain d’Etat

Chiara fait partie de la petite trentaine de hauts fonctionnaires de l’art contemporain d’Etat, parfaitement interchangeables dans un jeu de chaises musicales des plus cocasses, entre la Villa Arson, le CAC de Frontignan, l’ENSBA de Paris ou de Bourges, le Machin de Grenoble,  le Palais de Tokyo, la Villa Médicis, le Consortium de Dijon, le CRAC de Pougues-les-Eaux, le MOCO de Montpellier, etc., etc. Ils tiennent cependant fermement les manettes d’un appareil ectoplasmique, sans direction bien localisable et échappant totalement à la tutelle du Ministre qui passe. Ils y promeuvent depuis des années la même centaine d’artistes agréés par les circuits institutionnels et les réseaux spéculo-financiers: les incontournables Lavier, Buren, Hybert, Calle, Abramovic, Mosset, Lévêque, McCarthy, etc.

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Les populations du Grand-Est se disent qu’elles n’ont décidément pas de chance avec les préposé(e)s qu’on leur envoie pour irradier l’art dit contemporain dans leur région. Ils avaient en effet déjà eu affaire à une autre cruelle indomptable de l’Art Contemporain nommée Béatrice Josse, qui avait, entre autres friandises infernales, invité la plasticienne internationale Teresa Margolles a bénir les bigots de son FRAC avec de l’eau de morgue de lavage des cadavres.

La pétaradante Chiara, elle, s’était signalée dans la duchamposhère institutionnelle en invitant l’exquis Claude Lévêque à « mettre en scène les ruminants venus du Plateau de Millevaches voisin et envahir de foin la nef du Centre d’art de Vassivière, qu’elle dirigeait alors. » Elle a travaillé pour la Fondation de Monsieur Carmignac, (condamné récemment pour fraude fiscale). Elle a transformé ensuite avec « Papy Chocolat McCarthy » les salons de la Monnaie de Paris en chocolaterie, d’où sortaient à la chaîne des Pères Noël à plugs anaux… (Est-ce grâce à Chiarra que La Monnaie de Paris aujourd’hui ne veut plus entendre parler d’art contemporain?) Groupie des stars du financial art comme McCarthy ou Lévêque, elle peut déclarer sans aucune vergogne: « il faut à tout prix rappeler que toute création a une valeur supérieure et magique, loin de toute question de marché… » Ben voyons Ginette !

Une lourde tache: intéresser les Lorrains à l’art contemporain

Une question: va-t-on pouvoir, avec Chiarra Parisi, redresser la fréquentation catastrophique de l’appendice pompidolien lorrain ?

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Les politiques locaux de tous bords gratifient l’établissement de la coquette allocation de  15 millions d’euros par an, répartis entre ville de Metz, agglomération et région, en annonçant effrontément le chiffre de 330 000 visiteurs par an… Un mensonge probable, mais possible en ce pays du déni et de l’opacité en tous genres qu’est le dispositif institutionnel dédié à l’art dit « contemporain ».

Un ami informateur local me dit « J’y suis allé deux fois cette année avec des amis, un dimanche d’avril et un dimanche de juillet… j’ai pu alors estimer le public entre 100 et 200 personnes. Le lundi de la Pentecôte, il y a eu 2 entrées payantes d’après une personne employée du Centre que je connais… Si tu retires 52 jours de fermeture mini et des périodes d’installation d’expo, mon calcul donne: 200 x 300 = 60000 … et encore et je suis généreux en prenant une moyenne haute de 200 visiteurs par jour. » Ce qui nous fait tout de même 250 euros le coût unitaire du visiteur… qui, à 80% n’est même pas du coin. Autrement dit, ce sont les citoyens lorrains qui paient pour les cultureux parisiens.

Phil Donny appelle à la révolte

On s’attend donc à un puissant mouvement de révolte des artistes locaux menés par Phil Donny et son collectif de résistance à cet art contemporain produit ahurissant de la collusion entre la haute bureaucratie culturelle d’ Etat et la haute finance internationale destructrice de la biodiversité. Souhaitons que les écolos s’y joignent car il sont là en plein dans leur sujet. Il faudrait aussi que les insoumis comprennent que cet art est une émanation du grand capital afin de soumettre les classes laborieuses par la terreur intellectuelle.

Je vous joins une image éloquente de l’exposition actuelle au Pompidou-Metz, de Rebecca Horn: une star parmi d’autres du financial art international et de la fraquerie française…

 

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Artiste et critique d’art, Nicole Esterolle anime le blog Le Schtroumpf émergent.
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