Si la réalité dépasse parfois la fiction, c’est que la fiction précède souvent la réalité. La littérature prévoit l’avenir. Cette chronique le prouve.


Il n’est pas étonnant que la fermeture des bistrots ait été vécue comme l’une des conséquences les plus violentes de l’épidémie et qu’on ait pu recueillir autant de témoignages de sainte colère comme celui de Loïc Bouchet, cafetier à Nantes, dans Ouest France : « Je suis en train de crever à petit feu. » La clientèle aussi, si l’on en croit La Voix du Nord, qui a déniché en plein confinement un bistrot clandestin où les consommateurs buvaient dans un silence religieux. Déjà, bien avant le Covid, les bars étaient une espèce en voie de disparition : « En 2015, on ne comptait plus que 36 176 bars dans le pays. Deux fois moins qu’en 1970 », nous apprend France Bleu. Dans ce contexte, l’épidémie ressemble plus à un coup de grâce qu’à un coup du sort.

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Cette disparition programmée ne peut que nous rappeler, en ce mois de novembre dont le troisième jeudi voit revenir le Beaujolais, le délicieux roman de René Fallet, Le Beaujolais nouveau est arrivé, qui date de 1975. L’action se déroule dans un trocson de

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Novembre 2020 – Causeur #84

Article extrait du Magazine Causeur

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