Deux événements particulièrement atroces se sont déroulés entre fin mai et début juin. À Miami, un homme nu s’est jeté sur un SDF pour lui dévorer le visage. La police a dû utiliser toute sa puissance de feu pour l’abattre, l’homme continuant sa besogne malgré les balles qui le frappaient. Ensuite, dans le New Jersey, un autre homme, que la police venait arrêter chez lui, a menacé de s’éventrer avec un couteau de cuisine. Non seulement, il l’a fait, mais il s’est ensuite défendu en lançant sur les assaillants des morceaux de ses propres intestins.

Décrits avec la brutalité de dépêches d’agence, ces faits divers provoquent le même effroi et le même écœurement que le cinéma gore américain, né au début des années 1960. Le genre a donné quelques chefs-d’œuvre qui, au-delà des sensations fortes recherchées par un public essentiellement adolescent, relèvent de la critique sociale.

Vous venez de lire un article en accès libre.
Causeur ne vit que par ses lecteurs, c’est la seule garantie de son indépendance.
Pour nous soutenir, achetez Causeur en kiosque ou abonnez-vous !
Lire la suite