Guerre en Iran. « C’est une guerre que nous n’avons pas choisie. Notre action et les appuis que nous apportons restent entièrement défensifs. Quant aux bases situées sur notre sol, la France a exigé qu’aucun des avions ravitailleurs qui y stationneraient ne participe à des opérations menées en dehors du droit international. Elle en a obtenu la garantie complète », affirme Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement. S’ils ne rejettent pas l’atlantisme et le sionisme avec autant de virulence que les lfistes ou Dominique de Villepin, bien sûr, les macronistes, en refusant de prendre leur part dans la guerre, finissent selon notre chroniqueur par faire preuve d’une certaine bienveillance à l’égard d’une pensée totalitaire.
Emmanuel Macron ne viendra pas au secours des Iraniens opprimés. Le terrorisme des ayatollahs tétanise le matamore de l’Elysée.
L’assaut israélo-américain lancé le 28 février contre la dictature apocalyptique des mollahs laisse voir la peur du président d’affronter semblablement le totalitarisme du XXIe siècle.
« Une guerre que nous n’avons pas choisie »
L’ennemi s’est pourtant introduit également en France. Cependant Macron juge plus valorisant de jouer à la guerre nucléaire avec la Russie de Poutine. Hier, dans le JDD, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réaffirmé le refus français d’ouvrir les bases militaires aux avions de chasse américains : position identique à celle de l’Espagne du socialiste Pedro Sanchez, qui « sauve l’honneur de l’Europe » selon Dominique de Villepin (BFMTV, dimanche). Ce dernier, exalté par son rejet de l’atlantisme et du sionisme, en est à souhaiter l’échec du duo Trump-Netanyahou.
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« C’est une guerre que nous n’avons pas choisie », explique pour sa part le gouvernement en retrait. La violation du droit international est l’autre argument des défaitistes. Il est celui des « pacifistes » qui donnent raison à un régime théocratique qui, depuis 47 ans, tue son peuple quand il se révolte, les femmes en première ligne. En France, la communication officielle insiste sur les efforts, logistiques et militaires, mis en place pour protéger les Français au Moyen Orient. C’est bien le moins. Mais rien n’insupporte plus Macron, et les antisémites de tous bords, que le courage du petit Etat d’Israël (10 millions d’habitants) à se débarrasser une fois pour toute du nazislamisme, qui a juré sa perte et celle du Liban.
L’Occident est la prochaine cible. Pourtant, ce totalitarisme renaissant recueille beaucoup de bienveillance. Elle est d’abord la marque de l’extrême gauche communiste, qui a pactisé avec l’islam anti-occidental. Toutefois, ce monde manichéen attire aussi les faibles et les paresseux.
Gamineries
Ils sont pléthore parmi les « élites » françaises. Celles-ci s’horripilent de voir deux dirigeants du monde libre – Trump et « Bibi » – oser défier par les armes l’obscurantisme djihadiste qui fait trembler les pleutres. Or l’islamisme est rejeté par le peuple iranien, lui-même musulman de tradition à commencer par l’ancien shah. En fait, Macron a gardé une fascination d’adolescent rebelle pour la pensée stalinienne. Lors de son intervention du 3 mars il avait exposé sur son bureau un épais recueil des œuvres de Pablo Neruda (Résidence sur la terre), avec un visible marque-page suggérant une lecture quasi-complète. Il se trouve que j’ai eu comme ami cher, aujourd’hui disparu, le poète franco-uruguayen Ricardo Paseyro, qui fut son adjoint alors que Paseyro était lui-même jeune communiste débarquant en France.
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Ayant vite coupé avec le PC, il ne cessa de dénoncer par la suite « Le mythe Neruda » (Cahier de l’Herne, 1965) en reprochant notamment au prix Staline (1952), puis au prix Nobel, ses odes soviétophiles dont son « Staline, plus savant que tous les hommes ensemble ». Paseyro a expliqué[1] que Neruda se faisait payer ses poésies au nombre de lignes, ce qui explique que les vers de Chant général (568 pages), qui compose en partie le livre de Macron, sont « débités en tranches de trois ou quatre mots pour s’achever sur un ridicule A mon Parti ». Comment l’admirateur d’un homme faux peut-il avoir un jugement clair sur le monde ?
Toutes les circonstances sont aggravantes: Mémoires politiques et littéraires
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[1] Ricardo Paseyro, Toutes les circonstances sont aggravantes, le Rocher, 2007




