Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell se révèle être un piètre maître chanteur
Le 9 février 2026, Ghislaine Maxwell a comparu par visioconférence devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants sans prononcer un mot.
Par la voix de son avocat, l’ex-compagne de J. Epstein a affirmé être prête à « parler complètement et honnêtement » à condition d’obtenir une grâce. Elle se disait notamment disposée à témoigner que ni Donald Trump, ni Bill Clinton n’étaient coupables d’actes répréhensibles. En matière de chantage, il semble qu’on ait vu mieux. Donald Trump peut en effet déjà se considérer comme blanchi par cette seule proposition : « Vous voyez bien que je suis innocent, elle le dit elle-même. » Quel intérêt supplémentaire aurait-il à accepter de la gracier ? Bien au contraire, on lui reprocherait désormais la clémence dont bénéficierait la complice du Diable, dans le seul but de concrétiser cette disculpation. Si elle s’était contentée de promettre publiquement toute la vérité sur les puissants mouillés dans l’affaire, tout en s’engageant discrètement à blanchir Trump, peut-être aurait-elle augmenté ses chances de parvenir à un accord avec la justice américaine. À ce stade toutefois, la Maison-Blanche n’a ni accepté, ni officiellement rejeté l’offre. Elle maintient un suspense calculé, suggérant que la grâce ne sera accordée que si Maxwell livre des informations « explosives » et véridiques. Notamment celles qui serviraient le récit politique de l’administration actuelle.




