Depuis trois mois, la guerre du hashtag embrase Twitter. Hashtag ? Pour les non-initiés, c’est le petit morceau de phrase tout boudiné, précédé du symbole dièse et si possible comique, qu’on rajoute à la fin de son message pour expliquer de quoi on cause. Un hashtag au hasard : #Jaisurvécuauxsoldeschezgap ou encore le fameux #vdm, (pour « vie de merde ») qui conclut immanquablement le message de lamentations en 140 signes maximum qui raconte ses ennuis dans le RER B ou à la caisse de Castorama un samedi à 19 heures.

Mais avec le lancement de la campagne que vous savez, de nouveaux hashtags, dénués de toute prétention comique mais lourds de charge citoyenne, ont fait leur apparition sur le réseau. Des hashtags genre #FH2012, #Sarkoçasuffit, #Sarko2012 – j’imagine que les bayrouistes et les mélenchoniens en ont des rien qu’à eux, comme autrefois les jusquauboutinistes ou les morinvingiens. Twitter, on nous l’a assez répété, s’était invité au cœur de la présidentielle…
 

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