Au Royaume-Uni, le débat sur le genre s’est transformé en guerre culturelle. Comme le démontre Douglas Murray, la cause transgenre est instrumentalisée pour attaquer la biologie et le vieux patriarcat moribond. Sans même épargner les enfants.


Aussi inconcevable que cela semble, nous sommes en train d’adopter une conception totalement différente de l’être humain sur les plans médical, juridique, politique, pédiatrique et procréatif, non seulement sans consulter très largement l’opinion publique, mais de surcroît sans faire intervenir toutes les sources d’information pertinentes.

Qu’est-ce qu’un homme ? Qui a le droit de s’appeler une femme et d’assumer la condition féminine ? Qui peut prétendre au titre de mère ou de père ? À partir de quel âge les enfants peuvent-ils décider de changer de sexe ou de genre ? Quelles sont les conséquences à long terme des traitements requis par ce changement ? À ces questions fondamentales, certains militants influents prétendent apporter des réponses définitives en l’absence de toute forme de dialogue apaisé. En France, pays pour l’instant relativement épargné par ces problématiques, on a pu ironiser là-dessus, on se gausse volontiers des dernières lubies des cultures anglo-saxonnes. On a tort. À trop railler, on ne fait qu’éluder un débat qui est en train de se transformer en une véritable guerre culturelle. Dans son dernier livre, dont le titre signifie littéralement « la folie des foules [1] », le Britannique Douglas Murray démonte patiemment les mécanismes de cette terreur idéologique qui entrave toute discussion des identités de genre et

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Mars 2020 - Causeur #77

Article extrait du Magazine Causeur

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