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Toulouse: mais que faisait l’homme qui a armé Merah dans la nature?

Un très inquiétant laisser-aller

Toulouse: mais que faisait l’homme qui a armé Merah dans la nature?
Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Il a aidé Merah, il devait être expulsé vers l’Algérie, mais ne respecte pas son contrôle judiciaire.


L’Algérien Fettah Malki était donc dans la nature ! Libre d’aller et venir dans la ville rose ? En théorie, il n’en avait du moins pas tout à fait le droit, car il restait placé sous contrôle judiciaire et aurait dû rester chez sa mère… C’est que les juges français ne plaisantent pas !

Condamné en 2019, le sinistre personnage avait fourni l’arme et le gilet pare-balles utilisé par le terroriste islamiste Mohamed Merah – lequel avait, on s’en souvient, déclenché le plan Vigipirate rouge écarlate en 2012, et tué sept personnes, dont trois enfants.

De source policière, on apprend que les policiers ont finalement appréhendé Malki mercredi soir dans le quartier des Izards, où son passé de délinquant est notoire et son amitié avec Abdelkader Merah bien connue du voisinage (Abdelkader est le grand frère de l’épouvantable famille, toujours sous les verrous, lui). Malki, âgé de 38 ans, avait été condamné à 10 ans de réclusion en 2019 (en première instance, il avait été condamné à 14 ans), mais le voilà déjà sorti de prison. Les juges estiment qu’il ne savait rien des projets terroristes de Merah. 

Une fois libéré en août, il a été transféré au centre de rétention de Cornebarrieu (31), en vue d’une expulsion vers l’Algérie. Seulement, même notre futur président Arnaud Montebourg se refusant à mettre la pression financière sur les pays récalcitrant à reprendre leurs ressortissants, cela ne se passe pas comme prévu. Comme l’expulsion n’a pas lieu, le voilà libre et placé sous contrôle judiciaire. Et c’est uniquement parce qu’il ne respectait pas ledit contrôle que les policiers sont allés l’arrêter. Mercredi, l’homme tentait de récupérer son enfant et de rejoindre sa compagne. Il avait demandé à la justice de séjourner chez elle. Implacables, les magistrats auraient refusé. 

Nous avons donc, dans notre bon pays, un délinquant condamné pour association de malfaiteurs, ayant soutenu le terrorisme (à son corps défendant, parait-il), qui ne purge pas la totalité de sa peine et est sommé de quitter le pays, et qui se retrouve dans la nature. Un peu fort de café. Résultat des courses : notre champion du jour sera rejugé lundi prochain. Ça devrait barder.


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