Bernie Sanders, en février dernier, dans le Colorado (Photo : SIPAUSA30143338_000015)

Au cours de la campagne présidentielle de 2008, Sarah Palin, la colistière du candidat républicain, John McCain, a accusé Barack Obama de vouloir « expérimenter le socialisme. » Elle espérait ainsi décrédibiliser son rival démocrate en l’associant à une idéologie considérée comme infamante parce que foncièrement étrangère à l’esprit américain. Cette manœuvre n’a pas porté ses fruits, mais elle montre combien l’étiquette « socialiste » est considérée comme un handicap outre-Atlantique. Et pourtant, huit ans plus tard, l’un des deux candidats à l’investiture démocrate, Bernie Sanders – celui qui a battu la très célèbre Hillary Clinton dans le New Hampshire et la talonne dans les sondages nationaux – ne craint pas de se déclarer socialiste démocrate. Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’un gauchiste invétéré comme le sénateur du Vermont puisse en imposer à celle qui aspire à être la première candidate féminine à la présidence des États-Unis ?

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Jeremy Stubbs
est universitaire, écrivain, consultant.Président des Conservateurs britanniques de Paris.
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