Le Printemps des poètes est mal en point. Le ministère de l’Éducation a réduit sa subvention, soit un manque à gagner de 60 000 euros. Cette manifestation qui avait survécu à dix ans de droite (bornée, brutale, ignare) se voit menacée par la gauche, ontologiquement amie, comme chacun sait, de l’art et de la culture. Je comprends l’amertume de ceux pour qui elle était une occasion de faire connaître leurs travaux, et de son architecte, mon amical confrère Jean-Pierre Siméon. Nous n’aurons bientôt plus que la RATP pour nous fournir, entre « SOS Malus » et « Yes, I speak business english ! », quelques lambeaux niais ou pompeux de ce qu’elle juge être la poésie.

*Photo : L’imaGiraphe (en travaux).

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